Cet aspect est encore plus présent dans cette enquête sur l’assassinat d’un galeriste où le policier découvrira les méfaits du monde de l’art. Surprenant pour le lecteur, mais l’auteur le dit : « Dans le milieu, j’ai pu recenser plusieurs comportements délictueux et criminels, et comme dit un personnage du roman, “il n’y a rien de mieux pour un faussaire que de travailler avec du vrai”. » Il a utilisé ce savoir pour construire une intrigue autour de contrefacteurs d’art et de trafic de tableaux.
Repentir(s) est peut-être son roman le plus noir, surtout à cause d’un personnage particulier. « J’ai doté progressivement le garçon des stigmates de celui qui peut devenir un criminel, mais le plus difficile n’est pas d’inventer des actes de violence, ce n’est là qu’une question d’imagination, mais plutôt d’aboutir à une construction de personnage vraisemblable », explique-t-il. Une tâche réussie, le lecteur se demandant jusqu’où cette férocité pourra bien aller. Ce récit dans le passé rattrape l’enquête de Pagliaro qui y découvrira les mobiles des crimes. En outre, pour Richard Ste-Marie, « ce va-et-vient temporel est aussi une manière de mettre en lumière certains aspects de la démarche créatrice. J’aime que ceci raconte aussi cela ».
Il s’agit pour l’auteur d’un moyen, devenu aussi une technique artistique, d’écrire sur le repentir, ce sentiment humain qui est selon lui « le regret avec promesse de réparation ». Vaste sujet pour ses personnages, mais qui promet une lecture passionnante!
Photo : © Francine McNicoll