Depuis 1979, le prix Robert-Cliche souligne et récompense la relève en littérature québécoise et franco-canadienne en permettant au lauréat la publication d’un premier roman et en lui remettant une bourse de 10 000$, offerte par Québecor. Parmi les lauréats passés qui se sont taillé une place, on retrouve notamment Roxanne Bouchard, Mylène Gilbert-Dupuis, Gilles Jobidon, Antoine Charbonneau-Demers et Paul Serge Forest. Joël Bégin, qui avait remporté le titre l’année dernière avec Plessis, s’était également retrouvé parmi les finalistes du Prix des Rendez-vous du premier roman.
Bien que La rumeur du ressac soit son premier roman publié, Line Richard a déjà un recueil de nouvelles à son actif, Soudain, le paysage, publié chez 3 sista. Elle écrit aussi de la poésie et des textes narratifs qu’elle présente lors de cabarets littéraires. Une habituée des mots, donc, qui a de plus un penchant vers la nature, elle qui est guide naturaliste sur l’île Bonaventure. C’est d’ailleurs entre le Bas-Saint-Laurent, à Saint-André-sur-Mer et l’archipel Haida Gwaii, au sud de l’île de Vancouver que se situe son roman. On y rencontre Martin, veuf, et sa fille Léna, partis ensemble disperser les cendres de Suzanne, le pilier de la famille, sur l’île de Vancouver là où elle a été particulièrement heureuse. Un périple que s’offrent les deux éclopés pour se reconstruire, traverser les étapes du deuil au fil des paysages de ce vaste pays, et arriver au bout de la route à peu près réconciliés avec l’avenir sans elle. Un roman lumineux, doux, qui rend hommage à la guérison que procure la nature, et le temps qu’on prend pour soi.
À noter, La rumeur du ressac apparaît en quatrième position dans le palmarès des ventes de la journée du 12 août sur notre site transactionnel leslibraires.ca. Bonne nouvelle pour un premier roman!
Photo : © Cynthia Dupuis photographe




















