À surveiller
Le fantôme qui voulait exister
François Gravel et Iris Boudreau (Comme des géants)
C’est bien connu, un fantôme, c’est translucide et surtout, ça n’existe pas vraiment. Et comme tout ce qui est inexistant, il habite le grand nulle part; une plaine infiniment ennuyeuse où tout ce qui n’a pas été inventé vient s’échouer. Mais ce fantôme n’en pouvait plus d’être un petit rien insipide. Il avait un rêve fou : celui d’exister! Cet album délicieusement absurde illustre de belle façon cette capacité infinie que nous avons de rêver et notre besoin irrépressible d’exister à la hauteur de nos ambitions. Dès 5 ans
Le mauvais coup
Danielle Chaperon et Mirabolle (La courte échelle)
Léonie se réveille avec une folle envie de jouer un mauvais tour. Si elle surprend son papa avec son klaxon, le fera-t-elle s’agripper aux plus hautes branches du sapin? Et s’il atteint le sommet de l’arbre, le condor viendra-t-il le déloger de son perchoir? Et si l’oiseau n’a plus assez de force dans ses talons, le déposera-t-il sur le sol ou au milieu de l’océan? Et si, en définitive, la seule limite à ce mauvais tour était son imagination? Dès 4 ans
Juste là dans nos mains
Vincent Bolduc et Jimena Aragones Rossetto (Dent-de-lion)
Les mains de Soya et de son papa s’agitent au rythme de leurs émotions. Celles de Soya griffent l’air, imprévisibles et indomptables, tandis que celles de papa s’alourdissent et le plongent dans des profondeurs déprimantes. Aux limites de ce ballet gestuel, deux solitudes ont besoin de renouer pour s’apaiser. C’est une exploration inédite des émotions qui nous est proposée dans cet album qui, avec une délicatesse toute poétique, nous rappelle l’importance de tendre la main pour calmer les tempêtes. Dès 6 ans
Ma langue fleurie
Simon Boulerice et Marianne Ferrer (Fonfon)
Un album comme une ode à la douceur : celle qui nous enveloppe dans les bras de ceux qu’on aime, celle qui nous allège lorsque l’on s’autorise une gâterie qui sent bon le sharpie tout neuf et celle que l’on se doit à soi-même et aux autres, même lorsque l’on commet une erreur. Comme quoi, telle une fleur qui s’épanouit dans une craque de béton, tous les petits riens de la vie sont une bonne raison pour faire fleurir sa créativité, son empathie et sa gentillesse. Dès 8 ans
Votez pour Lepire
Dylan Hewitt (Monsieur Ed)
Régis Lepire a une certitude dans la vie : celle d’être le meilleur. En quoi? En tout! Et puisqu’il est le meilleur des meilleurs, rien de plus normal pour lui que de devenir le chef. Page après page, à grands coups d’exagérations et de promesses extravagantes, Régis essaiera de convaincre petits et grands lecteurs de sa supériorité écrasante tout en ne réussissant finalement qu’à mettre au jour tous ses défauts, et ce, avec panache! Dès 3 ans. En librairie le 18 septembre
Najma dans les étoiles
Farah Alibay et Jeremy Tabor (Petit Homme)
Najma, extraterrestre sur sa propre planète, prend une décision radicale après une énième dispute avec ses parents : elle s’échappe à bord de la navette spatiale familiale, déterminée à trouver sa place dans l’Univers. Chaque étape de son périple à travers l’infinité cosmique lui offrira l’occasion d’apprendre les lois de la physique qui régissent ces mondes fabuleux tout en lui donnant l’opportunité de considérer sa Terre natale sous un autre œil. Dès 8 ans. En librairie le 9 octobre
Opération fleur de nuit
Laura Doyle-Péan et Maylee Keo (Kata éditeur)
Max, jeune non binaire, et ses ami.es décident de mener une enquête lorsqu’ils constatent le déversement excessif de déchets dans la ville durant la nuit. Déterminés à agir malgré l’inaction des autorités, ils lancent une opération militante baptisée « Opération Fleur de nuit ». La seule chose qu’ils n’avaient pas prévue est que cette initiative pour protéger l’environnement les conduirait à dépister les secrets d’une entreprise polluante et de son mystérieux gardien. Dès 8 ans. En librairie le 23 septembre
Fatigué mort
Marc-André Dufour-Labbé (Leméac)
Sam, 16 ans, a l’impression d’avoir vécu une multitude de vies, toutes plus désolantes les unes que les autres. Au bout du rouleau, sans repères et sans argent, il se raccroche à sa seule bouée de sauvetage : son patron, Mario. Malheureusement pour lui, cette connexion qu’il croyait salutaire l’entraînera encore plus profondément dans les difficultés, précipitant sa chute alors qu’il croyait avoir déjà touché le fond du baril. Dès 14 ans. En librairie le 25 septembre
