Les maisons
Fanny Britt (Le Cheval d’août)
La plume de Fanny Britt m’a conquise dans ce roman duquel émane une grande douceur et beaucoup de sensibilité. C’est une histoire simple, banale, elle résume un quotidien rempli d’obligations et de déceptions, et pourtant, ce livre est totalement lumineux. Une belle réflexion sur la vie bricolée avec tendresse, et une auteure au talent indéniable.
Mademoiselle Liberté
Alexandre Jardin (Folio)
Ce livre m’a bouleversée. J’avais 17 ans quand je l’ai lu pour la première fois. Cette soif de liberté, de grandiose et de démesure m’habitait déjà à ce moment-là. Jardin avait habilement rassemblé des mots qui décrivaient pourtant des sentiments si grands qu’ils m’apparaissaient insaisissables. Je suis une grande admiratrice de sa joyeuse folie encore aujourd’hui.
Une chambre à soi
Virginia Woolf (10-18)
J’ai lu ce livre à Paris, alors que je m’y étais exilée pour terminer mon deuxième roman. J’habitais un petit studio de 12 mètres carrés, et il me semblait que chacun des propos de cette auteure féministe trouvait écho dans ma réalité, presque un siècle plus tard. Avoir un peu d’argent, de l’indépendance et un espace à moi font encore aujourd’hui partie des choses qui me sont chères.
Photo de Valérie Chevalier : © Andréanne Gauthier