Les finalistes du 9e Prix de l’Association des critiques de bandes dessinées (ACBD) québécoises ont été annoncés ces derniers jours.

L’ACBD compte près d’une centaine de journalistes et de critiques de bandes dessinées à travers l’Europe francophone et le Québec. Chapeautée par Raymond Poirier ici, l’ACBD s’avère une reconnaissance du talent de chez nous à l’échelle internationale. Le lauréat sera dévoilé à la mi-octobre et recevra son prix lors du Rendez-vous de la BD de Gatineau le 2 décembre prochain.

Voici les quatre finalistes :

La cité oblique, d’Ariane Gélinas et Christian Quesnel (Alto)
Voici ce qu’en a dit Shannon Desbiens de la Librairie Les Bouquinistes : « De prime abord, la bande dessinée La cité oblique est tirée d’un texte original de Lovecraft sur ses visites dans la capitale québécoise dans les années 1930. Il est ici remanié de main de maître par Ariane Gélinas qui y rajoute l’obscur, l’inquiétant et l’horrible en manipulant superbement le ton que Lovecraft lui aurait donné s’il avait voulu en faire une œuvre horrifique. Et que dire du choix de Christian Quesnel pour le visuel! Il n’y a que lui pour rendre l’épouvantable dimension lovecraftienne et toute sa macabre poésie en images. C’est superbe! On a juste hâte de passer à la prochaine page et y voir dévoilée une nouvelle terreur. Une inquiétante version de notre histoire vue par Ceux qui savent… À posséder, à lire et à relire absolument! »

La méduse, de Boum (Pow Pow)
Gabriel Guérin, de la Librairie Pantoute, en a dit cela : « Si ce n’était pas de cette petite méduse, logée dans son œil depuis peu, Odette filerait le parfait bonheur : libérée de l’omniprésence maternelle, libraire dans une petite bouquinerie de quartier et cerise sur le sundae, en amour avec la belle Naïna. D’après le docteur, simple fatigue oculaire qui devrait se dissiper avec le temps. Sauf que les saisons passent et les méduses se multiplient (au point de se répercuter dans la forme même du récit). Odette l’indépendante, fille de personne, devra bien apprendre à accepter les mains tendues par ses proches. Aux antipodes du style de dessin de ses Boumeries, rappelant La petite révolution tout en étant davantage naturaliste dans son approche, La méduse lance avec brio la première collaboration entre la bédéiste et les éditions Pow Pow. Un gros gros GROS coup de cœur pour cette BD tissée d’amour, de douceur et d’amitiés. »

Les rescapés de l’éternité, Grégoire Bouchard (Moelle Graphik)
Après avoir annihilé la civilisation martienne dans Le cauchemar argenté et Terminus la Terre, le capitaine Bob Leclerc prend part dans ce récit à sa plus étrange aventure. Celle-ci débute dans un passé lointain, en Atlantide, et elle traverse les siècles, dont l’ère névrosée des bolides de courses et des records de vitesse, les coulisses sombres des vieux westerns américains et la palette surannée du rock and roll nihiliste des années 1950. Le tout culmine avec une vision délirante d’un futur dystopique étreint par l’ombre d’un des plus grands tourments humains : l’amour impossible et inatteignable! [Résumé de l’éditeur]

Le storyboard de Wim Wenders, de Stéphane Lemardelé (La Boîte à Bulles)
Stéphane Lemardelé revient sur son expérience de storyboarder, depuis le script, les repérages et prises de vue nécessaires à la confection du storyboard jusqu’au tournage des scènes sur lesquelles il a travaillé. C’est par ailleurs l’occasion pour lui d’expliquer les tenants et aboutissants du métier et du rôle d’un storyboard dans la réalisation d’un film. Occasion également de mettre en avant le lien entre le septième et le neuvième art qui se trouvent, ici, intimement liés. Outre la mise en lumière de ce métier de l’ombre, Stéphane Lemardelé met en images ses divers échanges avec Wim Wenders et lui donne ainsi la parole. [Résumé de l’éditeur]

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