Tout ce que je déteste à propos de moi (t. 1)
Audrée Archambault (Les Malins)
Félixe entame son secondaire 2 dans une nouvelle école, déterminée à repartir de zéro après une année complète d’intimidation. Son objectif : se fondre dans le décor. Et pour ce faire, rien de mieux comme bouclier social que se plonger dans son carnet d’écriture. Elle avait tout prévu pour ne faire aucune vague, sauf peut-être s’apercevoir que le nouveau best-seller dont tout le monde parle ressemble à s’y méprendre à son propre manuscrit. Résolue à identifier la voleuse, Félixe commence son enquête tout en essayant désespérément de rester dans l’ombre. Dès 9 ans. En librairie le 18 septembre
Collège des mystères (t. 1) : Les orphelins de casier
Édith Girard (Québec Amérique)
Rien ne semble pouvoir brusquer le calme immémorial du collège Sainte-Hubertine. Et pourtant, il suffisait que cinq adolescents ouvrent tour à tour leur casier pour y trouver d’étranges reliques et pour qu’une suite d’événements inexplicables viennent dévoiler l’inquiétante réalité dissimulée derrière les murs vénérables de l’école. Et si la clé de l’énigme se dissimulait dans les pages poussiéreuses des contes et légendes? Dès 12 ans
Ajuster la douceur du regard
À l’époque où une multitude de retouches numériques filtre la diversité si précieuse des corps au profit d’une uniformité dommageable, l’impératif de développer une image corporelle positive dès le plus jeune âge n’aura jamais été plus critique. Pour l’autrice Vashti Harrison, c’est d’abord par les mots que l’on choisit d’apposer sur soi et sur les autres que l’on peut faire toute la différence. Dans son album intitulé Grande (Scholastic), elle raconte le quotidien d’une fillette que l’on a toujours qualifiée de plus grande que son
âge. Effectivement, tout était plus grand chez elle : sa taille, son cœur, son rire, ses rêves. Être grande était sa force jusqu’au jour où, incapable de s’extraire de la balançoire, elle voit cet adjectif adoré se trouver sali par le regard d’autrui. Se sentant prisonnière de ce corps gonflé par la honte, elle fera un choix déterminant, celui de redonner la lourdeur gênante de ce mot à leurs propriétaires et de s’aimer telle qu’elle est. Cette même leçon d’acceptation est inculquée dans le magnifique album Un visage est un poème de Julie Morstad (La Pastèque). L’autrice invite ici son lecteur à une contemplation poétique de son propre visage pour en admirer tous les éléments, des yeux à la bouche, en passant par les rides et autres marques du temps qui le rendent unique. Embrassant d’un regard tendre ce qui nous distingue et surtout ce qui nous lie comme êtres humains, cet album est une ode au corps allié et à tous ces morceaux parfaitement imparfaits qui nous composent.
À bas les préjugés!
La littérature jeunesse a fait de grandes avancées. Plus tout à fait bleu ou rose, les grands méchants loups qui peuplent ses pages sont beaucoup plus émotifs qu’auparavant et les princesses n’ont plus la fragilité des demoiselles en détresse. Mais certains préjugés ont la vie dure, comme ceux que l’on réserve aux reptiles monstrueux. On pourrait croire qu’à
cause de leur taille incroyable, ils n’aiment rien de plus que détruire des villes entières. Mais Jean-Rex vous le dira, c’est difficile d’être perçu comme un reptile sensible et cultivé lorsque tout ce qu’on attend de vous est de faire peur. Découvrez ses (més)aventures dans Jean-Rex de Joaquin Camp (Les 400 coups), un album au format délicieusement hors norme. Imaginez maintenant que vous êtes lundi; la pire journée de la semaine. En plus de sonner le glas des congés, lundi n’a pas l’énergie d’un milieu de semaine comme mercredi ou la cote comme vendredi. Blessée par toutes ces critiques, elle décide de sauter sa journée. Mais sans elle, mardi arrive trop rapidement, jeudi n’a pas le temps de se préparer et samedi est déjà tout essoufflé. Se pourrait-il que tous les jours, aussi mal-aimés soient-ils, aient leur utilité? Apprenez à apprécier le début de la semaine avec l’album Lundi de Lucy Branam et Kevin M. Barry (Scholastic).
