Ce sera ainsi l’occasion pour les différentes délégations de partager et de découvrir les pratiques de leurs villes sœurs, et de mettre en lumière la ville de Québec, première ville francophone à avoir rejoint l’éminent cercle des villes littéraires de l’UNESCO. En plus de jouir de la superbe Maison de la littérature, la ville de Québec s’avère également le terreau de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ) qui chapeaute notamment le site transactionnel leslibraires.ca et la revue Les libraires, qui participent activement à l’effervescence littéraire et qui, contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, ne sont pas basés à Montréal!
Si la rencontre annuelle se veut un événement pour échanger et créer des partenariats entre professionnels, certains événements ont été mis sur pieds pour le grand public.
Avec l’exposition Toponymie, présentée à la place D’Youville et devant le Château Frontenac, la population pourra découvrir l’origine des noms des villes de littérature UNESCO en mots et en images.
Le festival Québec en toutes lettres s’inspire de la rencontre des villes de littérature UNESCO pour présenter le spectacle sonore multilingue, Multivox. L’inauguration de cette installation inédite se tiendra dans la soirée du 12 octobre, à la place D’Youville, offrant une chorégraphie grandiose.
Le 11 octobre, le Morrin Centre propose un parcours littéraire. Ce lieu emblématique de la ville donnera le ton, entre autres, à une série de courtes performances en français et en anglais. On y verra entre autres Neil Smith, Kathleen Winter, Simon Brown, Audrée Wilhelmy et Daphnée B.
Des animations éphémères dans divers endroits complètent la programmation sous la thématique « À Québec, on célèbre la littérature ».
Pour en savoir plus sur les activités, les citoyens peuvent consulter le site Internet : quebecvilledelitterature.ca/programmation.
Le festival Québec en toutes lettres, pour sa part, se déploiera pour le plus grand plaisir des résidents et résidentes ainsi que pour les touristes. Du 9 au 13 octobre, le dynamisme propre à Québec fera fleurir la littérature sous toutes ses formes. Cette année, le festival s’articule autour de ce vers de Nicole Brossard : « Nous sommes plusieurs avec un surplus de mémoire à rêver ». Tout d’abord, on encercle le 14 octobre sur son calendrier, car sera alors porté sur la scène le recueil Savèche, du poète acadien Jonathan Roy. L’attirance de l’homme pour l’agitation du monde virtuel est au cœur de ce spectacle tissé sur une métaphore filée, là où savèche signifie « papillon de nuit ». Dans la série des grands entretiens, on retiendra ceux avec Nicole Brossard (13 octobre), Jean Sioui (15 octobre) et Daniel Grenier (17 octobre).
Le festival propose l’étonnant Lettres biologiques, amours interdites, un spectacle où Yanick Villedieu et Marika Lhoumeau incarnent sur scène le frère Marie-Victorin et sa collègue Marcelle Gauvreau, plus jeune de 22 ans, qui entretiennent une correspondance soutenue de 1933 à 1944, à la fois scientifique et amoureuse – et forcément secrète : il est un religieux, elle est célibataire. On attend aussi avec impatience la venue de François-Henri Désérable, qui signe L’usure d’un monde et qui vient au festival afin de raconter sa visite en Iran, tout juste après le meurtre de l’Iranienne Mahsa Amini. Son intention? Faire la lumière sur les soulèvements de la jeunesse iranienne et suivre le chemin de Nicolas Bouvier. De plus, vous êtes tous conviés durant les deux fins de semaine du festival à des escales gourmandes en librairie alors que des lectures, des performances et des moments d’écriture publique auront cours grâce à la participation, notamment, de Marie Hélène Poitras, de Charles Sagalane et d’Audrée Wilhelmy.
Pour en savoir un peu plus sur la programmation du festival Québec en toutes lettres, c’est ici.




















