Les choix d’Isabelle Beaulieu
Rédactrice en chef de la revue Les libraires
Sur les hauteurs du mont Thoreau
Catherine Mavrikakis (Héliotrope)
Dans ce roman fantasque qui s’amuse à brasser ensemble les cartes de la création, de la mort et de la vanité, Catherine Mavrikakis transgresse encore ses propres codes d’écriture, se renouvelant sans cesse tout en poursuivant une œuvre éloquente et cohérente par ses résonnances sur les thèmes de la filiation et du deuil. Les quatre sœurs Leroy se rendent à la clinique de Thoreau Heights afin d’accompagner Rose, la plus jeune d’entre elles, vers son dernier voyage. Elles sont accueillies par Clarissa Gardner, médecin renommée à la prestance aussi imposante que son ego, qui les invitera à travailler à un grand projet artistique, censé être l’ultime composition d’une vie qui tirera bientôt sa révérence. Possédant juste ce qu’il faut de satire pour remettre en question avec doigté nos amours-propres et nos mégalomanies, le livre de Mavrikakis réussit à orchestrer admirablement l’humour et le sensible.
Entrevue à découvrir ici
Avant de brûler
Virginie DeChamplain (La Peuplade)
Après une inondation lui ayant enlevé sa maison et sa conjointe, une femme trouve refuge un peu plus loin dans une maison qu’elle habite avec un homme victime aussi des Déluges. Quotidiennement, elle arpente la forêt et dans un cahier fait l’inventaire des changements de la nature, tâchant de l’apprivoiser, y trouvant peut-être beauté et lueur. Un jour, surgissant de la clairière, Farah apparaît avec ses trois enfants. Enfuis de leur pays, ils ont traversé les frontières et semblent espérer un secours. La femme les amènera chez elle et à travers les regards, les sourires et les gestes, ils arriveront à une certaine compréhension mutuelle. Sans prodiguer espoir ou prédire la catastrophe, Virginie DeChamplain souhaite plutôt constater l’état des choses et retisser le fil d’une humanité universelle et partagée. Et elle le fait avec brio.
Je vous demande de fermer les yeux et d’imaginer un endroit calme
Michelle Lapierre-Dallaire (La Mèche)
Cette autofiction possède toutes les constituantes d’une littérature qui fore les replis les plus intimes pour se voir renaître, métamorphosée par le biais d’un profond travail d’introspection. L’autrice revisite son enfance auprès d’une mère idolâtrée, examinant les rouages complexes d’une relation fusionnelle qui cherche ses repères à travers les fils inextricables d’un amour immodéré. Si certains passages peuvent s’avérer provocants, ils ne le sont jamais gratuitement; au milieu des abus, des dérives et des quêtes dévorantes, une identité cherche à se construire et à se réconcilier. La sexualité, lieu extrême des plaisirs et des dégoûts confondus, se vit tantôt tel un pouvoir que la narratrice veut se réapproprier, tantôt empruntant la vélocité d’un vortex vertigineux qui s’attache au corps pour se défaire des aliénations mentales. L’écriture désinhibée de Michelle Lapierre-Dallaire agit à la manière d’une catharsis, émancipant son sujet et l’allégeant de quelques-unes de ses fêlures.
Peuple de verre
Catherine Leroux (Alto)
N’ayant pas de demeures où habiter, ceux que l’on nomme « les inlogés » sont amenés contre leur gré dans un immeuble où ils doivent travailler pour assurer leur pitance. Sous des airs de rédemption, cet endroit n’est qu’une cage forçant les dépossédés à nourrir un système érigé pour la bonne marche du capital. Sidonie, journaliste essayant sans relâche de montrer les travers d’une société qui s’érige au détriment des moins bien nantis, finira elle-même par se retrouver entre ces murs. On serait tenté de qualifier ce roman de dystopique, mais il s’approche si près de la réalité qu’il est plus juste de le considérer comme un miroir nous rappelant l’ampleur de la pauvreté actuelle projetant plusieurs individus dans les rets d’une misère dont il est difficile, voire impossible de s’extirper. Catherine Leroux, avec une grande virtuosité, nous contraint à regarder les faits, souhaitant collectivement nous saisir en vue d’endiguer une crise qui ne rencontre plus de limites.
