Avec ce premier roman écrit d’une main très personnelle, Mariana Mazza nous entraîne dans le Montréal-Nord de sa jeunesse, ce quartier qui, de par ses gens et ses endroits, a façonné l’adulte qu’elle est aujourd’hui. Les conversations avec sa mère guideront les réflexions et les souvenirs de l’autrice pour en brosser un portrait très humble d’une femme immigrante qui a porté sa famille à bout de bras, d’une enfant un peu trop perméable aux émotions qui l’entourent et des petits et grands moments qui les ont marquées. Mariana a su habilement isoler ces passages du temps avec candeur et avec toute l’authenticité qu’on lui connaît. Une rétrospective nécessaire qui rappelle que pleurer souvent ne nous rend pas moins fortes.
Numéro 134
Libraire d'un jour
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Les libraires craquent
Prendre son souffle
Quel malheur suffisamment sombre réussirait à vous séparer du Grand Amour? Quand Anaïs le rencontre, elle sait qu’elle se battra pour lui. Bien qu’elle soit prévenue qu’une ombre funeste plane sur sa relation, elle choisit de rester auprès d’Éden. Et alors que celui-ci devient prisonnier de son corps, qu’il disparaît à l’intérieur de lui-même et que leur relation se transforme, Anaïs s’obstine. Même lorsqu’elle est éventuellement confrontée à l’inévitable, Anaïs veut continuer. Geneviève Jannelle nous offre un roman court, mais poignant. Un véritable déchirement sur l’amour, la résilience et tout ce qu’on peut endurer (ou pas) au nom d’avoir trouvé l’amour de sa vie. Un récit bouleversant qu’il est impossible de lire sans verser une larme.
Beau Diable
Approchez, tirez-vous une bûche et venez écouter les histoires de Jean-François Caron. Oui, oui, j’ai bien dit « écouter ». Les talents de conteur de l’auteur sont tels qu’en se laissant prendre au jeu, on pourrait presque se croire au resto Chez Mado à l’écouter nous parler de Beau Diable et de sa formidable magie sauvage. Une narration qui nous plonge d’abord dans l’obscurité, puis qui étale peu à peu sa lumière sur une histoire où tout s’entrecroise sans jamais faire de sales nœuds. Court, mais efficace, ce roman est une pause dans nos vies mouvementées, une soirée spéciale autour du feu à se raconter des histoires, juste parce qu’on peut.
Mulos
Une quête identitaire profonde, des relations où se mêlent laideur et beauté, des passés lourds aux multiples visages, un seul fil conducteur : la musique. Dans son roman, Johanne Pothier met de l’avant ces rencontres qui nous marquent si profondément qu’elles nous suivent tout au long de la vie, pour le meilleur ou pour le pire. Ses deux protagonistes, prisonnières de destins que d’autres leur ont imposés, se débattent tant bien que mal pour vivre malgré les fantômes du passé. Trop souvent, la fuite est leur seule réponse. Un texte vibrant au rythme d’une musique qui donne froid dans le dos.
Que notre joie demeure
Dans l’œil de la tempête se trouve la prodigieuse architecte Céline Wachowski. Au sommet de sa carrière mondiale, elle s’apprête à prendre sa retraite pour enfin profiter du temps retrouvé lorsque la construction du mégaprojet du siège social de Webuy à Montréal déclenche une fronde populaire qui ébranlera jusqu’aux fondations de son empire. Grand roman social, Que notre joie demeure dépeint avec une grande acuité le microcosme des ultra-privilégiés, celui des milliards engrangés et des demeures tertiaires. Loin de la caricature et avec une minutie toute proustienne, Lambert expose les règles qui ne se confirment que par l’exception qui nous arrange, les amendements à la morale quand elle doit s’étendre sur nos proches.
La reine de rien
Un livre que j’attendais depuis un bon moment, le retour de Catherine, le personnage de La déesse des mouches à feu. Catherine, toujours aussi directe et crue, est désormais mère de famille avec un bon travail, un mari exemplaire et deux beaux enfants. Quoi rêver de mieux? Mais Catherine est prisonnière de son image et aussi de ce besoin de plaire, d’attirer l’œil du sexe opposé — et pourquoi pas d’en profiter un peu, car ça ne peut pas faire de mal, non? C’est un livre qui provoque, car on s’y reconnaît à l’occasion. On a tous un peu de Catherine en soi et ici, cette part de vous vous triturera de l’intérieur sans pitié. Un livre dont la fin arrive trop rapidement, mais qui m’a habité un bon moment.
Von Westmount
Ce livre propose une plongée dans la vie chaotique d’une jeune femme mal dans sa peau qui en arrache, dans une famille et une société dysfonctionnelles et un couple à la dérive. L’écriture, erratique parfois, rend bien le malaise et la confusion. J’ai adoré les petites pointes acides, le ton désabusé. Le personnage et les lieux sont pleinement rendus. Puis, la narratrice trouve à Westmount l’occasion d’améliorer son sort, ce qui l’oblige à délaisser sa vie antérieure, mais aussi sa langue. L’auteur et l’écriture suivent cette dérive progressive, démarche intéressante et très à propos… mais il faut maîtriser l’anglais pour saisir la fin.
