C’est pour souligner cette sensibilité à découvrir de nouvelles façons d’appréhender le monde, cette possibilité qu’offre la fiction de confronter nos ambiguïtés, tout en suscitant la remise en question, que le Prix du roman d’écologie a vu le jour. Fondé en 2018, ce prix a pour principe de former un jury composé de vingt personnes, dont la moitié sont des professionnels du milieu et l’autre, des étudiants, ceux-ci étant particulièrement touchés par les enjeux climatiques.
L’année dernière, le Québécois Antoine Desjardins avait remporté le Prix du roman d’écologie pour son roman Indice des feux, paru chez La Peuplade. Il avait d’ailleurs publié dans nos pages cet article sur la littérature géopoétique. S’il n’y a pas d’auteurs québécois cette année dans la liste des finalistes, notons cependant qu’ils y ont figuré à quelques reprises, notamment Éric Plamondon avec Taqawan, Audrée Wilhelmy avec Le corps des bêtes en 2019 et Mireille Gagné pour Le lièvre d’Amérique en 2021.
Voici donc les finalistes. Le Prix du roman d’écologie 2023 sera attribué le 20 avril prochain.
Un chien à ma table, Claudie Hunzinger (Grasset)
Le dernier des siens, Sibylle Grimbert (Anne Carrière)
L’inventeur, Miguel Bonnefoy (Rivages)
Partout le feu, Hélène Laurain (Verdier)
Peine des Faunes, Annie Lulu (Julliard)
La Traversée de Bondoufle, Jean Rolin (P.O.L)




