L’été de la colère
Elizabeth Lemay (Boréal)
Ne voulant jouer d’aucune esbroufe, Elizabeth Lemay raconte dans ce récit sans concessions les multiples supercheries destinées à faire croire aux femmes ce qu’elles ne sont pas. Dans une ère où médiatiquement l’on s’efforce de faire croire que le « deuxième sexe » se pose en victime, c’est avec énergie et conviction que l’autrice persiste et signe, décidée à croiser le fer tant qu’il le faudra. Consciente de ses propres écueils, elle se présente entre la femme lucide, évoquant nombre d’écrivaines ayant écrit avant elles, et celle aux prises avec des comportements voulant correspondre à une image érigée de toutes pièces par des centaines d’années de réflexes de soumission appris. Lemay passe par l’intime pour le placer au centre de la sphère sociale, obligeant à une remise en question qu’elle ne souhaite plus douce ni obligeante, exaspérée par des schèmes archaïques qui repositionnent invariablement les femmes dans un second rôle, façonné qui plus est par une posture qui ne nous appartient pas. Une parole entière qui assume ses contradictions, décuplant ainsi sa force de frappe.
Entrevue à découvrir ici
Les choix de Vicky Sanfaçon
Créatrice de contenu et rédactrice, Les libraires
Te souviens-tu?
Sydney Smith (Comme des géants)
La vie défile, tel un long fil se découpant en petites vignettes de moments fulgurants. On se souvient du mouvement créé par la lumière douce d’un après-midi d’été. On garde en mémoire le goût sucré des fruits, l’odeur de l’orage et le bruit métallique des gouttes frappant le toit en tôle. Mais au-delà de ces impressions fugaces, ce sont les moments de connexion avec ceux et celles qui nous sont chers qui s’inscrivent le plus durablement. C’est cette histoire d’impressions profondes que nous raconte cet album sensible, signé Sydney Smith. Une mère et son fils, allongés dans leur lit, évoquent les instants précieux d’une vie partagée. Les doux, les drôles et les lourds, ceux qui ont besoin d’être portés à deux. Chaque moment remémoré fait surgir la gratitude pour tout ce qui a été vécu ensemble, et une joie silencieuse de savoir que le chemin qui reste à parcourir sera, à n’en pas douter, pavé de nouveaux souvenirs précieux.
Bonjour, mon cœur
Fanny Britt (Le Cheval d’août)
Bernadette a 14 ans. En équilibre précaire entre deux âges de la vie, le pied gauche bien ancré dans l’enfance alors que le droit pointe discrètement vers l’âge adulte, elle est finalement désarçonnée par un mystérieux incident qui fait dérailler les battements de son cœur. Depuis, elle guette fiévreusement ses signes vitaux à la recherche d’une réponse à son mal-être. Exilée dans le Kamouraska pour l’été, elle espère que le cadre idyllique du chalet familial, cocon bienveillant de son enfance, pourra lui apporter quelques certitudes. Mais les critiques constantes de sa mère et ce besoin grandissant d’étendre ses horizons font que son envie de prendre le large et de larguer les amarres familiales est de plus en plus pressante. Dans Bonjour, mon cœur, c’est l’adolescence dans tous ses éclats qui est décortiquée sous la plume incisive de Fanny Britt. Ce roman initiatique, d’une résonance universelle, touche tous les âges et invite son lecteur à se (re)plonger dans cette étape déterminante de la vie.
