Les jours de l’année 2024 s’écoulent avec deux derniers prix littéraires, non les moindres, décernés à des personnes émérites.

Le prix Spirale Eva-Le-Grand récompense un essai ou un recueil d’essais traitant de l’univers des arts, de la culture ou des sciences humaines. Le comité de rédaction de la revue Spirale, qui compose le jury, a décidé d’honorer Michel X Côté pour Un poète chez les éleveurs de pickups, publié aux Éditions du Quartz. « L’essai brûlot de Michel X Côté aborde ce qu’il nous reste d’habitat au moyen d’une économie langagière des plus incisives. L’auteur y rassemble des illuminations littéraires qui évoquent la menace faite à l’entièreté du vivant, car si ses préoccupations sont celles de notre époque, sa langue est unique, taillée à même l’urgence », a souligné le jury. Michel X Côté recevra une œuvre d’art créée par une ou un artiste québécois en lien avec sa pensée.

Les autres finalistes étaient Éric Méchoulan pour Mères de lecture et Maude Pilon pour À midi, une joie.

Enfin, le Grand Prix du livre de Montréal, qui soutient la vitalité du milieu littéraire québécois en honorant les auteurs et les autrices qui œuvrent à créer une littérature forte, diversifiée et originale, a été décerné à Élise Turcotte pour son roman Autoportrait d’une autre, publié chez Alto. Elle reçoit une bourse de
15 000$, en plus d’une reliure de son œuvre réalisée par l’atelier de reliure moderne Delphine Platten. C’est la deuxième fois que l’autrice remporte ce prix; elle en avait été récompensée en 2011 pour son roman Guyana, publié chez Leméac. C’est une année faste pour Élise Turcotte; en effet, elle a remporté plus tôt cet automne le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre.

Le jury, composé de Daniel Grenier, Marie-Pascale Huglo, Josianne Létourneau, Luba Markovskaia et Akos Verboczy et présidé par Carole David, a déclaré ceci : « Avec une grande liberté d’écriture, l’autrice cherche à raviver la mémoire d’une femme dont la vie ne doit pas être oubliée, une enquête qui ne sera jamais véritablement résolue. L’histoire intime et familiale qui s’esquisse croise l’histoire culturelle et intellectuelle des années 60, 70 et 80. Il s’agit d’une exploration de soi très habilement tournée vers l’autre dans une écriture fluide et envoûtante. Une généalogie de la tristesse investie d’un élan vital de fait de complicités, d’inquiétude et d’espoir. »

Les finalistes, qui reçoivent tous et toutes une bourse de 1000$, étaient Frankie Barnet, pour Mood Swings, Sarah Berthiaume pour Wollstonecraft, Antoine Charbonneau-Demers pour Roman sans rien et Louis-Daniel Godin pour Le compte est bon.

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