Entouré de ses proches, dont sa femme l’écrivaine Siri Hustvedt, l’auteur Paul Auster s’est éteint à 77 ans, des suites d’un cancer diagnostiqué l’année dernière. Paul Auster laisse une œuvre majeure et déterminante.

New-Yorkais convaincu, Paul Auster a fait de cette ville le théâtre de son œuvre, en la faisant reine de la trame de sa Trilogie new-yorkaise, notamment. Son premier recueil, Unheart, n’ayant pas eu le succès escompté, Paul Auster a connu des années difficiles avant de recevoir l’attention médiatique. Paru en 1982, L’invention de la solitude lui a valu un certain succès, mais c’est avec sa Trilogie qu’il se taille assurément une place dans le paysage littéraire. Suivront, entre autres, Moon Palace, Le livre des illusions et Brooklyn Follies. Particulièrement apprécié en France, il remporte en 1993 le prix Médicis pour son roman Léviathan. En 1994, Paul Auster est récompensé ici du Grand Prix Metropolis bleu pour l’ensemble de son œuvre. D’ailleurs, si les livres de Paul Auster sont traduits et publiés en France chez Actes Sud, ils sont publiés au Québec en collaboration avec Leméac.

Ces dernières années, Paul Auster a écrit notamment 4 3 2 1, l’essai Pays de sang, et tout récemment, Baumgartner, dans lequel il met en scène un écrivain vieillissant, qui tente de rattraper le fil de sa mémoire en évoquant ses souvenirs.

Souvent considéré comme le plus francophile des romanciers américains, Paul Auster a pondu une trentaine de livres, des recueils de poésie, des romans et des essais, en plus de scénarios pour le cinéma et le théâtre. Son œuvre est teintée de nostalgie et de tourments, de tempêtes comme d’une certaine ironie. Il aura marqué son époque grâce à sa verve généreuse et franche, et laisse dans le deuil des milliers de lecteurs et lectrices.

Publicité