Trêve de plaisanterie, la Société du roman policier de Saint-Pacôme a choisi, parmi 42 titres soumis par les éditeurs québécois et franco-canadiens, les trois finalistes qui feront l’objet de discussions afin de choisir le lauréat, qui sera dévoilé lors du gala le 14 octobre prochain. Le lauréat se verra remettre une bourse de 3000$. Ce sera également l’occasion d’annoncer les lauréats du prix Jacques-Mayer, qui récompense un premier roman policier ainsi que les prix de la rivière Ouelle, qui eux honorent des nouvelles d’auteurs n’ayant jamais été publiées.
Voici les trois finalistes :
Le dernier souffle est le plus lourd, Catherine Lafrance (Druide)
C’est le deuxième roman mettant en scène le journaliste Michel Duquesne qui, cette fois-ci, se questionne sur le suicide d’un chirurgien. Son enquête le mène en plein cœur de l’industrie pharmaceutique, qui s’entremêle dangereusement à la politique. Catherine Lafrance, encore une fois, plonge son lecteur dans un récit fouillé et solide, et n’hésite pas à bousculer son personnage en brassant son histoire familiale. Un roman aussi captivant que surprenant!
Tous des loups, Ronald Lavallée (Fides)
André Bernier, de la Librairie L’Option, en a dit ceci : « 1914. Frais émoulu de l’école de police et encore tout imbu de grands principes, Matthew Callwood arrive en poste dans un village isolé du Grand Nord. Mais la réalité le rattrape vite : ses prédécesseurs ont eu des comportements répréhensibles, les quelques Blancs des environs sont des trafiquants et les Cris règlent leurs problèmes entre eux. Bientôt circule une rumeur qui réveille le limier en Callwood : un individu en fuite, condamné pour meurtres, serait dans les parages. Commence alors une formidable chasse à l’homme, étalée sur plusieurs mois, où les rôles de chasseur et de proie s’entremêlent. L’auteur signe à la fois un polar haletant, un grand récit d’aventures et un hymne à la nature sauvage. Bref, un grand plaisir de lecture! »
La sainte paix, André Marois (Héliotrope)
Véronique Tremblay, de la Librairie Vaugeois, en a dit ceci : « Jacqueline habite depuis trente ans une maison dans un coin isolé, sur le bord de la Mastigouche. En face vit sa voisine Madeleine, qu’elle ne peut pas supporter bien qu’elle n’interagisse jamais avec elle. Cependant, lorsqu’elle apprend que Madeleine est atteinte de Parkinson et qu’elle va vendre sa maison, Jacqueline est dans tous ses états. Elle n’aime pas sa voisine, mais est habituée à sa présence, et elle ne veut surtout pas se retrouver avec des jeunes excités qui font des soirées karaoké de leur côté de la rivière. Tout à coup, un projet prend forme dans son esprit machiavélique : et si elle “suicidait” sa voisine pour marquer sa maison du sceau de la mort violente, la rendant difficile, voire impossible à vendre? Le nouveau roman policier d’André Marois est réjouissant! Rempli de rebondissements, d’humour et de tempêtes de neige, ce livre est une parfaite lecture d’été! »















