Dossier

Entrevues

Articles

Chroniques

Le dénuement

Le dénuement met en scène deux âmes qui se sont éloignées, l’une par choix, l’autre par obligation. Marius, peintre déprimé par sa rupture, et Myriam, oncologue étouffée par la mort autour d’elle, cherchent à s’émanciper à la suite de leur divorce. Des expériences nouvelles, ou renouvelées après de longues années d’oubli, sont au centre de ce court récit. Anne Genest offre une œuvre sensible et douce, sur le besoin de respecter la pauvreté sous toutes ses formes et sur la misère, parfois invisible au premier regard. Un roman qui se lit comme on glisse sur une vague, calme et légère et qui nous apprend à reprendre notre souffle dans les situations où nous avons l’impression de ne plus en posséder du tout.

Pis, un jour, il a fallu faire des lunchs

Dans son premier roman, Blaise Durivage dépeint un samedi de Pâques des plus agités pour sa famille peu ordinaire : Blaise, son conjoint Philippe et leurs jeunes fils Elliot et Félix. Il en profite notamment pour explorer à coups de flashbacks les vertiges de la parentalité, du processus d’adoption, de la gestion d’un enfant vivant avec un trouble du spectre de l’autisme. À travers ce chaos domestique, les doutes, les joies, les peurs et les petits gestes du quotidien revêtent un aspect universel, touchant et drôle. Ce récit simple et sincère, rédigé dans une prose fluide et tendre, capte avec justesse la vie familiale dans ce qu’elle a de plus absurde et sublime.