Ainsi, en plus des trois prix octroyés en littérature pour adulte et jeunesse, ainsi que celui de la catégorie essai, le Prix de la poésie Jean-Noël-Pontbriand et le tout nouveau Prix de la reconnaissance en bande dessinée ont été dévoilés. Les lauréats et les lauréates se voient remettre une bourse de 5000$ en plus d’être invité.es au Salon international du livre de Québec (SILQ). Les finalistes reçoivent pour leur part une bourse de 500$.
En collaboration avec le SILQ, la Ville de Québec remet les trois prix suivants :
Lauréate dans la catégorie littérature adulte
L’oiseau-grenade, d’Anne Guilbault (Leméac)
« Ce beau texte nous démontre l’incompréhension d’une guerre presque sans issue au Moyen-Orient; un récit profond où une famille syrienne menée par Assia doit quitter la ville d’Alep assiégée pour le Québec. Entre les chagrins et le chaos, comment survivre à une ville bombardée et constamment pulvérisée? La réponse réside peut-être dans la puissance des mots et la poésie, comme dans l’anagramme arabe Alam (souffrance) et Amal (espoir). Dans ce récit, l’écriture et son pouvoir prend tout son sens : elle permet de changer le destin de tous pour pouvoir continuer à vivre dans l’espoir d’un monde meilleur. » -Jean Dumont, président du jury, libraire à la Libraire Pantoute (Québec)
Lauréat dans la catégorie littérature jeunesse
M.I.A. : Ma réalité augmentée, de Fabrice Boulanger (Québec Amérique)
« À l’heure où il devient possible de converser avec un ordinateur comme s’il était doué de conscience, le rêve d’une fusion entre l’humain et l’intelligence artificielle n’a jamais semblé aussi proche. C’est le filon qu’exploite habilement Fabrice Boulanger dans M.I.A., l’histoire de Damien, un élève de secondaire 3, qui doit apprendre à vivre après un accident avec un programme informatique littéralement installé dans sa tête. En plus de s’adapter à sa nouvelle école, l’adolescent devra réussir à faire de cette machine, capable d’amasser les connaissances à une vitesse folle, une complice douée de tact et de sensibilité. Les premiers émois amoureux et des relations père-fils tendues, évoqués avec finesse par l’auteur, achèvent de faire de M.I.A. une œuvre aussi enlevante qu’attachante. » -Catherine Lachaussée, membre du jury, journaliste spécialisée en histoire à Radio-Canada
Lauréat dans la catégorie essai
Travail et temps, de René Bolduc (Poètes de brousse)
« Le jury salue la prise de position de l’essayiste, qui interroge le culte actuel de la vitesse et de la performance en situant notre époque effrénée dans le grand continuum humain. Il a apprécié la rhétorique de l’ouvrage, rigoureuse et bien vulgarisée, où la sagesse des grands philosophes, pimentée d’anecdotes personnelles, vient éclairer notre époque. Il a été séduit par le style de l’écrivain, cette pédagogie rafraîchissante, pleine d’humour et d’humilité, qui rend la lecture particulièrement agréable. » -Marie-Ève Sévigny, membre du jury, écrivaine
L’Université Laval et le Bureau des affaires poétiques s’allient à la Ville de Québec pour remettre le Prix de la poésie Jean-Noël-Pontbriand au recueil suivant :
La fabrique du noir, de Virginie Chaloux-Gendron (Le Noroît)
« Recueil-témoignage prenant la forme d’une fuite en avant, La fabrique du noir explore, dans une langue limpide et puissante, le sujet de la violence conjugale. Ici, la poésie devient le territoire d’une reconstruction risquée, conduite de détours en écueils, bouleversante. Traversée par une voix originale et un souffle soutenu, cette œuvre intimiste s’enrichit d’une dimension narrative bien intégrée, notamment par la convocation de trois protagonistes : la femme, l’homme et l’enfant. Plusieurs poèmes de ce magnifique recueil se révèlent saisissants de vérité. » -Maryse Poirier, membre du jury, autrice et lauréate du Prix de la poésie Jean-Noël-Pontbriand 2022
Cette année célèbre la première édition du Prix de la reconnaissance en bande dessinée, qui récompense un auteur de BD qui s’est illustré au cours de sa carrière par son œuvre, son influence et son apport à la pratique du 9e art.
Offert en collaboration avec Québec BD, le prix est décerné à Mario Malouin.
« En décernant ce prix reconnaissance à Mario Malouin, le jury a souhaité souligner sa prolifique carrière en tant qu’auteur et son implication dans différentes initiatives ayant contribué au développement ou au rayonnement de la bande dessinée à Québec. Notons parmi celles-ci la fondation du magazine Safarir, qui a offert une vitrine nécessaire pour la diffusion des créations de nombreux auteurs de la région. Le jury a également tenu à souligner son implication des dernières années auprès de l’organisme Les Impatients, qui a permis de voir naître entre autres Ensemble contre la COVID, une bande dessinée souhaitant faire rayonner l’engagement des professionnels de la santé durant la récente crise sanitaire. »

















