Femme fleuve
Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles)
La plume d’Anaïs Barbeau-Lavalette m’envoûte, et c’est depuis La femme qui fuit que je la suis! Partout où cette femme nous amène, on est baigné par sa poésie. Ici, que nous soyons sur les rives du fleuve ou dans un CHSLD à manger des guimauves, une poésie sensuelle surgit à chaque page, tantôt avec douceur, tantôt avec fougue, parfois même avec rage. L’autrice nous parle du désir, celui de faire corps avec l’autre, d’en être imprégné, et son écriture nous invite à y plonger, sans retenue, pour prendre le risque d’aimer.
Nombreux seront nos ennemis
Geneviève Desrosiers (L’Oie de Cravan)
La poésie de Geneviève Desrosiers m’accompagne depuis qu’elle nous a quittés, trop tôt, en 1996. Nombreux seront nos ennemis, publié après sa mort en 1999, ne cesse d’être réimprimé, et je me réjouis à l’idée que son verbe vibre encore dans le cœur de plusieurs générations. « Tu me survivras, afin d’éviter la tristesse », écrivait celle qui est morte trop jeune, et qui, grâce à sa poésie, a fait un beau pied de nez à la mort!
Tableau final de l’amour
Larry Tremblay (La Peuplade)
Roman coup-de-poing! Je suis sortie de cette lecture littéralement sonnée! Larry Tremblay dépeint la violence d’une passion qui devient une sorte de combustible pour l’artiste Francis Bacon. Les œuvres célèbres de Bacon tissent des repères fascinants dans ce Tableau final de l’amour, où réalité et fiction atteignent une vérité bouleversante.
Photo : © EML/Patrick Bourque
















