Ce roman s’attarde à une jeunesse contemporaine, aussi intense que désirante, et met en scène un romancier de 71 ans victime d’un AVC qui accepte à contrecœur d’écrire le biopic des Rolling Stones, tout en vivant une passion, certes scandaleuse, avec sa belle-fille de 23 ans… Alors que les forces du romancier déclinent, leur passion, elle, est loin de péricliter. Et puisque nous sommes avec Liberati, c’est également une grande aventure truffée d’histoires littéraires à laquelle nous assistons.
Liberati succède ainsi à Amélie Nothomb et son Premier sang (Albin Michel).
Du côté du Renaudot de l’essai, c’est Guillaume Durand qui remporte les honneurs. L’ouvrage récompensé est Déjeunons sur l’herbe (Bouquins), un essai consacré au peintre Édouard Manet.
C’est au restaurant parisien Drouant, comme le veut la tradition, que ce prix a été annoncé, tout comme le Goncourt. Même jour, même lieu. Attribué par dix journalistes et critiques littéraires, le Renaudot fut créé en 1926 d’abord sur le mode de la plaisanterie, en pied de nez au Goncourt dont le jury prenait un temps fou pour délibérer, selon les journalistes qui attendaient l’annonce. La légende veut que, chaque année, deux livres soient sélectionnés, au cas où le lauréat du Renaudot serait également nommé pour le Goncourt.
Photo : © Librairie Mollat














