« Un jeune homme voulant s’arracher à sa communauté religieuse, rigoriste et autarcique part à la découverte du monde moderne dans une métropole nord-américaine. Dans ce monde inconnu de lui, il découvrira aussi bien la cruauté contemporaine que l’urgence de la solidarité. Une histoire qui nous tient par la singularité de sa langue et par la texture de ses personnages. Les mots ont une profondeur inattendue, les situations sont vécues à hauteur “d’homme sans rien”. Du chagrin, du désir, de la naïveté, de la lumière et de l’espoir : tout y est pour chanter le roman d’une époque », a noté le jury international, présidé par Paula Jacques.
Depuis 2001, le Prix des cinq continents honore les ouvrages de grande qualité littéraire qui expriment la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents. Le prix est assorti d’une bourse de 15 000 euros (env. 21 800$). Le jury accorde aussi une mention spéciale, dotée d’une bourse de 5000 euros, attribuée cette année à Yahia Belaskri, pour son roman Le silence des dieux.
Cette année, la fournée de dix finalistes était particulièrement intéressante, avec cinq auteurs québécois en lice. On y retrouvait Edem Awumey, Daria Colonna, Christian Guay-Poliquin et Perrine Leblanc. Monique Proulx est la troisième Québécoise à remporter ce prix. Elle succède à Jocelyne Saucier, lauréate en 2011 pour Il pleuvait des oiseaux et à Gilles Jobidon, lauréat en 2019 pour Le Tranquille affligé.
Enlève la nuit est aussi en lice pour le Prix littéraire de collégiens, dont le résultat sera connu plus tard au printemps.
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