Les 30 ans des Éditions David

La maison d’édition basée à Ottawa célèbre son trentième anniversaire cette année; trois décennies à contribuer à la diversité de la littérature franco-canadienne en publiant des œuvres issues de différents genres. En effet, si, en 1993, lors de sa création, la maison publiait principalement des essais et de la poésie, elle s’est diversifiée à mesure qu’elle prenait de l’ampleur, pour maintenant éditer plusieurs romans pour adultes et pour adolescents, en plus d’être maintenant spécialisée en édition de haïkus. Parmi ses récentes publications, soulignons le roman du Torontois Didier Leclair Le prince africain, le traducteur et le nazi, une chasse à l’homme dans le Paris des années 1940 entre un tortionnaire de la Gestapo et un prince qui fait du trafic de diamants. C’est également le retour de Monia Mazigh (Du pain et du jasmin, Farida) qui, sous la forme d’un abécédaire tissé de réflexions et d’expériences vécues, aborde l’humanité, la guerre, la haine, la migration. À lire dans Histoires de racines.

Du rayonnement outre-mer pour Camille Perron-Cormier

En janvier dernier, le Canada était le pays à l’honneur du Festival de la bande dessinée d’Angoulême. En digne représentante des provinces maritimes, Camille Perron-Cormier, (Nouveau-Brunswick) autrice de SOS sorcières (Bouton d’or Acadie), a participé à l’événement. Sa BD, la première d’une série, s’adresse aux adolescents et raconte l’histoire d’Andréa, étudiante timide, qui, non sans devoir gérer son entrée à la résidence universitaire, doit également gérer une nouvelle de taille: elle apprend qu’elle est une sorcière! Ce titre est d’ailleurs en lice comme « Découverte de l’année » aux prix Éloizes 2024.

 

Des essais pour en apprendre plus sur la situation linguistique au Canada

Les Presses de l’Université d’Ottawa proposent plusieurs ouvrages concernant la francophonie, dont Déploiements canadiens-français et métis en Amérique du Nord (18e-20e siècle). Ce livre jette un regard neuf sur la façon dont les migrations de Canadiens français et les métis ont influencé le développement social et l’identité collective au Québec, du Manitoba, de la Nouvelle-Angleterre, du Midwest américain et de la côte du Pacifique, expliquant ainsi l’évolution des communautés francophones nord-américaines. Dans Insécurité linguistique dans la francophonie, publié dans la merveilleuse « Collection 101 » — qui se donne pour objectif de faire le tour d’un sujet en 101 pages —, Annette Boudreau s’intéresse quant à elle au sujet qui donne son titre à son court essai en débroussaillant plusieurs points : ce qu’est une langue, ce qu’est le français, le cas précis de la francophonie et l’emprise de l’insécurité qui y est vécue, les idéologies langagières, la situation au Canada, et ce que signifie « se dire francophone ».

 

Une journée pour la francophonie canadienne
Créée par l’Assemblée nationale du Québec en 2023 sous la responsabilité du Centre de la francophonie des Amériques, la Journée québécoise de la francophonie canadienne est fixée au 22 mars de chaque année. Cette date, qui coïncide avec l’anniversaire de naissance de Gabrielle Roy, écrivaine originaire du Manitoba, est à inscrire à votre agenda comme un rappel à aller à la rencontre des francophones vivant en milieu minoritaire au Canada. Que ce soit par la lecture d’un roman écrit ou édité en terres franco-canadiennes ou par l’écoute d’un artiste qui chante le territoire, les avenues sont nombreuses pour valoriser la langue et la culture francophone qui nous rassemblent : osez participer!

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