L’Académie française souligne ainsi le travail de l’auteur qui publiait d’ailleurs cette année le dernier opus de sa saga Malaussène, Terminus Malaussène, chez Gallimard. Commencée avec Au bonheur des ogres, la légendaire saga Malaussène s’est déployée en huit romans depuis 1985, comme huit pépites surgissant occasionnellement dans le paysage littéraire, nous livrant un peu du quotidien de ces personnages colorés. Mais Pennac n’est pas que l’auteur de Malaussène, bien sûr. L’auteur s’est fait connaître notamment grâce au Journal d’un corps, Mon frère et La loi du rêveur. On ne saurait passer sous silence également Comme un roman, qui relate magnifiquement de la place de la lecture dans nos vies et Chagrin d’école, dans lequel il s’interroge sur le rôle de l’école et de la pédagogie sur les « mauvais » élèves. Il a d’ailleurs remporté le prix Renaudot 2007 pour ce livre. Quant aux enfants, ils ont pu apprécier ses talents grâce à sa série Kamo, Cabot-Caboche et L’œil du loup.
Le Grand Prix de la littérature, attribué aux deux ans, est doté d’une bourse de 25 000 euros (soit un peu plus de 36 000$).
L’Académie française, forte de ses soixante-sept prix annuels, a décerné plusieurs autres lauriers au même moment. Ainsi, le Grand Prix de poésie a été remis à Jacques Roubaud pour l’ensemble de son œuvre et le Grand Prix de la Francophonie à Thomas Pavel. Les Prix de soutien à la création littéraire ont été également octroyés à Kerwin Spire pour sa biographie Monsieur Romain Gary et à Miguel Bonnefoy pour L’inventeur. À noter, la Grande Médaille de la Francophonie a été remise au Québécois Camille Limoges, philosophe, professeur en histoire des sciences et des technologies et haut fonctionnaire. Cette médaille, attachée au Grand Prix de la francophonie, couronne l’œuvre d’une personne francophone qui, dans son pays ou à l’échelle internationale, aura contribué de façon éminente au maintien et à l’illustration de la langue française.
Photo : © Francesca Mantovani / Éditions Gallimard (2021)




