J’étais juste à côté
Dans ce récit, il est question d’un professeur vieillissant, Pierre, qui s’identifie à la gauche, mais ne se reconnaît plus dans une société de plus en plus conservatrice. Il trouve du sens dans l’amour des livres et des oiseaux. On le suit à travers sa relation avec sa conjointe et ses collègues enseignants. Le texte est construit comme une autofiction, un assemblage de réflexions sur le métier d’enseignant et sur les événements majeurs qui ont eu lieu au Québec dans les dix dernières années, comme le printemps érable et la pandémie. L’écriture est polyphonique et révèle une lucidité, une justesse sur la société québécoise. La nostalgie, la mort et l’avenir sont abordés de manière magistrale. Un plaisir de lecture qui invite à la réflexion!
L’angoisse d’être à jeun
Sara Robinson signe ici son premier roman, qui promet beaucoup pour la suite de sa carrière d’autrice. La narratrice, version trash de l’Esmeralda ou la Carrie Bradshaw des pauvres, nous emmène dans les confins du Vieux-Hull qu’elle fantasme à travers l’univers de Victor Hugo. Entre romantisme et désœuvrement, elle raconte ses amours, ses déboires, ses angoisses, rarement à jeun, toujours avec excès. Encore plus qu’un livre sur une génération perdue, c’est de la naissance d’une écrivaine qu’il est question. Robinson tente de s’inventer ou de se réinventer malgré une sexualité douloureuse et des idéaux romantiques inaccessibles. L’angoisse d’être à jeun est angoissant, déstabilisant et sans concession. Il nous rappelle que la perte de contrôle n’est jamais bien loin et que la fiction est là pour nous maintenir en vie. Repoussant et enivrant, un Quasimodo des temps modernes.
Sauf quand je suis un aréna
La narratrice n’a pas de nom. Avec sa mère, elle tient un aréna à la campagne. Ancienne patineuse, elle est grande, fine et musclée. Elle est célibataire, sans enfant. Elle a 29 ans, 11 mois et 2 semaines. Elle est toute cassée à l’intérieur. Nous sommes dans sa tête, qui bourdonne de solitude. La forme et le fond sont étrangement entremêlés dans cette tentative convaincante de mettre en texte l’interminable monologue intérieur de son personnage. Des associations d’idées sauvages produisent parfois des phrases étranges et poétiques. Ce livre n’est pas facile au premier abord. Quant à moi, je me suis plongé sans peine, mais non sans émotion dans cette fascinante introspection fictive.
Exercices de joie
Avec ses Exercices de joie, Louise Dupré offre une poésie de la résistance. Elle déploie ses lignes au tu pour s’expliquer la joie en tant que pratique : une discipline de l’être pour faire face à un monde en dissolution. La poète refuse ainsi de se livrer au défaitisme. Au contraire, elle laisse entrevoir la joie comme une gymnastique de l’esprit à laquelle elle se livre entièrement. Jour après jour, elle fait le choix du vivant. Elle porte son attention sur ce qui fait lumière, sur ce que cette posture peut entraîner comme désirs, comme horizons, beautés et défaites. C’est un regard lucide que Louise Dupré pose sur la suite du monde et ce qu’elle laisse en héritage c’est « la douceur comme discipline du combat ». Un livre à conserver près de soi longtemps.
L’été où tout a fondu
L’été où tout a fondu s’intéresse à la nature du mal tapi au fond de chacun d’entre nous, prêt à surgir dès que le seuil critique de peur ou de désespoir se trouve franchi. Un procureur du fin fond de l’Ohio publie dans le journal une annonce invitant le diable à venir le rencontrer. Or, ce n’est pas un grand démon cornu qui se matérialise, mais bien un petit garçon noir aux yeux particulièrement verts. Dès lors, tel un survenant d’un genre nouveau, ce petit nommé Sal va agir comme un révélateur des hantises, des haines et des obsessions de chacun.e. Un livre important construit en suivant la cartographie des failles et faillites de la société américaine, comme une stèle à la mémoire de tous les martyrs du racisme et de l’homophobie.
Dessous les roses
Huis clos familial où Claire, Paul et Antoine se retrouvent auprès de leur mère après le décès du père. Paul entretient des relations plutôt houleuses avec sa famille, la vampirisant fortement pour écrire ses films et pièces de théâtre. De quel droit peut-il tordre ainsi la vie de ses proches? Construit comme une pièce de théâtre, le roman donne la parole à chaque enfant qui raconte son enfance et donne sa perception de la vie familiale selon sa position dans la fratrie. Les protagonistes expriment les perceptions, les rancœurs et les désappointements vécus. L’écriture simple, juste et fluide décrit parfaitement les relations difficiles et conflictuelles au sein d’une famille. Une belle réflexion sur la déconstruction de la cellule familiale.
