Tout récemment, le prix Adrienne-Choquette, qui souligne l’excellence d’un recueil de nouvelles, a annoncé son lauréat. C’est Nuits portatives, de Louis Carmain, publié chez VLB éditeur, qui remporte le prix, assorti d’une bourse de 1000$ remise par la Ville de Québec. Le jury évoque ceci : « Dans Nuits portatives se trouve cette première qualité d’un véritable écrivain : la capacité de créer des univers qui persistent longtemps après la lecture. Les uns après les autres, les personnages se révèlent singuliers et sympathiques à force d’être décalés du monde. Le charme irrésistible de l’écriture, son humour doux-amer qui séduit et emporte l’adhésion, y est sans aucun doute pour quelque chose. »
Le Salon du livre de la Côte-Nord débutera sous peu, soit du 27 au 30 avril. En marge du salon, le prix littéraire Myriam-Caron a été attribué à Carole Labarre pour son premier roman, L’or des mélèzes. Son éditeur, Mémoire d’encrier, en dit ceci : « L’or des mélèzes est une série de tableaux, de moments de vie, d’instantanés. Sophie, la meilleure amie. Mathias, le fils qui meurt sans jamais mourir. Adeline, l’adolescente révoltée. Et puis, il y a Xavier, l’amour de sa vie. Xavier, dont l’histoire est portée sur le dos d’une rivière. Roman familial à l’écriture épurée, L’or des mélèzes capte des scènes des vies à la fois lumineuse et poignante, sans pathos ni ressentiment. »
Le prix Myriam-Caron, assorti d’une bourse de 1000$, a deux objectifs, soit honorer la mémoire de l’autrice nord-côtière décédée en 2016 et souligner la qualité d’un livre écrit par un auteur ou une autrice de la Côte-Nord.
Bien qu’on ne puisse prévoir s’il remportera les lauriers, bien sûr, soulignons que l’auteur Nicolas Delisle-L’Heureux est finaliste pour le prix littéraire Orange, en France. En effet, son livre Les enfants de chienne, publié chez nous par Boréal et là-bas, chez Les Avrils, sous le titre Un grand bruit de catastrophe, se retrouve sur la première sélection du prix Orange. Éléna Laliberté de la Librairie La Liberté en a dit ceci : « C’est un mélange de voix qui emporte le lecteur dans ce roman où la ramification de plusieurs destinées définit l’intrigue. Le point de départ est commun : Val Grégoire, petit village perdu en Haute-Côte-Nord. On y rencontre un trio inséparable formé de Louise, Marco et Laurence, dont l’amitié contribue pour chacun à donner un sens à la vie, ou simplement un peu d’espoir dans un quotidien sans surprise. L’adolescence viendra bouleverser ce fragile équilibre. Aucun ne pourra échapper au tragique qui semble imprégner les existences dont la genèse est liée à ce coin de pays. La narration multiple offre au lecteur la possibilité de percer l’intimité des personnages sans être déroutante. C’est d’ailleurs une des forces du roman, tout comme l’intrigue menant à une finale plutôt insoupçonnée. »
Le 16 mai, une deuxième sélection laissera cinq titres dans la course, jusqu’au dévoilement du lauréat le 14 juin prochain. Avec sa bourse de 15 000 euros (env. 22 000$), avouons qu’on souhaite bien fort à l’auteur de remporter la mise!