Entrevue à découvrir ici
Terrasses
Laurent Gaudé (Actes Sud/Leméac)
L’ambiance est électrique. Sur la terrasse d’un café parisien, on perçoit le son cristallin des verres qui s’entrechoquent, mêlé aux rires insouciants. Les regards se croisent, les mains se frôlent. La nuit se fait douce comme une promesse. Qui aurait pu imaginer le carnage qui se dissimulait au détour des ruelles? C’est avec une économie de mots d’une efficacité bouleversante, un profond respect et une pudeur de circonstance que Laurent Gaudé retrace l’attentat du 13 novembre 2015, alors que les balles commencent à pleuvoir au Bataclan. Ce roman choral, composé de dix courts chapitres, place le lecteur en première ligne de l’horreur, faisant vivre la peur, l’angoisse et l’incompréhension des victimes, des premiers répondants et des familles, qui tentent désespérément de joindre leurs proches. Les mots de Laurent Gaudé restituent le regard et redonnent une voix à ceux qui sont tombés. Essentiel, ce récit décline la catastrophe en dévoilant les étincelles d’humanité nécessaires pour ne pas sombrer dans la noirceur totale.
Hanter Villeray
Gabrielle Caron (Stanké)
Maude est morte. C’est une évidence. Mais pourquoi? Voilà qui échappe totalement à son esprit fantomatique. Sa seule certitude est qu’elle est belle et bien ancrée dans la réalité des vivants même si son enveloppe corporelle n’est plus; assistant à son après-vie comme on regarde un film, pop-corn en moins. Ne reste plus que cette sensation étrange de flotter entre deux univers. Doit-elle effectuer une mission pour rejoindre l’au-delà? Tant de questions, d’introspection et de discussions avec des spectres bien plus sages qu’elle lui seront nécessaires pour comprendre et accepter son nouveau statut de revenante. Passant du rire à l’empathie qui serre le cœur, le lecteur suit le cheminement personnel de cette protagoniste surprenante et étonnamment touchante qui apprendra la valeur de la vie même au-delà de la mort.
Cuisine autochtone
Lysanne O’Bomsawin (L’Homme)
La cuisine autochtone incarne une philosophie de respect, de saisonnalité et de durabilité. De la bannique à la sagamité, chaque plat est un hommage au terroir et à l’ingéniosité des peuples qui ont su tirer le meilleur de la terre, témoignage d’une relation harmonieuse avec la nature et d’une connaissance intime du territoire. Dans Cuisine autochtone : Saveurs et savoir-faire d’hier à aujourd’hui, la cheffe Lysanne O’Bomsawin, Abénakise de la communauté d’Odanak, met en lumière l’expertise culinaire des onze Premières Nations à travers quatre-vingts recettes authentiques. Ancrées dans les traditions, ces recettes s’ouvrent sur la modernité, offrant aux curieux et aux fins gourmets l’occasion de découvrir une tradition culinaire vivante qui, nourrie par l’histoire et la mixité de son territoire, devient un lieu de rencontre essentiel.
Les choix d’Ariane Lehoux
Coordonnatrice générale, Les libraires
Je mets mes rêves sur la table
Martina Chumova (Le Cheval d’août)
Dans son premier roman, Boîtes d’allumettes, Martina Chumova tisse un récit sur la filiation, parlant alors d’exil. Épousant encore une prose d’une grande sensibilité, son second livre autofictif met à nu la dualité possible entre une vie intérieure féminine marquée de contraintes biologiques et sociales et ce désir de liberté de briller et d’exister dans toute sa vulnérabilité créative. Je mets mes rêves sur la table explore les thèmes de la maternité, de la précarité chez l’écrivaine, de même que de la dépression, invoquant notamment Maggie Nelson, Anne Boyer et Lora Mathis. La radical softness comme arme de vérité intime. Chumova ouvre son roman ainsi : « Je suis une femme du vingt et unième siècle avec des problèmes qui relèvent davantage du vingtième. »
Maquina
Lula Carballo (Leméac)
Tout ce que signe Lula Carballo se doit d’être lu. post-espoir, son premier recueil de poésie dans la rentrée littéraire d’automne des Éditions du Noroît, quelle œuvre sensible! Créatures du hasard, un premier roman si émouvant et poétique! Avec Maquina, dédié à Sophie Calle, Lula Carballo nous transporte dans un casino, elle-même ayant travaillé dans un tel endroit il y a plus de dix ans malgré cette obsession du jeu présente dans sa lignée familiale. Luz, préposée aux machines à sous, s’entiche de la richissime joueuse madame B. qu’elle souhaitera imiter tant elle la vénère dans son opulence démesurée et se plaît à espérer une relation intime avec elle. « Lorsqu’on est riche, on peut difficilement être autre chose. En tant qu’artiste, je peux performer votre mascarade tout en gardant une certaine lucidité. »
Chez Leméac, Madeleine et moi de Marc Séguin est aussi une lecture incontournable de cette année.