Faire un avec la nature
La nature est une force indomptable. Mais au-delà de ses sautes d’humeur titanesques, elle est également une entité nourricière et protectrice pour nombre de créatures, magiques ou non, qui ont élu domicile sous sa canopée. C’est le cas notamment d’une petite elfe nommée Lune qui, à la veille d’un concert, égare sa flûte. Le lecteur suivra son enquête dans l’album intitulé Sur les pas de Lune, de l’autrice et illustratrice Jasmine Mirra Turcotte (Bayard Canada). Alors qu’elle escalade la cime des plus hauts champignons à la recherche
de son instrument disparu, elle verra l’occasion de visiter un univers fourmillant de détails délicats où les troncs d’arbre évidés deviennent des salles de musique à l’acoustique magistrale et où les terriers des mulots renferment des trésors insoupçonnés. Dans l’album Willow et Bunny de l’autrice et illustratrice Anitra Rowe Schulte (Kaléidoscope), un petit lapin trouvera refuge sous les branches protectrices d’un grand saule. Au fil des saisons, l’animal grandit près de son ami, devenant plus fort et plus confiant. Mais lorsque l’orage frappe, endommageant durablement l’arbre, c’est à son tour de prendre soin de son gardien. Au cœur de cet album, l’amitié, l’espoir, la force de la communauté et l’altruisme rayonnent dans une histoire qui fait prendre conscience de la relation symbiotique existant entre la nature et ceux qui l’habitent et en prennent soin.
L’essentiel est invisible pour les yeux
Au début, il y avait une simple plante verte pleine de vie. On commanda un pot et de la terre pour qu’elle puisse grandir en santé. Mais sur la page du fleuriste, une publicité attire l’attention. En plus du pot, pourquoi ne pas se procurer un bureau, une chaise et des lampes? Et une fois ces essentiels achetés, pourquoi ne pas s’offrir quelques babioles à
paillettes et une machine à slush chromée? Alors que le ballet des livraisons s’accélère, les boîtes vides prennent tranquillement la place de la plante que l’on a tant aimée. Attention, fragile, un album sans texte signé Liliane Boucher, Jean-François Guilbault et Vigg (Bayard Canada), illustre avec humour les étourderies propres à notre société de consommation qui, engourdie par les excès, vient à oublier l’essentiel. De l’essentiel, il en est justement question dans l’album Te souviens-tu? (Comme des géants). Blottis dans le lit de leur nouvel appartement, une maman et son fils échangent leurs souvenirs préférés. Si certains sont lumineux et sucrés et que d’autres sont plus étonnants et embaument l’orage, chacun renferme cet être aimé parti trop tôt. Et bien que la maison où se sont forgés ces souvenirs soit maintenant loin, la maman et son garçon sont prêts pour un nouveau départ à la fois doux et triste. Par une suite de petites vignettes, l’auteur et illustrateur Sydney Smith nous offre une méditation sensible sur la nécessité de chérir la mémoire de nos disparus pour avoir la force de se projeter vers l’avenir.
La force de la différence
Dans le but de promouvoir des valeurs telles que la solidarité, la tolérance et le respect de la différence, la littérature jeunesse met en scène des personnages dont le handicap n’est pas présenté comme un manque, mais bien comme une caractéristique. C’est le cas du narrateur dans l’album Un matin dans mon univers, écrit par Marjolaine Beauchamp et
illustré par Virginie Egger (Boomerang). Vivant avec la paralysie cérébrale, notre héros nous raconte la réalité de son quotidien semé d’embûches, mais qui n’est pas moins rempli de bonheur. Parce qu’être polyhandicapé, c’est avoir des rêves et des passions, c’est ressentir l’amour de sa famille et être aimé pour qui l’on est vraiment, comme tous les autres enfants. Ces histoires aident également à saisir que le handicap n’est pas un frein à la réussite. Bien au contraire! Dans l’album Satomi et le souffle de vie, de l’auteur et illustrateur Sissi Briche (Sarbacane), on rencontre Satomi qui rêve de devenir archère malgré la cécité qui l’empêche de repérer sa cible. À l’aide d’un petit yokaï malicieux et d’une bonne dose de persévérance, elle prendra tranquillement confiance en elle et osera même s’inscrire au grand concours de kyudo. Pourra-t-elle se mesurer aux plus grands maîtres du Japon? Ce qui est certain, c’est que son handicap ne l’empêchera pas de tenter sa chance et qu’il s’agit d’une victoire en soi.
