Le 12 août prochain, nous soulignerons la douzième édition de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois! ». Nous avons profité de l’occasion pour revisiter cet événement devenu incontournable, de son histoire à son succès, en passant par les auteurs et autrices qui y rayonnent. Nous vous proposons également des idées pour vos achats du prochain 12 août, dont les nouveautés attendues d’Elise Gravel et de Paul Kawczak. Et n’hésitez pas à consulter les libraires pour découvrir d’autres suggestions.
Nous vous espérons, encore une fois, nombreux dans les librairies indépendantes ou en ligne sur leslibraires.ca lors de ce douzième 12 août! Une autre journée mémorable nous attend!
Alex Davro
Alex Davro est une illustratrice québécoise qui a œuvré pendant une dizaine d’années dans le milieu du développement international. Elle obtient ensuite un certificat en design graphique et en illustration à l’École des arts et cultures de l’Université du Québec en Outaouais. Touche-à-tout, elle s’intéresse au dessin sous toutes ses formes, de l’illustration jeunesse à l’illustration commerciale et éditoriale. Elle crée aussi des installations immersives et des murales. Son travail est souvent ludique et coloré, avec une touche de nostalgie ainsi qu’un accent mis sur la nature et les formes organiques. Elle aime mettre sa créativité au service de l’engagement social, des organismes, des acteurs culturels et des entreprises québécoises.
Illustrations du dossier : © Alex Davro
Dans ce dossier
En 2014, alors que la situation n’était pas des plus roses pour le milieu littéraire québécois, il s’est passé quelque chose de grand. Un auteur, Patrice Cazeault [voir entrevue
ici], et une autrice, Amélie Dubé, se sont dit qu’il fallait poser un geste concret pour que la littérature de chez nous s’habille de paillettes et vole, du moins pour une journée, la vedette. Leur initiative, que l’on connaît maintenant tous à l’aube de la douzième édition de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois! », a complètement déplacé l’horizon du milieu littéraire québécois.
Qui aurait cru qu’un simple appel à « acheter un livre québécois » lancé sur Facebook bouleverserait, douze ans plus tard, le calendrier éditorial d’un pan entier de l’industrie du livre? Si le 12 août est désormais bien ancré dans les habitudes de lecture estivale, il est aussi devenu un jalon stratégique pour les maisons d’édition, les libraires, et les diffuseurs. Mais qu’a-t-il véritablement changé? Nous avons posé la question à quelques figures clés du milieu : Patrick Petitclerc (BTLF), Frédéric Gauthier (La Pastèque), Judith Landry (Québecor) et Arnaud Foulon (HMH).
Au cours des onze dernières éditions du 12 août, ce sont les œuvres de ces auteurs et autrices qui ont été les plus vendues.
Patrice Cazeault, c’est l’un des deux fondateurs — avec Amélie Dubé — de l’initiative « Le 12 août, j’achète un livre québécois! ». Malgré le succès monstre de cet événement depuis douze ans, l’auteur prolifique, dont le plus récent roman,
Le roi grenouille, est publié dans la collection de récits horrifiques « Les contes interdits » d’ADA, est demeuré somme toute discret depuis toutes ces années. Pour cette douzième édition du 12 août, il a accepté de nous en révéler un peu plus sur les germes de l’initiative, cette « idée folle, mais toute simple, qui a su toucher la corde sensible des lecteurs ». Et on vous assure que la raison pour laquelle c’est cette date, précisément, qui a été choisie vous arrachera un sourire!
Elise Gravel n’a jamais été particulièrement douée en maths. Elle a même arrêté de compter le nombre de livres qu’elle a fait paraître depuis son fameux
Catalogue des gaspilleurs (Les 400 coups), en 2003, destiné entre autres à ceux qui désirent faire faire de l’exercice à leur poisson rouge ou épiler leur cactus… Une chose est sûre, celle qui cartonne auprès des jeunes lecteurs ne se sera peut-être jamais autant rapprochée de leurs parents avec son
Mini-Elise : Bienvenue dans ma tête!, un nouvel opus — formidable comme tous ses précédents — qui, cette fois, rendra les plus grands nostalgiques d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… En somme, un thème fort porteur pour auréoler le portrait intime d’Elise, 12 ans, déconcertée par sa vie avec un TDAH dont elle ignore encore tout, à commencer par le spectaculaire succès littéraire qui l’attend.