Dans ce roman, Antoine et Marie, retraités, vivent dans un chalet sans commodités, en forêt. Leur vie est paisible et sereine, jusqu’à ce qu’une nuit, deux hommes envahissent leur domicile et les braquent, bousculant leur vie à jamais. Plein de tensions et de non-dits, leur quotidien est miné par les gestes commis cette nuit-là. Raconté comme un témoignage par Antoine, auquel s’ajoute à son insu la voix de Marie, Le refuge nous invite dans la lente désillusion de deux êtres apparemment bienveillants confrontés à cette part d’ombre en eux qu’ils n’avaient pas anticipée. Grâce à sa plume efficace et à sa maîtrise du rythme, Alain Beaulieu offre un roman à l’atmosphère délétère, aussi troublant que confrontant, sur les méandres du doute et les stratagèmes de survie.
Alain Beaulieu est l’auteur d’une vingtaine de livres dont certains ont été récompensés, notamment son roman jeunesse Aux portes de l’Orientie et La Cadillac blanche de Bernard Pivot, tous deux honorés du Prix littéraire de la Ville de Québec. De plus, il a été finaliste pour le prix France-Québec avec son roman L’interrogatoire de Salim Belfakir ainsi que pour un Prix du Gouverneur général avec Le Postier Passila. Son livre Quelque part en Amérique est parmi les premiers romans que les Éditions Druide ont publiés, en 2012, annonciateur d’un catalogue dynamique et diversifié. Depuis, Alain Beaulieu y a publié tous ses romans, dont le dernier, Solène en trois actes, vient tout juste de paraître. Il y est également directeur de la collection « Alinéa » et dirige la revue Le Crachoir de Flaubert, qui propose une réflexion sur la création littéraire, un sujet qu’il connaît bien puisqu’il l’enseigne à l’Université Laval.
Depuis 1998, le prix France-Québec contribue à la diffusion de la littérature québécoise en France. En organisant une tournée littéraire avec le lauréat à travers la France, il permet des rencontres et des échanges, notamment auprès des jeunes. Par le passé, des auteurs tels que Michel Jean, Christian Guay-Poliquin, Marie Hélène Poitras et Catherine Leroux en ont bénéficié. Le prix France-Québec est assorti d’une bourse de 5000 euros (env. 7450$).
Photo : © Évelyne Blouin-Beaulieu


















