Josianne Létourneau, de la Librairie Médiaspaul, à Montréal

Libraire depuis 1997, Josianne a œuvré plusieurs années chez Olivieri avant de faire partie de l’équipe de la Librairie Paulines, maintenant devenue Médiaspaul. Au départ, elle était transportée par l’idée de travailler entourée de livres – leur présence améliore tous les espaces selon elle – et par la conviction qu’il s’agissait du meilleur emploi possible pendant ses études. Mais avec le temps, et la passion surtout, c’est devenu plus permanent dans sa vie. Et les livres sont évidemment indispensables à son bonheur. « C’est une source de ravissement, de plaisir et d’oxygène. De beauté. D’émotions. Mais c’est aussi la possibilité de s’ouvrir toujours plus à l’autre, d’écouter une voix et de la porter. C’est la perspective d’un privilège et d’une joie », nous révèle-t-elle. La libraire pourrait nommer plusieurs livres – une très longue liste de titres – qui ont laissé leur empreinte en lui permettant d’arpenter d’autres territoires et d’entrebâiller de nouveaux horizons. Parmi eux, il y a Beloved de Toni Morrison (10/18), Austerlitz de W.G. Sebald (Babel), Frankenstein de Mary Shelley (Pocket), L’invention de la solitude de Paul Auster (Babel), Herzog de Saul Bellow (Folio) et Les tendres plaintes de Yoko Ogawa (Babel). Dernièrement, Cap à rien de J. P. Chabot (Le Quartanier) s’est avéré un autre titre qui l’a marquée et qui l’a vraiment emballée : « C’est une œuvre picaresque qui réussit à préserver une certaine intimité dans le ton, ce qui rend les espaces parcourus, physiques et culturels, encore plus contrastants, amples et fascinants. » Josianne peut se targuer de lire beaucoup de genres différents et de ne pas se restreindre : elle glane ses lectures au gré de ses plaisirs et de ses curiosités. De surcroît, en tant que libraire, pouvoir conseiller de manière plus large s’avère un atout indéniable. D’ailleurs, donner à la clientèle le goût de découvrir, de plonger dans l’inconnu, représente ce qu’elle aime le plus dans son métier. Il y a aussi le partage avec les collègues qui est l’un des grands trésors de ce travail, ajoute-t-elle. « Être entourée et croiser, côtoyer des gens qui sans cesse […] nous font croître par leur présence, par leur passion, grâce à leurs connaissances du livre et des livres. » Oui, c’est un privilège de côtoyer des libraires!

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