La revue Lettres québécoises lançait ce printemps le Prix de l’essai LQ, afin de stimuler la publication de ce genre qui gagne à être reconnu, de soutenir la démarche essayiste des auteurs et des autrices et de souligner la qualité et l’excellence des essais.

C’est lors de la journée de clôture des Correspondances d’Eastman, dont l’essai était à l’honneur cette année, qu’a été dévoilé le nom du lauréat de cette première édition du Prix de l’essai LQ. Le jury, composé de Mélikah Abdelmoumen, de Félix Morin et de Jérémie McEwen, a statué : c’est Pierre Lefebvre, pour son essai Le virus et la proie publié chez Écosociété, qui remporte la palme! Présenté sous forme de lettre d’un homme ordinaire à un homme de pouvoir, frôlant le genre théâtral, le texte de Pierre Lefebvre devient un plaidoyer pour dénoncer les injustices quotidiennes et l’écart grandissant entre les classes laborieuses et celles des décideurs.

Les deux autres finalistes étaient Véronique Dassas, pour son livre Chronique d’un temps fou, publié chez Lux et Mathieu Bélisle pour Ce qui meurt en nous, publié chez Leméac. Doté d’une bourse de 1000$, le Prix de l’essai LQ est chapeauté par la revue Lettres québécoises en collaboration entre les Correspondances d’Eastman et l’Imprimerie HLN.

Pierre Lefebvre, lauréat du Prix de l’essai LQ, sera d’ailleurs au Festival international de littérature de Montréal (FIL) dans le Cabaret de la pensée, un spectacle réflexion avec Mélikah Abdelmoumen et Olivier Kemeid. Les auteurs et autrices derrière l’événement, ayant pour thème la place prépondérante que prend la pensée haineuse, proposent de se rassembler, de partager et de rire ensemble afin de retrouver l’énergie de se tenir debout face à l’adversité. Le Cabaret de la pensée aura lieu le 21 septembre prochain, au Lion d’or. Pour des infos et pour vous procurer des billets, c’est ici.

Photo : © Christine Bourgier

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