Strega
Strega, c’est un petit village de montagne bordé par un lac noir. Strega, c’est aussi le terme sorcière en italien. Ne serait-ce qu’avec son titre, Johanne Lykke Holm annonce un premier roman hypnotique, dont l’intrigue vaporeuse, mot après mot, ne cesse de nous glisser entre les doigts. Il s’agit d’un hôtel luxueux et vide, de jeunes travailleuses vives et obscures, d’une horreur pleine de douceur. La prose latente de l’écrivaine s’y tient constamment en équilibre entre la mélancolie mortelle et la reviviscence inexplicable. Avec une puissance évocatrice du septième art, Strega raconte la malédiction d’être femme de façon viscérale. Tellement qu’elle menace, à chaque page, de nous trancher la gorge… ou de l’embrasser.
L’inventeur
Imaginez quel serait le monde aujourd’hui si, dès la moitié du XIXe siècle, la science s’était tournée vers l’énergie solaire. Bien que ce ne soit pas le propos du livre, on peut imaginer la réponse! Miguel Bonnefoy explore la vie de ce chercheur oublié de tous, Augustin Mouchot, qui a su capter l’énergie solaire, d’abord pour la cuisson des aliments, mais dont les applications de sa découverte auraient pu aller plus loin, n’eût été cette époque vouée au charbon et la trahison de son partenaire. Par sa plume colorée et vive, Bonnefoy met en contexte cette période où les exploits scientifiques tenaient du spectacle et nous présente le destin chaotique d’un homme passionné et têtu, nous faisant savourer ses victoires et réfléchir à ses défaites.
Hors-la-loi
Dans un paysage western de fin du XIXe siècle, Ada, apprentie sage-femme, se joint au gang de Hole in the Wall pour échapper aux trop communes chasses aux sorcières de l’époque. Fait intéressant, la santé féminine est au cœur de ce récit, offrant ainsi un angle bien particulier à la narration. Suivez des femmes de tous les horizons, assoiffées de justice et d’un monde meilleur pour leurs semblables. Je ne crois pas me tromper en avançant qu’il s’agit ici d’un western féministe et, à mon humble avis, cette approche est toujours la bienvenue pour explorer des pistes moins homogènes. On sort des sentiers battus, défrichant un autre type de Far West. Un livre qui nous rappelle le chemin parcouru, mais aussi le travail qu’il reste à faire.
Tout est bien
À la suite d’une chute lors d’une représentation théâtrale il y a de cela plusieurs années, Miranda a mal. À la hanche, à la jambe, au dos. Sa vie n’est que souffrance, et elle ne voit aucune échappatoire à la douleur. Les médecins et les physiothérapeutes vaguement charlatans qu’elle consulte pensent tous que son mal est de nature psychologique et non physique. Devenue metteure en scène pour une troupe d’étudiants du secondaire, elle peine à remplir ses fonctions. Mais tout est appelé à changer lorsqu’elle fait la connaissance de trois hommes mystérieux qui lui font boire le « remède d’or ». Maintenant détentrice d’un pouvoir dont elle ignore la puissance et la teneur, elle verra sa vie recommencer à valoir la peine d’être vécue. Ça sent le printemps, le renouveau et le bonheur. Mais pour combien de temps et à quel prix? Après Lapin, Mona Awad nous propose un livre merveilleux et parfaitement maîtrisé. Un grand bonheur de lecture, à ne pas laisser passer!
Iochka
J’ai eu un bonheur fou à savourer cet ouvrage! Un réel plaisir de lecture pour le texte, le rythme, le souffle puissant qui se dégage de l’œuvre. C’est une brique qui ne se laisse pas apprivoiser facilement : il faut avoir du temps devant soi, faire de l’espace dans sa tête, accepter de s’abandonner. Mais quelle récompense alors! Il ne se passe rien, sinon le temps, dans cette épopée de l’ordinaire. Un temps décousu, erratique, qui fuit et revient en boucle dans une Roumanie dont les changements, à peine évoqués, se heurtent à l’immuable du quotidien. Ces pages nous parlent de la vie, des hommes, de la folie. Et contiennent la plus belle scène d’amour qu’il m’ait été donné de lire.
La cité des nuages et des oiseaux
Qu’est-ce qui relie Anna et Omeir, coincés dans le siège de Constantinople au XVe siècle, Zeno, un vieillard qui monte une pièce de théâtre avec des enfants, Seymour, un ado autiste qui rêve d’écoterrorisme et Konstance, qui consulte la bibliothèque immersive du vaisseau spatial dans lequel elle vit, et qui se dirige vers une autre planète? C’est un livre datant de la Grèce antique, écrit par Antoine Diogène, que l’auteur a imaginé et dont il nous glisse quelques chapitres. Dans le labyrinthe de ces destins qui traversent le temps, le fil conducteur est la littérature, celle qui est salvatrice, réparatrice et qui porte l’espérance de chacun des lecteurs. Un récit magistral, par un auteur qui sait raconter une histoire complexe avec simplicité.
