Farah Alibay est d’abord connue pour ses accomplissements scientifiques en tant qu’ingénieure spatiale, ayant contribué de manière significative au projet du robot Perseverance. Convaincue que la science a le pouvoir de nous fasciner à tout âge, elle nous entraîne avec Najma dans les étoiles, son premier roman jeunesse, dans un voyage captivant où la science rencontre la fiction. À travers les yeux de Najma, une jeune adolescente fonceuse et curieuse, le lecteur découvre le quotidien d’une héroïne qui se sent parfois étrangère sur sa propre planète. Embarquée dans une aventure hors du commun à bord de la navette spatiale familiale, Najma parcourra des milliers de kilomètres, la tête dans les étoiles, à la découverte de mondes insolites. C’est en explorant ces univers inconnus qu’elle finira par comprendre sa place sur cette bille bleue qu’elle appelle sa maison.
Najma dans les étoiles retrace le voyage d’une jeune fille en quête de sa destinée à travers les galaxies. C’est également une épopée riche en rebondissements, jalonnée de découvertes fascinantes et d’explications scientifiques sur des thèmes tels que les exoplanètes, la photosynthèse, la zone Boucles d’or, etc. Pourquoi avoir décidé d’intégrer une dimension documentaire au roman?
J’ai toujours aimé les livres et les films de science-fiction qui essaient de ne pas trop briser de lois de la physique. Vous vous souvenez peut-être de Seul sur Mars ou d’Interstellaire, par exemple. Amener de vraies théories scientifiques dans une œuvre de fiction enrichit, à mon avis, son impact. Comme ma mission personnelle est de vulgariser la science, et de montrer que ça peut être intéressant (et pas si difficile à comprendre que ça!), c’était important pour moi d’amener cet aspect éducatif dans ce livre. Alors, bien qu’il y ait plein d’éléments fantastiques (comme un sextant qui peut plier l’espace-temps…), j’ai essayé de garder le plus possible d’aspects réalistes dans le livre. Les lecteurs peuvent facilement discerner les vrais termes scientifiques visuellement dans le livre : ils sont encadrés dans des cercles colorés pour bien leur indiquer la différence entre la science et la fiction!
Tout au long de son exploration intergalactique, Najma va croiser la route d’univers irréels qui la propulseront à mille lieues de son quotidien terrestre. Pourtant, elle découvrira que ces planètes étrangères, bien que séparées par des milliers de kilomètres de sa planète d’origine, sont soumises aux mêmes débalancements que les écosystèmes terrestres. Pourquoi était-il important d’inclure ce parallèle dans l’histoire?
Une des grandes raisons pour lesquelles les humains explorent les fins fonds de l’espace, c’est pour comprendre leur propre place dans l’univers. La plus grande découverte que j’ai faite en travaillant dans ce domaine, c’est que notre planète est extrêmement spéciale : les humains sont parfaitement adaptés à son fragile écosystème. Les planètes Mars et Vénus, par exemple, il y a des milliards d’années, auraient pu ressembler à la Terre, mais elles ont toutes les deux subi un destin très différent de celui de notre planète. Dans ce livre, je voulais explorer cette idée de balance écologique sur d’autres planètes; d’un côté pour me permettre d’imaginer des mondes très différents du nôtre, mais où ses habitants seraient eux aussi adaptés à leur propre planète, mais aussi pour laisser Najma apprendre la même leçon que moi sur la fragilité et la beauté de notre propre planète, au travers de ses fantastiques voyages.
Photo : © Rachael Porter
Illustrations tirées de Najma dans les étoiles (Petit Homme) : © Jeremy Tabor














