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Le don

Kristina Gauthier-Landry a un don, oui, celui de transformer les mots en autant de petits miracles. Elle arrive à dire la vie, l’amour et toutes les nuances entre les deux avec des phrases si belles qu’elles embrument les yeux. Et elle nous livre ici, dans une langue fougueuse et sublime, un récit étincelant d’amour, celui d’une femme impétueuse qui a appris à crier et à tracer son chemin grâce à cette autre femme, sa mère, plus discrète, plus effacée, qui lui a laissé toute la place et donné tout l’amour du monde pour qu’elle puisse exister, forte et libre. Cette même fille offre aujourd’hui à sa mère une voix et une histoire. Un récit d’une beauté renversante qui s’est logé en moi et que je porterai longtemps.

Angélique de Montbrun

C’est en rajoutant un peu de « Q » et en retournant quelques « N » qu’Angéline devient Angélique. Elle nous introduit dans son intimité (presque littéralement) à travers ses correspondances et son journal intime. La réécriture de ce classique québécois du quasi même nom nous téléporte dans un Québec du XIXe siècle drôlement avant-gardiste et dévergondé. Assez fidèle à la version originale, l’histoire est restylée de manière plus crue et provocante qui, malgré tout, cache un message féministe fort, ce qui crée un paradoxe plaisant pour le lecteur qui est immergé dans une époque où ces enjeux étaient embryonnaires. Par pitié, laissez-vous tenter par ce délicieux et juteux roman psychoérotique, vous en sortirez changé!