La nuit des pères
Dans les derniers jours de sa vie, un père, ancien guide de montagne devenu vieux, marche vers la maladie de l’oubli. Son fils Olivier met sa vie en suspend pour prendre soin de lui et désire que sa sœur le rejoigne. Isabelle, brisée par l’indifférence, la dureté et la violence des paroles dites dans l’enfance, revient auprès de ce père détesté. À tour de rôle, Isabelle, Olivier et Père dévoilent leurs états d’âme, la violence et l’origine des secrets longtemps tus. Ce père brutal, irascible, impatient et imprévisible aux mots blessants retourne à la source d’un événement qui lui ronge la conscience depuis sa jeunesse. Un roman intimiste, émouvant, à l’écriture poétique qui cerne avec finesse les rapports complexes d’une famille dispersée.
Les Poules des prairies partent en tournée
Avec ce roman de Dawn Dumont, l’automne 2022 promet d’être flamboyant! Après le succès de Perles de verre et La course de Rose, l’autrice crie de la nation Okanese revient avec Les Poules des prairies partent en tournée. L’intrigue nous entraîne dans l’épopée de quatre personnages qui se retrouvent, bien malgré eux, dans l’obligation de partir en tournée européenne de danse traditionnelle pow-wow. Vol de voiture, pirates de l’air, évasions de prison sont aussi au rendez-vous. On y devine, en trame de fond, les rouages du système d’oppression que subissent les Autochtones. Ce livre, porté par le grand sens de l’humour de Dumont, enchaîne les revirements de situation dans un rythme éclaté. Sans doute une de mes plus belles lectures de l’année!
L’île aux démons : Et autres mirages cartographiques de l’Amérique du Nord 1507-1647
Intriguée par le sous-titre, j’ai plongé avec délectation dans cet ouvrage fascinant, qui relate tous ces lieux en Amérique du Nord répertoriés et décrits dans les textes, localisés sur les cartes et qui, en réalité, n’existent pas. L’auteur fait la genèse de ces lieux illusoires — qu’ils aient été espérés et donc tenus pour acquis à partir d’indices trop légers ou que des indications aient été mal traduites ou interprétées — qui ont traversé le temps et les remet dans leur contexte historique. Écrit par Alban Berson, un cartothécaire qu’on imagine passionné, ce livre représente une somme colossale de recherches et de synthèses et met en perspective le travail de ces hommes qui ont tracé, avec les moyens de l’époque, le monde tel qu’on le connaît.
Sans filtre
Mélina Roberge, une jeune femme comme les autres, s’est lancée dans une aventure qui allait changer le cours de sa vie. Sans s’attarder aux conséquences, elle accepte une croisière autour du monde tous frais payés à condition qu’elle amène de la drogue à bon port. Elle ne sait pas à quel endroit la drogue sera débarquée, elle ne se méfie pas des douaniers qui pourraient l’arrêter. C’est en Australie qu’elle sera accusée, où elle passera cinq ans en prison. Sans le soutien constant de sa famille, elle aurait pu recevoir une peine encore plus sévère. Elle souhaite, grâce à cet ouvrage, sensibiliser les jeunes femmes au fait que n’importe qui peut tomber dans le panneau, et rappeler que ce qui semble être trop beau pour être vrai est… souvent trop beau pour être vrai.
Les allongées
Avec ce titre, on comprend déjà l’audace et la sensibilité du sujet traité par Jennifer Bélanger et Martine Delvaux. La proposition est claire : elles ont écrit à partir de cette position qu’elles connaissent intimement. Souffrant toutes les deux de douleurs chroniques, elles s’inspirent de leur vécu pour exprimer des manifestations de corps étendus sur un lit, un divan, un plancher, ou ailleurs. Elles font appel à la culture populaire, à leur vie privée et à l’histoire pour faire défiler écrivaines, artistes, amies, bref, des femmes incomprises et souffrantes en silence. Des femmes qui attendent que la douleur les quitte, mais que rien ne soulage, sauf peut-être la résilience et la résistance devant un monde où la position horizontale est depuis longtemps associée à la féminité et à la faiblesse. Ce livre est la preuve que la révolution ne se fait pas toujours debout.
Indiana Jones : Explorateur des temps passés
Après Star Wars, Indiana Jones est probablement l’univers qui a le plus bercé ma jeunesse. Les films de cette série ralliaient tout ce qui pouvait m’accrocher : action, humour, suspense et même flirt avec l’horreur. Sans parler de la mythique musique. Dans ce livre, Romain Dasnoy épluche pour nous la biographie presque trop surréaliste de notre héros ainsi que la conception de chaque film et autres productions ou marchandises reliées à la franchise. Comme d’habitude, avec Third Éditions, j’en ai eu pour mon argent : ça se lit d’une traite et on peine à déposer l’ouvrage. J’aime quand ce type de livre me donne le goût de me replonger dans un univers pour voir les détails qui m’ont échappé ou découvrir une scène à la lumière de telle anecdote maintenant connue. Bonne aventure!
