En fiction, c’est Marie Hélène Poitras qui remporte la palme avec son recueil de nouvelles Galumpf, publié chez Alto. L’autrice, qui publie peu, a pourtant un bel éventail de prix littéraires prestigieux. En effet, son premier roman Soudain le minotaure a été récompensé du prix Anne-Hébert en 2003 tandis que Griffintown a reçu le prix France-Québec en 2013. Décidément, Marie Hélène Poitras a la décennie heureuse!
Rita Mestokosho, pour son recueil de poésie Atiku Utei – Le cœur du caribou, publié chez Mémoire d’encrier, s’est distinguée et reçoit les honneurs. Rita Mestokosho est la première autrice autochtone publiée au Québec. Militante, elle défend sa culture et sa langue tout comme l’environnement. Ses convictions se reflètent dans sa poésie. Si un Prix du Gouverneur général est le premier prix qu’elle remporte, son œuvre est connue à l’international depuis des années.
En théâtre, c’est Mathieu Gosselin qui se distingue grâce à Gros gars, publié chez Somme toute. On a vu Mathieu Gosselin, également acteur, notamment dans les pièces J’aime Hydro et Des souris et des hommes. Gros gars illustre une facette de sa personnalité, celle du procrastinateur par excellence, mais si ce travers le ralentit souvent, il lui permet aussi d’accéder, parfois, à une digression créative salutaire.
Du côté des essais, Philippe Bernier Arcand est récompensé pour son ouvrage Faux rebelles : Les dérives du politiquement incorrect, publié chez Poètes de brousse. L’auteur, professeur à l’Université Saint-Paul est également chroniqueur à Acadie Nouvelle. Dans son essai, qui invite au débat, il s’interroge sur la tendance de certains mouvements à se qualifier de rebelles face au supposé progressisme ambiant.
En littérature jeunesse, catégorie texte, c’est Lou Beauchesne avec Linoubliable, publié chez la courte échelle, qui s’est hissée sur le podium. Autrice de plusieurs albums et romans pour enfants, Lou Beauchesne signe ici un roman bouleversant, sous forme de lettres écrites par Mimi à sa petite sœur Linou qu’elle n’a pas connue. Entre détresse et enchantement, Linoubliable est un texte bouleversant, lumineux.
Toujours en jeunesse, catégorie livres illustrés, c’est Le plus petit sauveur du monde, de Samuel Larochelle et Eve Patenaude, publié chez XYZ, qui remporte le prix. Samuel Larochelle donne la voix à Florent, un gamin qui se sent coupable d’exister lorsqu’il apprend à quel point la planète est en danger. Par ses illustrations aussi sensibles que délicates, Eve Patenaude ajoute de la lumière à ce livre magnifique.
Enfin, la traduction de Catherine Ego de l’ouvrage d’Esi Edugyan, Out of the Sun, publié en français chez Boréal sous le titre de Dans l’ombre du soleil : Réflexions sur la race et les récits, s’est distinguée parmi les autres finalistes.
Les Prix littéraires du Gouverneur général sont généreux. En plus d’octroyer 25 000$ aux lauréats, les éditeurs des livres gagnants reçoivent 3000$ et chacun des finalistes se voit remettre une bourse de 1000$. Un coup de pouce fort apprécié de ceux et celles qui nous offrent de si belles heures de lecture! Félicitations à tous et à toutes!
Pour connaître les autres lauréats et lauréates, c’est ici.



















