Photo : © France Lemire

De quoi ça parle?
Les amoureux et amoureuses de l’eau et des grands espaces trouveront à coup sûr dans ce livre de quoi leur donner envie de troquer sur-le-champ le bitume des routes pour manœuvrer sur les nappes bleues de notre coin de pays. Comme nous l’enseigne ce riche ouvrage aux photos en couleurs d’une irréfutable beauté, la topographie du Québec dénombre 500 000 lacs et 4 500 rivières, ce qui en fait un lieu privilégié de canotage, que l’on soit un fidèle habitué ou un novice inexpérimenté.

Photo : © Guillaume Rivest

À cheval entre le guide pratique, le récit personnel et le documentaire géographique, Pagayer s’avère complet en ce sens qu’il relève autant de l’outil didactique essentiel qu’il élève la pratique du canot en un véritable art de vivre. C’est ainsi qu’au fil des pages, nous survolons un brin d’histoire sur cette embarcation mythique (pensons à la légende de la chasse-galerie) d’abord connue comme un moyen de transport. Nous sommes aussi informés des avantages et des inconvénients de ses différentes composantes, partons à la découverte des grandes étendues, à la fois émerveillés par la quiétude limpide des eaux dormantes et enhardis par la vitalité de leurs rapides, avons accès à une liste d’indispensables à inclure dans le bagage. On nous offre même quelques recettes d’expédition, du risotto aux champignons au pain bannique autochtone à savourer.

Un fabuleux bouquin écrit par un aficionado de la nature et de ses vastitudes.

Photo : © Eric Van Bochove

Citation
« Je me réveille en bordure de la Dumoine, cette grande rivière sauvage située à la frontière de l’Outaouais et de l’Abitibi-Témiscamingue. Dès le moment où je quitte le confort de mon hamac, je regarde les rayons multicolores du soleil éclairer progressivement le lit calme du cours d’eau entre deux sections d’eau vive particulièrement agitées. Café en main, assis sur un rocher, j’observe une buse à queue rousse planer au-dessus de ma tête à la recherche de son déjeuner. Pas un bruit, pas un son, mes coéquipiers et coéquipières dorment encore. Les canots remontés sur les berges attendent patiemment d’être remis à l’eau pour nous transporter de l’autre côté de la prochaine courbe, cet endroit où le monde nous est encore inconnu, cet endroit qui, très probablement, nous surprendra comme chaque détour de la rivière jusqu’à maintenant. »

Photo : © Alexandre Nadeau

À lire si vous avez aimé
Territoires : Printemps de Fabien Cloutier et Jean-Philippe Leclerc (L’Homme)
Un pays de rivières de Normand Cazelais (Éditions La Presse)
Waswanipi de Jean-Yves Soucy (Boréal)
De rivières de Vanessa Bell (La Peuplade)

© Photos tirées de Pagayer de Guillaume Rivest (Parfum d’encre)

Publicité