Beyond Band of Brothers : Les mémoires de guerre du major Dick Winters
Ils étaient les meilleurs, les plus braves, les héros du Jour J, du siège de Bastogne, les parachutistes de la Easy Company : Malarkey, Guarnere, « Bull » Randleman et les autres. Vous les avez découverts, appréciés, admirés lors de la série Band of Brothers, vous pouvez maintenant en apprendre davantage sur eux, sur leur leader, le major Richard « Dick » Winters, grâce aux mémoires de celui-ci, rédigés en 2006 et enfin traduits en français, dans un récit truffé de détails pertinents, intimistes et inattendus sur le quotidien d’un officier commandant n’ayant même pas 30 ans, confronté aux multiples inepties de l’armée, préoccupé du sort de ses hommes; un soldat-citoyen, humble, courageux, compétent, le plus gentil des hommes, exerçant un métier temporaire de guerrier, tentant de survivre du mieux qu’il peut à cet enfer afin de retrouver la paix et la sérénité, jusqu’à la fin de ses jours, dans sa petite ferme de Pennsylvanie. Un leader exemplaire : « Suivez-moi » disait-il, et ils le suivirent.
Prendre soin
La partie de moi qui ne comprend rien à la raison pour laquelle on accepte si bien que les choses aillent si mal a trouvé dans les propos du Dr Vadeboncoeur une certaine sagesse. Je trouve intéressant de voir par l’entremise de ses yeux l’état des lieux de notre système de santé, présenté de façon lucide, mais en restant au niveau humain. Ici, pas de résultat d’études compliquées, de tableaux, de grands mots scientifiques : il part de situations réelles pour nous présenter un certain nombre de problèmes. Ses pistes de solution font appel au bon sens. C’est un livre accessible à tous, à la lecture facile, qui ouvre la porte à la réflexion. Et qui peut donner le goût d’aller voir plus loin, une fois le seuil franchi.
De la jalousie
On a beau croire que la jalousie comme mobile d’un crime a été exploitée sous tous les angles possibles en littérature, c’était sans compter sur le grand Jo Nesbø. Dans ce recueil de sept nouvelles de longueur variable, il décortique avec habileté divers aspects de ce mal qui ronge au plus profond et pousse au meurtre. Qu’il s’agisse d’une passagère en classe affaires, d’un éboueur d’Oslo, d’un auteur en panne d’inspiration ou d’une caissière issue de l’immigration, ses personnages sont habités par une jalousie meurtrière. C’est dans la plus longue de ses nouvelles que l’auteur surprend le plus : un policier grec, expert en jalousie, enquête sur la disparition d’un jumeau… Des récits bien ficelés, des finales bien amenées, du bon Jo Nesbø!
Noon du soleil noir
Œuvre de fantasy urbaine, Noon du soleil noir est d’abord un hommage à Fritz Leiber, mais j’oserais y ajouter le patronage de Pratchett. Raconté du point de vue d’un vieux routier du mercenariat, ce roman relate sa rencontre avec un drôle de sorcier qui semble avoir maille à partir avec les contingences du réel. En perpétuelle recherche d’un client prêt à mettre la main à la bourse, il va finalement se retrouver coincé dans une sale affaire impliquant un dieu oublié, une grande fortune étrangère et une jeune femme finalement pas si en détresse que l’on pourrait le croire. Bref, des embrouilles, des venelles sombres, de la magie onirique, quelques pincées de gouaille devraient vous convaincre d’embarquer dans cette belle magouille.
Tous des loups
1914. Frais émoulu de l’école de police et encore tout imbu de grands principes, Matthew Callwood arrive en poste dans un village isolé du Grand Nord. Mais la réalité le rattrape vite : ses prédécesseurs ont eu des comportements répréhensibles, les quelques Blancs des environs sont des trafiquants et les Cris règlent leurs problèmes entre eux. Bientôt circule une rumeur qui réveille le limier en Callwood : un individu en fuite, condamné pour meurtres, serait dans les parages. Commence alors une formidable chasse à l’homme, étalée sur plusieurs mois, où les rôles de chasseur et de proie s’entremêlent. L’auteur signe à la fois un polar haletant, un grand récit d’aventures et un hymne à la nature sauvage. Bref, un grand plaisir de lecture!
La classe de Madame A
Imprégnés d’une tendresse infinie, les textes de Marie-Andrée Arsenault, saisis comme des instantanés de moments doux, se lisent autant avec un sourire béat qu’avec une discrète larme à l’œil. Enseignante au secondaire, elle fera une immersion dans l’univers de l’école primaire pendant quelques mois, le temps de se laisser charmer par ces petits cocos et ces presque ados. Les illustrations de Catherine Petit, magnifiques, complètent les silences et les réflexions. Pourquoi cet album? Pour remercier tous ces enfants qui lui ont permis de s’épanouir. Pour qui? Pour ces mêmes enfants, qui aiment d’amour ceux et celles qui leur enseignent. Pour ma part, j’y vois un hommage aux profs, fait d’écoute et de partage, de patience et de résilience. Dès 10 ans.
Amy vs Oliver
Amy, jeune étudiante fonceuse avec un avenir déjà tout planifié, se voit contrainte de se trouver un travail pour aider financièrement sa famille. Elle postule chez Spirits, un disquaire, où elle rencontre Oliver, jeune employé temps plein, qui ne semble pas l’apprécier. Peut-il se fier à la première impression qu’il a eue d’elle? Surtout pas! Sous ses airs de meilleure élève se cache une fille qui veut s’amuser et profiter de la vie. J’ai aimé la façon dont l’autrice décrit les petits moments mignons entre nos deux tourtereaux. Cette histoire d’amour parle surtout d’anxiété de performance et de dépendance à l’alcool. Ce sont des sujets dont on ne parle pas souvent, mais qu’il est nécessaire d’aborder pour ne pas les minimiser. Un coup de cœur! Dès 12 ans.