Ce lac
Jonathan Hope (Éditions du Quartz)
C’est l’histoire d’un lac, ce qu’il contient et ce qui l’encercle dans un bout du monde. Il y a l’île surnommée la Roche aux mouettes, le marais, l’usine à l’ouest, Elsie dans la cédrière, la Zamboni engloutie sous la glace de la patinoire, les rez-de-ville à proximité des berges, etc. Ce lac d’une forme rappelant « une licorne au galop », visible au moindre détour dans la ville, est décrit de manière très imaginative, faisant en plus appel au vocabulaire scientifique de la faune et de la flore. Ce premier roman coule comme de l’eau de roche tandis que se profilent les pensées spontanées de ce narrateur du vivant. Des réflexions sur le langage, des expressions et des mots contribuent à sa singularité. Un primo-romancier qui se démarque; c’est impossible de l’imaginer tomber dans le lac.
Je n’aime pas violet
Danielle Fournier et Louise Marois (Le Noroît)
Dans la collection « Omri » du Noroît, ce recueil de poésie se hisse sur les listes préliminaires du Prix des libraires du Québec 2025. Entre prose, vers et photographie, cette œuvre à quatre mains, imprimée violet sur blanc, nous plonge dans une narration impressionniste de multiples ressacs intérieurs où la nature et les objets du quotidien en forment une cartographie. Dans une immersion sur les berges de L’Île-aux-Coudres, une femme plurielle se fond aux éléments et s’en émeut aux côtés d’autres « passeuses d’existence ». L’ordinaire de chaque instant fugace est sublimé. Chaque image, mot et cri de l’âme tend à communiquer l’indicible.
Au Noroît cette année, n’oublions pas de nommer d’autres perles comme L’étoile taillée d’Émilie Devoe et Scaphandre de Mélissa Labonté.
La naissance d’une mère
Mélanie Boulay (Parfum d’encre)
Classé dans la catégorie vie pratique, ce livre de confidences et réflexions sociales sur la maternité peut aussi bien se lire tel un roman vu sa construction en un récit intime au je, qui se conclut sur une vie à quatre. Explorant notamment le concept de matrescence, l’artiste Mélanie Boulay révèle des pans vulnérables de sa vie, dans son apprivoisement d’une nouvelle vie de maman, avec ces difficultés et tout ce bonheur et cet amour incommensurables que les naissances peuvent engendrer. « L’amour mérite tous les efforts du monde. »
Les choix d’Alexandra Mignault
Directrice de la production de la revue Les libraires
Voyage à la villa du jardin secret
J. P. Chabot avec l’aide d’Audrey-Ann Bélanger (Le Quartanier)
Pendant un voyage au Costa Rica, J. P. lit à Audrey-Ann le livre qu’il écrit sur elle, dans lequel il raconte leur rencontre, leur amitié, le quotidien de la jeune femme : elle vit avec l’ataxie de Friedreich, une maladie dégénérative qui lui occasionne des douleurs, la cloue dans un fauteuil roulant et altère sa proprioception. Le handicap, les soins, la difficulté de vivre, la résilience, l’enseignement et le pouvoir de la littérature s’amalgament dans ce roman poignant et lumineux, empreint des vulnérabilités des protagonistes. Même si, avec ses moult détours, le récit s’avère « labyrinthique », comme le dit l’auteur, on suit le fil aisément, happés par la force et la beauté de leur relation, par le rire d’Audrey-Ann qu’on a l’impression d’entendre. Le voyage ne se passe pas comme prévu, et le livre n’est peut-être pas non plus ce qu’il devait être, mais peu importe, parce que la lecture, elle, est incomparable.
