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Cindy_16

Écrire, c’est revenir. Comme venir une deuxième fois, revenir à la maison, au bercail, au seuil. Mais revenir, c’est repasser au même endroit, sur le même temps, c’est ressasser, retracer, et pourtant il faut avancer quand même, il nous l’avait dit dans le premier livre, et il le redit dans le deuxième, et voilà il faut avancer. Écrire, c’est se recomposer, qu’il nous dit Louis-Daniel Godin, écrire, c’est le chapitre qui vient après celui où on s’est décomposé, qu’il nous dit Louis-Daniel Godin. Et voilà qu’on lit un livre d’une ingéniosité exquise et terrifiante, un nouveau livre qui redemande si le compte est bon, qui redemande à la littérature de tenir les comptes, de tenir bon, entre l’air et l’eau, entre le vrai et le faux. Il fait ça, le livre, il brûle, il montre l’immense talent d’un auteur à la bouche ouverte, la bouche ouverte de ce qu’on perd pour ne pas cicatriser.

N’oublie pas les étoiles

À la suite d’un événement tragique, Nathan décide de repartir à zéro en déménageant à Québec. Florence quant à elle se sent perdue dans sa relation amoureuse avec Julien, qui est aussi son collègue de travail. Un soir dans un bar, Florence se livre à un bel inconnu sans se douter que celui-ci deviendra son nouveau patron. Sur un fond de politique, ce roman tout en douceur met en lumière la reconstruction de soi et le temps à prendre pour guérir ses blessures, le sentiment déchirant de devoir prendre des décisions malgré la peine que ça peut causer et l’importance de ne jamais s’oublier par amour.