Définitivement. Tu peux déjà
Grand Corps Malade et Thomas Baas, Les Arènes
Anouche Productions, 54 p., 33,95$
Les paroles du slameur Grand Corps Malade prennent une nouvelle ampleur une fois couchées sur papier plutôt qu’entendues. Dans cet ouvrage, véritable hommage à la naissance de ses fils, il propose les textes de Définitivement et de Tu peux déjà. Magnifiquement illustré par Thomas Baas, ce livre nous invite à y plonger en solitaire, en amoureux ou en famille : tout y est pour faire rêver et émouvoir, des saynètes pleines d’authenticité et de chaleur aux mots qui résonneront en vous.
Angle mort
Paula Hawkins (trad. Corinne Daniellot), Sonatine, 158 p., 27,95$
Celle à qui l’on doit La fille du train, Au fond de l’eau et Celle qui brûle propose un court roman, suivi d’une brève nouvelle, et poursuit dans la même veine avec un thriller prenant, qui nécessite de démêler le vrai du faux. Depuis le collège, Edie, Jake et Ryan ont toujours été un trio inséparable, même si Edie et Jake forment un couple. Mais depuis quelque temps, ces derniers se disputent souvent et leur histoire bat de l’aile. Un jour, après une chicane, Edie se réfugie chez Ryan. Quelques jours plus tard, Jake est retrouvé mort chez lui, et Ryan devient le principal suspect. Edie croit en son innocence, surtout qu’elle l’a toujours admiré, mais l’enquête pourrait la faire douter… Peut-elle vraiment lui faire confiance?
Les femmes de bois
Camilla Sironi, Éditions au Carré, 272 p., 29,95$
Née en Italie, cette Québécoise d’adoption propose ici un doux roman qui creuse le pas si simple sillon de la naissance d’une amitié entre deux femmes, l’une de 40 ans et l’autre de 50, amenées à cohabiter dans le cadre enchanteur des décors méditerranéens de la Sardaigne. Malgré leurs personnalités tout à fait opposées, la retraitée de l’enseignement et la sculptrice découvriront que la quête de soi, sans fard, est de loin la plus grande découverte de ce que la beauté a à offrir.
Poussières dans l’espace
Mazen Abdallah et Haidar Safa (trad. Sylvie Beaupré), Sémaphore, 144 p., 23,95$
Les questions éthiques en lien avec les avancées technologiques sont d’actualité. Et ce roman d’anticipation, qui les aborde justement, a été écrit, en arabe, en 2008, à quatre mains. Il nous place en 2050, alors que des scientifiques dans un laboratoire militaire œuvrent à mettre au point des armes qui permettent de gagner des guerres sans pertes humaines, seulement… par l’implantation de rêves communs. On y croise ainsi des prisonniers qui, tous, ont fait le même rêve, une même nuit. Et il y a aussi cette jeune Bernadette, qui a le don d’entrer dans les rêves des autres à sa guise. Un roman qui aborde de grandes questions, dans une plume merveilleuse grâce à la traduction de Sylvie Beaupré.
Ellipses
Philippe Chagnon et Louise Gros, Le Noroît, 120 p., 22,95$
Philippe Chagnon se situait déjà parmi les auteurs à suivre de près, mais Ellipses est assurément le livre qui marque d’une pierre blanche son parcours. Un livre chavirant, où on y lit : « J’abrite un labyrinthe de sous-entendus dans un nuage en faillite » ou encore « Notre patience en feu de Bengale, et pourtant. Il suffit d’une seule seconde dans un endroit en fleur. » Dans cette façon bien personnelle et si bien maîtrisée qu’il a de décortiquer le quotidien, il aborde les remous, la parentalité, les jours qui ressemblent aux nuits. D’abord projet collaboratif de deux artistes — une correspondance entre poèmes et images publiée un an durant sur les réseaux sociaux —, ce livre offre maintenant un condensé d’intensité, d’amères douceurs et de beauté.
Tokyo crush
Vanessa Montalbano, Les Arènes
Komon, 198 p., 29,95$
Les ouvrages sur le Japon sont légion, mais voilà que Tokyo crush apporte sa pierre à l’édifice : une Française qui a habité cinq ans en terres nipponnes décortique le monde fou des applications de rencontres dans ce système social hyper codifié qu’est celui des Japonais. Que signifie boire à la même paille que sa date? Pourquoi tout le monde l’amène au restaurant italien? Comment sont construites les fiches Tinder de ses prétendants? De quoi ont vraiment l’air les love hotels? Voilà un ouvrage qui fait découvrir le Japon sous un angle moins touristique et plus anthropologique, avec une pincée d’humour, de dérision, de stupéfaction et, qui sait… d’amour!