Tirer des leçons pour repenser le monde
Entre les catastrophes climatiques, les tensions politiques et les injustices, le besoin de faire table rase et de repenser le monde se fait sentir jusque dans les pages des albums jeunesse. Mais avant de reconstruire, ne serait-il pas plus sage d’essayer de comprendre et d’établir les leviers requis pour maintenir le cap vers un avenir meilleur? C’est ce que
propose l’autrice et comédienne Eve Landry dans son album J’imagine (Édito). Inspirée par ses conversations avec ses deux enfants, elle explore des thèmes universels comme la guerre et l’environnement en prenant bien soin que ce dialogue entre petits et grands souligne l’avantage crucial de l’entraide pour surmonter les difficultés. La fable L’homme qui écoutait chanter l’oiseau de Christian Merveille et illustré par Valeria Docampo (Alice jeunesse) nous transporte pour sa part dans un royaume sous le joug d’un roi tyrannique. Un jour, un homme résiste à l’ordre royal de se coucher sur son passage, subjugué par le chant d’un oiseau au loin. La police utilisa tout son arsenal pour le casser : on l’emprisonna, lui coupa les yeux et les oreilles, mais rien n’y fit. L’homme continua à se tenir debout, fort de l’émotion que lui avait procurée le chant de cet oiseau; métaphore d’un monde plus juste.
Un soupçon de réalisme magique
Le réalisme magique se situe au carrefour des genres littéraires: pas tout à fait fantastique, mais pas entièrement réaliste. Ces œuvres laissent poindre un soupçon de surréel irisant le quotidien. Dans Un été de papier, de l’autrice Gabrielle Dubé (Boréal), Arthur tente de
tromper son ennui en cartographiant la campagne environnante. Mais quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur une société d’origamis magiques cachés dans les buissons derrière le dépanneur. Accompagné de Julie, une jeune fille de son âge, il passera le restant de son été à apprendre les rudiments de la magie sous l’œil attentif du mystérieux Baron de papier. La magie est également au rendez-vous dans les pages du livre Trouver la maison d’Océane Kitura Bohémier-Tootoo (Éditions Hannenorak). Cette histoire nous plonge cette fois-ci dans l’univers des contes et légendes du peuple inuit alors que Louisa, jeune Inuk de 9 ans, s’égare dans la toundra. Une fois arrivée au pied d’un inukshuk, elle se retrouve propulsée dans un univers fantastique où des créatures étranges l’aideront à retrouver sa maison et peut-être même le chemin vers sa voix, qu’elle a égarée depuis la disparition de sa mère.
Sport sous pression
Elle est loin cette époque où le sport était synonyme de performance à tout prix. La littérature jeunesse présente désormais des personnages qui s’engagent dans le sport d’équipe non seulement par passion, mais aussi pour développer des compétences pour approfondir leur connaissance de soi. Toutefois, ces jeunes athlètes doivent souvent
composer avec des pressions extérieures; ce qui permet au livre de s’éloigner de la simple représentation sportive et de creuser la psychologie des personnages. C’est le cas notamment d’Anthony, le héros du roman Le Grand Da Silva de Frédérique Dufort (Boomerang). Le jeune garçon se sent à l’étroit dans ce moule de joueur de soccer brave, intelligent, fort et populaire. Trouver sa voie alors que le vernis d’excellence craque sous les doutes constitue un défi. On retrouve cette même tension dans Terre de champions de François Bérubé, le nouveau titre des éditions Soulières en partenariat avec l’équipe de l’Océanic de Rimouski. Il met en scène le personnage de Zack Boucher qui, rêvant de hockey 24 heures sur 24, délaisse l’école et les devoirs, malgré les encouragements de son entourage, afin de chausser ses patins. Une rencontre déterminante avec un autre joueur de l’Océanic lui permettra de comprendre qu’il est possible de mieux répartir ses efforts pour vivre une vie plus équilibrée.
