Cette année, le 1er avril n’a pas que signifié blagues, canulars et autres fariboles; c’était aussi jour de grande annonce, avec la cérémonie de remise du prix Espiègle. C’est le sourire aux lèvres que les lauréats ont salué leur victoire.

C’est à la Librairie Monet que s’est déroulée la fête entourant l’annonce des heureux élus. L’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS) en est à sa septième édition du prix Espiègle, le prix des bibliothèques scolaires du Québec. Le prix Espiègle témoigne de l’aspect irrévérencieux de la jeunesse, sa malice et sa sagacité, et honore ainsi des ouvrages qui bousculent autant qu’ils réconfortent.

Voyons voir ces heureux élus!

Bibliothèque scolaire du primaire

Le plus petit sauveur du monde, Samuel Larochelle et Eve Patenaude (XYZ)

Gabriel Guérin, de la Librairie Pantoute, en a dit ceci : « Je repense au petit Gabriel aux prises avec sa première grosse crise existentielle le jour où il a vu à la télé un documentaire sur la mort du Soleil et la fin de la vie sur Terre et je me dis à quel point un livre comme Le plus petit sauveur du monde de Samuel Larochelle et Eve Patenaude aurait pu calmer bien des angoisses. Florent, un petit garçon de 10 ans, regorge d’énergie, de sensibilité et de joie de vivre. Jusqu’au jour où il surprend une discussion où ses parents s’interrogent sur la pertinence d’avoir un deuxième enfant compte tenu du surpeuplement de la planète et de la crise climatique. La conclusion est claire dans la tête de l’enfant : si la planète va mal au point de refuser de faire des bébés, lui-même n’est-il pas déjà de trop? Florent se referme dès lors sur lui-même et se mure dans le silence le plus complet. Comment ses parents parviendront-ils à le faire sortir de sa coquille? Porté et magnifié par les illustrations d’Eve Patenaude, Le plus petit sauveur du monde nous rappelle comment l’espoir trouve toujours un chemin, même devant les questions les plus graves. »

Bibliothèque scolaire du secondaire 

Entre le lapin et le renard, Nathalie Lagacé (Isatis)

Ariane Huet, de la Librairie Côte-Nord, en a dit ceci : « Dans le livre Entre le lapin et le renard, c’est la violence conjugale que l’on raconte. Ce conte aux allures de fable nous relate l’histoire de cette oiselle victime de ce renard futé, caché sous les traits d’un doux lapin. On y retrouve les étapes troublantes du cycle de la violence insidieuse. On décortique magnifiquement bien les tactiques manipulatrices du renard afin d’apprendre à déceler les signes d’une relation abusive, toxique. Les illustrations époustouflantes, fortes et touchantes viennent appuyer les propos d’une manière exceptionnelle. Le texte aux accents bienveillants apporte une sensibilité nécessaire aux victimes. Cette histoire pourrait être utilisée aussi bien dans un contexte de prévention que d’intervention. À la fin du livre, l’autrice nous propose même des pistes de réflexion et divers outils fort pertinents pour reconnaître la complexité d’une relation toxique. »

Découvrez des entrevues réalisées avec les deux illustratrices lauréates entre nos pages : celle avec Eve Patenaude, c’est ici, avec Nathalie Lagacé, c’est là.

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