L’autrice-compositrice-interprète et animatrice Pascale Picard fait paraître un nouvel album, Bigger Kids, Bigger Problems, et un premier roman, La note de passage (Québec Amérique). Dans ce livre, elle raconte la quête identitaire d’Audrey, une étudiante de 19 ans. Entre ses études qui ne la comblent pas vraiment, son travail en restauration et les contrats de chanteuse, la jeune femme essaie de tirer son épingle du jeu et de découvrir celle qu’elle est vraiment, tout en poursuivant le rêve de s’accomplir en musique. L’artiste nous propose ici trois lectures marquantes.

La version qui n’intéresse personne
Emmanuelle Pierrot (Le Quartanier)
Ça se passe au Yukon, dans les plus beaux et vastes paysages canadiens. C’est un voyage backpack plein de promesses d’émancipation, de liberté et d’une vie telle qu’on la désire. J’ai tout aimé du roman : l’écriture d’Emmanuelle Pierrot, l’authenticité et la candeur qu’on retrouve souvent dans un premier roman, le rythme, les contrastes et les contradictions qu’elle dépeint brillamment tout au long du récit. Je suis passée par toute la gamme des émotions. J’aurais aimé que ce roman existe avant, pour qu’il puisse arriver plus tôt dans ma vie.

 

Rue Duplessis : Ma petite noirceur
Jean-Philippe Pleau (Lux)
C’est un essai qui m’a habitée longtemps après en avoir terminé la lecture, en me donnant des pistes de réponses à des questions que je ne me posais même pas. Je crois encore qu’à partir d’un montant raisonnable qui assure notre tranquillité et celle de notre famille, l’argent n’est qu’un outil qui part et revient, et qu’il ne fait pas le bonheur. Mais je ne suis plus prête à croire que la classe sociale dans laquelle nous avons grandi n’a pas d’incidence sur notre parcours de vie, et je comprends mieux comment les transitions entre l’une et l’autre ne sont pas parfaitement fluides.

 

 

Tiohtiá:ke
Michel Jean (Libre Expression)
Comme plusieurs, j’ai connu l’univers de Michel Jean avec Kukum. Son écriture est tellement juste qu’on a l’impression de devenir les personnages de ses histoires, d’avoir accès quelques instants « de l’intérieur » à la réalité de membres des Premières Nations. C’est aussi une opportunité « d’écouter », de réfléchir et de mieux comprendre certaines des injustices subies par plusieurs membres des communautés autochtones. Dans Tiohtiá:ke, c’est une fenêtre sur le quotidien d’un jeune Innu qui a été emprisonné pour le meurtre de son père violent et banni de sa communauté, vivant désormais en situation d’itinérance à Montréal.

Photo : © Gaëlle Leroyer

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