Les animaux robots (t. 1) : La rage de l’aigle des mers
Les animaux robots remplit sa mission de plaire aux jeunes amateurs de science-fiction alors que ce livre présente un monde au sein duquel plusieurs espèces animales sont en voie d’extinction, voire tout simplement disparues. En 2075, les humains ont fabriqué des substituts sous forme de robots, supposément pacifiques. La rencontre d’un aigle féroce va changer le cours de la vie de Léopol. Entouré de sa famille et de ses amis, il devra combattre et trouver une explication au comportement du robot. Il apprendra également que ses parents ne sont pas ceux qu’il croyait. Une belle aventure qui saura vous convaincre d’attendre le prochain épisode! Dès 10 ans.
Au fil des îles
Ce petit conte poétique a toutes les qualités! J’en apprécie le propos, qui offre réconfort et solution à un drame enfantin. J’en aime la mise en page, avec ses mots qui s’envolent, se tordent, glissent sur la page, se collent ou se séparent et parfois hurlent ou s’écrasent. Mots qui font partie d’un vocabulaire varié et coloré. J’en adore le rythme, toujours changeant, qui nous garde en haleine d’un événement à l’autre. J’ai souri à son humour. Et j’ai surtout aimé l’imaginaire foisonnant, la richesse des images, la poésie des situations. Un très beau cadeau à offrir à un enfant! Dès 8 ans
Te laisser partir
C’est un livre sur l’amour, l’attachement, l’empathie, le respect, la liberté… Des thèmes qui marquent toutes les vies, peu importe l’âge. Par un texte simple et poétique, l’autrice nous ouvre la porte vers de grandes réflexions et, pourquoi pas, de riches discussions! Les illustrations de Nathalie Dion sont si proches de l’enfance; on sent un profond respect pour ces petits lecteurs et leur capacité à comprendre tant de choses. À mettre dans les mains de tous les enfants. Dès 4 ans.
Ratatin
Ce fameux Ratatin. Cet horrible Ratatin. Cet amusant Ratatin. Ce Ratatin ratatiné que tout le monde connaît si bien. Ratatin, c’est comme ton meilleur ami imaginaire que tout le monde adore. C’est une star, c’est le plus beau spécimen que tu n’auras jamais vu de ta vie. Avec ses plis et ses fesses ratatinées, il a tout pour plaire. Un vrai charmeur, mais Ratatin, il n’est pas très écologique. Il va devoir apprendre à la dure que l’eau, c’est une ressource précieuse pour garder un corps sublimement ratatiné. Que ce soit pour manger son souper ou pour dormir, Ratatin gaspille de l’eau intensément juste pour être beau. Ratatin est égoïste. Ne soyez pas comme Ratatin. Dès 3 ans.
Les mésaventures d’Ivanhoé (t. 1) : Danger à Brumes Obscures
La découverte d’un monde nouveau est toujours fascinante. Ce roman accroche les lecteurs et lectrices avec ses personnages atypiques aux personnalités hors du commun. Invanhoé et son fidèle compagnon Gilbraltar (un grillon qui grésille sans cesse) n’ont qu’un objectif : sauver Brumes Obscures, leur magnifique ville qui est menacée par le maire Artus Putrus Pourritas. L’auteur Nicholas Aumais, qui connaît bien la littérature jeunesse, réinvente un monde imaginaire plongé dans un brouillard presque permanent où des animaux réels, mais peu connus y sont chassés pour leur fourrure. Très imagée, son écriture permet aux enfants (et aux plus grands) de vivre l’action, de sentir la brume, d’entendre Gilbraltar! Un premier tome réussi! Dès 8 ans.
Aussi loin que le vent
À travers ce premier recueil empreint d’une grande sensibilité, Blanca Baquero nous livre de rares moments de beauté ainsi que son amour pour la langue française. Fouillant dans ses plus beaux souvenirs, elle fait escale sur la Côte-Nord, lieu où elle peaufina autrefois ses talents de haïkiste. Son regard attentif survole également les paysages de la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse. Sa poésie est celle d’une femme libre, flamboyante et ivre de vie, elle est porteuse de lumière et nous amène aussi loin que le vent. Une entrée remarquable dans le monde du haïku.
Tu n’es pas obligée
Tu n’es jamais obligé.e! C’est ce qu’il faut toujours se dire avant d’accepter quoi que ce soit et grâce à ce livre, tu en sauras pas mal plus sur le concept du consentement et de l’amour pour soi! Les standards féminins, qu’est-ce que c’est? Pourquoi faut-il les suivre à la lettre lorsqu’on naît « femme »? Qu’arrive-t-il si on ne se sent pas comme tel ou qu’on naît dans le mauvais corps? Devons-nous obligatoirement suivre ce que la société nous impose? Qu’en est-il de la sexualité? Est-ce que je suis vraiment obligé.e de faire comme dans les pornos? NON! Tu n’es pas obligé.e! Tu es libre de faire pousser ton poil, libre d’être asexuel.le, non binaire et hors norme! Libre de choisir ce que tu veux faire sans avoir peur des jugements! Dès 12 ans.
