Alors qu’au petit matin l’hiver pointait le bout de son nez avec cette neige fine qui se déposait sur le paysage, la nouvelle s’est propagée, réchauffant le cœur de toute la communauté littéraire québécoise. C’est l’humeur plus guillerette que nous avons tous entamé notre journée, fiers par procuration, si on peut dire, comme si le talent et la plume de Kevin Lambert rejaillissaient un peu sur chacun d’entre nous.
Déjà récompensé par le prix Décembre, le Prix de la page 111 et le prix Ringuet, Kevin Lambert a aussi été en lice pour la première sélection du Goncourt ainsi que pour le prix Blù Jean-Marc Roberts. Il est également finaliste pour le Grand Prix du livre de Montréal, dont le lauréat sera connu sous peu. Un automne bien rempli donc, pour ce jeune auteur qui n’en est, rappelons-le, qu’à son troisième livre, chaque fois en lice pour le Médicis. Un auteur qui, rapidement, a su faire entendre afin qu’on puisse apprécier sa voix, sa plume, son propos; un auteur qui heureusement, n’a pas dit son dernier mot!
Attribué à Marie-Claire Blais en 1966 pour son roman Une saison dans la vie d’Emmanuel et en 2009 à Dany Laferrière pour L’énigme du retour, le prix Médicis met en lumière un auteur qui débute et qui mérite davantage de notoriété.
Le prix Médicis du roman étranger a été remis ex aequo à Lidia Jorge pour Misericordia, publié par Métailié et à Han Kang pour Impossibles adieux, paru chez Grasset. Le prix essai a quant à lui été décerné à Laure Murat pour Proust, roman familial publié chez Robert Laffont.
Entrevue : Kevin Lambert : La misère des riches
Photo : © Julia Marois
