Le parfum de la baleine
Paul Ruban, Flammarion Québec, 210 p., 24,95$
Original roman polyphonique aux accents olfactifs puissants, ce livre, qui joue de l’allégorie, place le lecteur au cœur d’un tout-inclus de luxe dans les Caraïbes (le genre où on vous offre un menu d’oreillers à votre arrivée) aux côtés d’un couple souhaitant retrouver la flamme de leurs débuts et de leur fille, adepte de natures mortes au Etch A Sketch. Mais voilà, sur la plage s’est échouée une baleine dont la puanteur affecte les voyageurs, bouleverse l’hédonisme culinaire, entrave les émois charnels, pousse les visiteurs à porter des bouchons de nez, s’immisce jusqu’au tréfonds de l’âme des touristes. Le vent emportera-t-il un jour cette odeur? Et que laissera-t-il alors derrière lui?
Histoires farfelues d’orthographe : Le roi Ponctuation et autre histoire
Élodie Fondacci et Marianne Barcilon, Le Robert
Lunii, 118 p., 21,95$
Mais quelle idée géniale d’écrire de bonnes histoires qui personnifient les règles orthographiques, d’accompagner le tout d’images magnifiques et d’en créer un livre qui contient également exercices et jeux farfelus! Cette nouvelle collection propose ainsi une solution d’apprentissage divertissante et claire. Dans ce volet, on visite le royaume des mots en compagnie du roi Ponctuation et des princes Point d’interrogation, Point d’exclamation et Point final, mais aussi des jumelles Majuscules. Dans d’autres ouvrages, on accompagne le dragon Er ou É, les inspecteurs Ne et Pas, Genou le petit hibou et les frères S! Dès 6 ans
Copilotes
Sophie Laurin, Hurtubise, 206 p., 24,95$
Après En route vers nowhere et Fausses routes, Sophie Laurin clôt sa trilogie empreinte de nostalgie avec Copilotes, une ode à l’amitié. En mai 2008, Sara et Marjorie, qui viennent de terminer leurs études universitaires, atterrissent à Barcelone pour deux semaines. Ce périple sera l’occasion de se remémorer des souvenirs, mais aussi de réfléchir à ce qu’elles veulent vraiment, maintenant que leur vie d’adulte commence réellement. Surtout qu’au retour, elles devront jongler avec le départ de Sara de leur appartement et les recherches pour dénicher leur emploi de rêve. C’est une nouvelle étape qui s’amorce pour elles, avec tous les vertiges que cela comporte, mais au moins, elles ne sont pas seules pour faire la route; elles peuvent compter l’une sur l’autre.
La saison des débutantes (t. 1) : Félicity L’Intrépide
M. C. Beaton (trad. François Rosso), Albin Michel, 200 p., 22,95$
La créatrice d’Agatha Raisin délaisse le temps d’une série les cosy mystery pour se consacrer à la romance historico-comique! Ici, elle nous entraîne aux côtés de deux jumelles d’environ 50 ans qui, faute de dot ou d’héritage qui leur assureraient le mariage, choisissent de survivre en plaçant une petite annonce où « deux dames bien nées » qui ont en leur poche des relations bien placées se proposent à faire entrer dans le grand monde qui le désirera. Leur premier mandat sera de préparer au mariage une jeune fille insolente qui préfère la chasse aux soirs de bal… Arriveront-elles à survivre à ce boulot de chaperon professionnel?
Myriam et le thé du juste moment
Sophie Noël, Scrineo, 230 p., 24,95$
Myriam et sa mère viennent de s’installer dans un village isolé où elles tiennent une librairie-café. Mais même si elle aime cet endroit, la jeune fille ne trouve pas facile de s’adapter à sa nouvelle vie, surtout après avoir beaucoup voyagé. Et maintenant, elle doit aller au collège — plutôt que d’étudier par correspondance — et elle ne crée pas aisément de liens avec les autres. C’est sa rencontre avec Adiba, une conteuse mystérieuse avec qui elle va se lier d’amitié, qui va changer la donne. Encore plus mystérieux, les contes qu’Adiba raconte prennent vie. Myriam peut littéralement se mettre dans la peau des personnages. Ces histoires l’aideront à comprendre ce qu’elle ressent. Un roman poétique sur la magie et le pouvoir de l’imaginaire. Dès 12 ans




