La part de l’océan
Dominique Fortier (Alto)
Dominique Fortier nous éblouit toujours avec l’élégance et l’orfèvrerie de sa plume. Après s’être notamment intéressée à Emily Dickinson, elle s’attarde cette fois à la rencontre entre les écrivains Herman Melville et Nathaniel Hawthorne, s’inspirant de leurs correspondances pour inventer une histoire d’amour qui aurait pu naître, mais qui ne verra pas le jour. En 1850, cette passion inassouvie chamboule la vie de Melville ainsi que l’écriture de son roman, celui qui deviendra Moby Dick. Dans cette œuvre envoûtante s’entremêle aussi une trame contemporaine avec une réflexion sur le pouvoir de la littérature, les histoires qui nous habitent, la fragilité des liens et des êtres alors que la narratrice retrace la construction du chef-d’œuvre, tout en relatant sa relation avec un homme, qui est en lui-même un poème, et qui n’existe peut-être pas vraiment.
Amiante
Sébastien Dulude (La Peuplade)
Livre très remarqué de la rentrée littéraire automnale, cette œuvre touchante et nostalgique nous va droit au cœur. Dans la langueur de l’été 1986, à Thetford Mines, Steve Dubois, 9 ans, et son meilleur ami, le petit Poulin, 10 ans, s’aventurent dans la ville, construisent une cabane (et un monde) et errent au gré de l’oisiveté et de l’innocence de l’enfance. Jusqu’à ce qu’un événement tragique coupe les ailes de la candeur et de l’amitié. Dans un portrait authentique et poétique, on suit les tribulations de Steve, jugé trop sensible par son père, jusqu’à l’adolescence, où il tente de renouer avec son paradis perdu. Ce roman d’apprentissage est à la fois triste et beau, résolument magnétique.
Lait cru
Steve Poutré (Alto)
Ce premier roman, qui a remporté un prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général, navigue entre un être tourmenté, isolé dans sa chambre en psychiatrie à l’hôpital et ses souvenirs à la ferme. C’est par bribes qu’il revisite ses démons, ses cauchemars, ses manies, ses peurs ainsi que le dur labeur. Le quotidien, parfois asphyxiant, est aussi empreint d’émotions refoulées, de fantômes, de secrets de famille, de solitude et de la mort. Avec des images fortes, cette plongée énigmatique dans un univers singulier appelle les sens, nous enserre le cœur et nous hante.
« Les souvenirs de famille lourds comme des piscines sur ses épaules. Un jour, quelqu’un devra les boire, à défaut d’avoir su les pleurer. »
Entrevue à découvrir ici
Tout me revient maintenant
Jean-Michel Fortier (La Mèche)
« […] je porte encore au fond de moi l’envie impossible d’être un garçon comme les autres. » À Sainte-Foy, en 2003, Colin, 16 ans, tente de survivre à la jungle du secondaire. Il aime en secret Céline Dion et un garçon. Même s’il ne veut pas être fake, il craint de se dévoiler et enfouit ses désirs et ses passions. Peu à peu, il osera se révéler à sa meilleure amie, et vivre, à l’abri des regards, son amour avec Yann. Cette œuvre émouvante et sensible dépeint avec justesse les aléas de l’adolescence et la quête de soi. Avec ce quatrième roman, Jean-Michel Fortier nous charme à nouveau.
Entrevue à découvrir ici