Le voyage extraordinaire (t. 9)
Le plaisir est constamment renouvelé lorsqu’on se lance dans un nouveau tome du Voyage extraordinaire, la série à la sauce vernienne et à saveur sci-fi du tandem Filippi et Camboni qui nous plonge dans une histoire réinventée d’entre-deux-guerres aux côtés de deux brillants jeunes, férus d’ingénierie, de calcul, de physique, de chimie et de mécanique. Au menu, une palette sublime aux couleurs vibrantes et chatoyantes, une ambiance organique, voire vivante, des décors à couper le souffle, des machines fantasmagoriques, un tour du monde fabuleux et une intrigue politique et militaire qui réécrit les jeux de pouvoir et les alliances stratégiques. Un neuvième volet qui, comme le reste de la série, ravira tant les jeunes que les adultes.
T’zée : Une tragédie africaine
Alors que les révoltes et révolutions fracturent le pays, que l’armée se fragmente et que la capitale s’embrase, Bobbi, la jeune épouse du despote T’zée, se réfugie dans le palais de Gbado, en pleine jungle, pour y brûler d’un feu étrange. Cette superbe bande dessinée, pleine d’ombres et de grondements assourdis, se déroule autant comme une plongée dans le crépuscule d’une dictature que comme une tragédie racinienne. Phèdre et sa passion dévorante planent au-dessus de Gbado, comme en miroir des divinités séculaires du fleuve que les massacres commis par T’zée ont offensées. T’zée lui-même est une figure inquiétante et monumentale. Derrière ses lunettes opaques et énigmatiques, il semble à peine humain, mais peut-être ne l’est-il que trop.
Josée, le tigre et les poissons (t. 1)
Tsuneo travaille beaucoup afin d’économiser pour atteindre son rêve : explorer les fonds marins du Mexique. Un jour, une vieille dame lui propose un travail bien rémunéré : s’occuper de Josée, une jeune paraplégique. Il accepte sans hésiter. Passant du temps avec elle, il découvre qu’à cause de son handicap, Josée ne peut réaliser son rêve. Mais est-ce seulement une excuse? Peut-être lui faut-il seulement un petit coup de main! Une lecture plaisante et sérieuse à la fois. De beaux dessins qui nous enchantent et une histoire accrocheuse qui fait réfléchir. Il y a là une belle évolution dans la relation des deux personnages. Parfois, une seule personne peut tout changer et, ça, c’est magique! Notez que la série complète comprend deux tomes.
Amours croisées
L’amour au pluriel, ça existe vraiment? Pouvons-nous réellement aimer plusieurs personnes de manière égale? Comment cela fonctionne-t-il? C’est ce que Yari se demande à la suite de sa rencontre avec Hide, un homme polyamoureux. Chacun découvre un côté de l’amour que jamais il ne pensait pouvoir vivre de manière si riche et complexe à la fois. Cependant, malgré leur connexion profonde, est-ce vraiment le meilleur choix? Yari sera-t-elle capable de mettre de côté sa jalousie et ses questionnements incessants? Est-ce que Hide saura adoucir le cœur de sa nouvelle amoureuse? Découvrez si l’amour finit toujours par gagner dans cette magnifique bande dessinée sur le polyamour!
La cité oblique
De prime abord, la bande dessinée La cité oblique est tirée d’un texte original de Lovecraft sur ses visites dans la capitale québécoise dans les années 1930. Il est ici remanié de main de maître par Ariane Gélinas qui y rajoute l’obscur, l’inquiétant et l’horrible en manipulant superbement le ton que Lovecraft lui aurait donné s’il avait voulu en faire une œuvre horrifique. Et que dire du choix de Christian Quesnel pour le visuel! Il n’y a que lui pour rendre l’épouvantable dimension lovecraftienne et toute sa macabre poésie en images. C’est superbe! On a juste hâte de passer à la prochaine page et y voir dévoilée une nouvelle terreur. Une inquiétante version de notre histoire vue par Ceux qui savent… À posséder, à lire et à relire absolument!
L’arrache-chair
Des histoires courtes qui vous arracheront la chair du cœur, voilà ce que Oto Toda nous livre dans ce merveilleux manga. Que ce soit un corps qui n’est pas vraiment le sien, un décès marquant, un bonheur plus grand que la douleur vécue et un amour impensable, ce manga vous marquera profondément et vous transportera dans de magnifiques métaphores visuelles. Vous aussi, vous goûterez à la lame de l’arrache-chair!