Les inclassables
Chaque rentrée littéraire propose son lot de petites pépites qui, par leurs formats ou leurs thématiques, ne rentrent dans aucune case prédéfinie. Les Éditions de la Bagnole proposent une de ces licornes atypiques avec Après le Bip : 10 messages laissés à qui veut bien les entendre. Ce collectif, sous la direction de Geneviève Morin, donne l’occasion à dix écrivains et écrivaines d’écrire un monologue conçu comme un message laissé sur un répondeur. Que ce soient des récits intimes, des anecdotes hilarantes ou des tranches de vie bouleversantes, les nouvelles de ce recueil ont pour objectif de créer un rapprochement dans cette époque où la technologie tend à nous isoler. Un autre bijou indéfinissable est L’histoire en vous de l’autrice Ruta Sepetys (Gallimard Jeunesse). Dans ce livre entre guide d’écriture et journal personnel, l’autrice, qui est connue pour ses romans historiques ambitieux basés sur des souvenirs familiaux, invite les apprentis écrivains à puiser dans leur vécu pour créer un récit percutant et intimiste. Conseils pratiques, outils et astuces en tout genre seront prodigués à tous ceux et celles qui ont une histoire à raconter.
Des romans adaptés aux envies des lecteurs
Être lecteur ne vient pas nécessairement avec l’envie de lire des pavés de 500 pages. Si vous êtes amateur des romans dont vous êtes le héros, les éditions Boomerang vous proposent un concept similaire campé dans un univers plus contemporain. Nos peaux de chagrin de l’écrivaine Véronique Pascale raconte l’histoire de Nico, un personnage grugé par
les doutes et l’anxiété malgré son apparente confiance. À la suite d’une décision irréfléchie qui met en péril sa santé mentale et physique, Nico doit faire un choix : reprendre sa vie en main et s’accepter tel qu’il est ou tout mettre en œuvre pour créer une nouvelle version de lui-même. Il ne prendra pas cette décision seul puisque c’est vous qui aurez le dernier mot. Choisissez la voie que Nico empruntera et continuez votre lecture pour en découvrir les conséquences. Et pour ceux et celles qui recherchent quelques frissons avec leur lecture, Énigme mortelle de l’autrice Émilie Ouellette (Bayard Canada) vous plongera dans une pièce sombre et sans fenêtre. Liam est enfermé, mais il n’est pas seul puisqu’ils sont quatre dans cette situation irréelle. Jusqu’au moment où les lumières s’éteignent et se rallument pour dévoiler trois visages terrifiés. Ils devront déterminer ce qui les lie dans ce cauchemar avant que la lumière s’éteigne de nouveau. À vous de lever le voile sur la clé de l’énigme dans ce court livre à deux vitesses. Choisissez la version allégée de l’histoire pour un aperçu ou plongez directement dans la version complète de ce suspense insoutenable.
Un tremblement d’idées
Il n’est jamais trop tard pour aiguiser son opinion à la lecture d’un documentaire qui défie ses perceptions. Dans le plus récent ouvrage de la collection « Radar » des éditions Écosociété intitulé C’est injuste!, les sociologues Amélie Chanez et Anne-Marie Le Saux
tentent de répondre aux questions suivantes : Pourquoi les changements climatiques n’ont-ils pas les mêmes effets sur tout le monde et pourquoi les populations marginalisées semblent-elles subir plus durement les impacts de cette crise? Répondre à ces interrogations, c’est réaffirmer le besoin d’équité en matière de justice climatique pour que nos stratégies d’adaptation à cet enjeu planétaire soient réellement efficaces pour tous. Salut ça va? Dialoguer pour prévenir les violences sexuelles, de Léa Clermont-Dion (Cardinal), s’attaque à un autre sujet central : la notion de consentement, qui est à la base des relations égalitaires. En plus de décortiquer certains concepts clés, de valider des questionnements auprès de spécialistes et de partager des témoignages de victimes de violence à caractère sexuel, cet essai encourage le dialogue entre jeunes et moins jeunes. L’objectif étant de permettre une discussion franche autour de ce thème délicat afin d’établir ensemble des solutions durables pour des relations humaines respectueuses.





