La Dernière Ombre (t. 2)
En pleine Première Guerre mondiale, un groupe de soldats russes et quelques civils, dont un médecin accompagné de ses deux filles, trouvent refuge dans le manoir isolé de la baronne Alexandrovich. Celle-ci dissimule un groupe d’enfants qui tentent d’échapper à la folie du conflit, alors que d’étranges créatures semblent rôder aux alentours. Parmi celles-ci, la Dernière Ombre, un fantôme qui ôte la vie des blessés au combat. Ajoutez à cela une mutinerie qui bouillonne parmi les soldats et des provisions qui s’amenuisent et vous obtiendrez un diptyque haletant de Denis-Pierre Filippi servi par le somptueux dessin de Gaspard Yvan. Quelque part entre Le labyrinthe de Pan et Miss Peregrine.
Rooster fighter (t. 1) : Coq de baston
Les kijûs ravagent villes et villages, semant la mort sur leur passage. Keiji, un coq à la force et au cri surpuissants, est l’unique espoir de l’humanité. Avec son code d’honneur inébranlable et son physique d’Adonis, notre héros bravera tous les dangers pour retrouver l’horrible monstre qui a tué sa sœur. Keiji ne reculera devant rien, oh non! Sérieusement, ce premier tome est d’un génie! Impossible de le déposer tant le concept nous fait rire : il pousse à l’extrême les codes du shōnen. Un coq avec des abdos? Oui. Un combat épique avec une vieille tortue? Pourquoi pas. Des gros plans sur le visage archi méga déterminé d’un coq de Baston? Totalement. Rooster Fighter se classe sans équivoque dans le top 3 de mes mangas préférés!
Marco bleu
Revoici Marco, le petit garçon du roman graphique Même pas vrai. Sous l’imagination fertile de Julien Castanié, Marco s’anime à nouveau. Cette fois, il doit apporter en classe un dessin particulier, mais voilà : il est nul en dessin! Parmi tous ses essais chiffonnés, un garçon tout bleu prend vie. Il entraîne Marco sur sa planète où il n’y a que des samedis et des dimanches. C’est formidable! Mais c’est aussi ennuyant et Marco réalise vite que c’est plus chouette chez lui. Il y a sa petite sœur, son amie Gina qui l’attendra pour l’école… Comment retourner dans sa vraie vie? Il faudra être bien rusé pour y parvenir! Inspirant. Dès 6 ans.
Le plus petit sauveur du monde
Lire cet album, c’est entrer dans une bulle d’amour et de fragilité pour y faire la rencontre de Florent, un garçon différent. Doté d’une hypersensibilité, il angoisse à la suite d’une conversation entendue entre ses deux mamans. La terre a donc du mal à respirer? Serait-il lui-même de trop sur notre planète tellement peuplée et polluée? L’anxiété palpable de cet enfant nous va droit au cœur. Florent perd sa joie de vivre jusqu’au moment où ses mamans entendent enfin ses peurs silencieuses. Voilà une histoire qui ouvre le dialogue sur l’avenir de notre planète et qui se termine d’une manière lumineuse. Bouleversant et plein d’espoir. Dès 6 ans.
Masques (t. 1) : Le masque sans visage
Quand le scénariste d’Absolument normal, Elles et Magic 7 s’associe au dessinateur de Klaw, ça donne un récit d’aventure fantastique au rythme trépidant et au graphisme dynamique, coloré et expressif. Trois ados vivant respectivement au Mexique, en France et en Belgique découvrent des masques antiques très convoités qui confèrent des pouvoirs spécifiques à leur propriétaire. Au-delà des combats et des poursuites, Kid Toussaint aborde habilement les questionnements incontournables qui surviennent chez les jeunes quant à leurs origines, leur orientation, leurs valeurs et plante déjà de belles graines scénaristiques qui nous mettent en grand appétit pour le prochain tome! Dès 12 ans.
Mordue de toi (t. 1)
Akira, jeune fille rayonnante, s’intéresse vraiment à beaucoup de choses et ne laisse aucune occasion lui échapper. C’est pourquoi elle ne comprend pas le comportement de Ryû : désintéressé par tout ce qui l’entoure et aucune sociabilité. Elle devient inexplicablement curieuse à son sujet et finit même par l’aider à trouver quelque chose qui pourrait piquer son intérêt. Deux opposés qui s’attirent, mais finalement, sont-ils si différents que ça? Un premier tome captivant et amusant? Coché! Quétaine et rose bonbon? Coché! Tous les éléments gagnants du shojo réunis! J’ai très hâte à la suite! Qui sait, il y a peut-être une raison qui explique la froideur de Ryû… Pour plus de réponses, on se retrouve dans le prochain tome!
L’art préhistorique en bande dessinée
Ah, la préhistoire, cette période floue où tout s’est mis en place pour former ce que nous sommes aujourd’hui! Cette période où nous ne pouvons que supposer le pourquoi du comment de l’apparition de l’art. L’une des principales qualités de cette bande dessinée est de ne justement pas nous présenter des réponses toutes faites, mais plutôt des pistes pour nous laisser deviner ou supposer ce qui a pu pousser des hommes à orner des grottes de magnifiques dessins et motifs variés. Éric Le Brun nous expose avec brio cette incroyable histoire qui se situe entre l’Aurignacien (43 000 ans à 29 000) et le Magdalénien (17 000 à 14 000 ans).
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