Déterminés par les bibliothécaires jeunesse de la ville de Montréal, les finalistes du Prix jeunesse des Bibliothèques de Montréal témoignent du dynamisme de la créativité littéraire montréalaise.

L’année 2024 souligne la 20e édition du Prix jeunesse des Bibliothèques de Montréal. Vingt ans à reconnaître l’apport des créateurs et créatrices de Montréal à l’effervescence de la littérature jeunesse.

Le dessin trop mignon, Roxane Brouillard et Cathon (La Bagnole)
Emmanuelle Côté, de la Librairie Pantoute, en a dit ceci : « Si vous rêvez d’une combinaison entre dessins magnifiques et intrigue sublime, cette histoire est pour vous. Dans ce roman graphique rempli d’humour et d’ironie, l’autrice crée un univers où les artistes et l’imagination sont célébrées au lieu d’être censurées. Il est agréable de voir, dans ce monde utopique, une réalité où les adultes vont lâcher leur fou : c’est à la fois drôle et réconfortant. Un album plaisant et doux, à l’instar des illustrations colorées de Cathon. Un duo d’enfer qui a su créer un album fascinant. Sans vantardise, sans compromis, sans filtre, l’œuvre enchantera l’heure du coucher de vos petits. Bref, une histoire trop mignonne et sincère qui montre l’importance de tout un chacun en société. »

Le manoir Hillcrest, Sandra Dussault et Martin Côté (La courte échelle)
Lino Tremblay, de la Librairie Les Bouquinistes, en a dit ceci : « La collection “Noire” de la courte échelle est ma préférée du côté de la littérature jeunesse d’horreur. Le manoir Hillcrest contient tous les éléments pour en faire un de ses meilleurs titres : jeunes personnages débrouillards, monde postapocalyptique rappelant Walking Dead, manoir effrayant et chercheurs fous, pour n’en nommer que quelques-uns. Par ailleurs, l’écriture à la fois gothique et moderne de Sandra Dussault sied parfaitement à ce type d’histoire. Les illustrations de Martin Côté rappellent (à ma grande joie!) les sombres images de Gustave Doré. Autre chose que je ne saurais expliquer : l’étrange satisfaction que j’éprouve à lire un texte écrit et illustré en blanc sur fond noir. Bref, un excellent livre pour les amateurs d’horreur! »

Nutshimit : Un bain de forêt, Melissa Mollen Dupuis et Elise Gravel (Scholastic)
Marie Labrousse, de la Librairie L’Exèdre, en a dit ceci : « Melissa Mollen Dupuis nous invite à la suivre dans une balade en forêt, afin de dévoiler aux plus jeunes quelques-uns des trésors que celle-ci contient. Plantes, animaux, champignons ou roches, tous ont leur place dans ce riche écosystème et possèdent une signification particulière pour la nation innue. Un voyage aussi ludique qu’instructif qui permet d’éveiller l’intérêt des enfants pour la nature, de les sensibiliser à la protection des écosystèmes, d’apprendre quelques mots d’innu-aimun et même de proposer quelques activités familiales. Un contenu riche, mais accessible, et relevé d’une pointe d’humour grâce au texte simple et aéré ainsi qu’aux amusantes illustrations d’Elise Gravel. »

Je t’écris de mon lit, Maude Nepveu-Villeneuve et Agathe Bray-Bourret (Les 400 coups)
C’est par le biais d’une correspondance avec son amie Zia que le jeune Jacob, coincé à l’hôpital à cause du cancer qui le ronge, parvient à évoquer ce qu’il vit et à partager ses angoisses et ses espoirs. Ensemble, ils partagent leurs soucis du quotidien, leurs réussites comme leurs difficultés. Un album bouleversant et authentique au thème certes difficile, mais combien pertinent.

Le tiroir des bas tout seuls, Orbie (Les 400 coups)
Anthony Ozorai, de la Librairie Poirier, en a dit ceci : « Orbie a conquis mon cœur de libraire dès 2018 avec On a un problème avec Lilou la loutre. Depuis, j’attends avec ferveur chacun de ses titres, tel un enfant le jour de Noël. Et je dois avouer que c’est l’album de mes rêves qu’elle vient de livrer, avec comme point de départ ce questionnement mystico-philosophique universel : mais comment la laveuse s’y prend-elle pour faire disparaître nos bas [insérez votre grognement ou votre soupir d’exaspération ici]? Les jeunes Louis et Madeleine vont tenter de percer le mystère en échafaudant diverses hypothèses, poursuivant l’enquête auprès de leurs camarades de classe jusqu’à leurs professeurs, ce qui donnera lieu à une suite proprement désopilante de suppositions merveilleusement servies par le trait rond et les teintes douces de l’illustratrice gaspésienne. Bref, comme dirait le pape : Orbie estourbit! »

Le jury est composé des bibliothécaires Émilie Chastel, Kathryne Duguay, Chantal Gagné, Julie Sélesse-Desjardins et Marie Simard. Le livre gagnant sera dévoilé le 24 octobre prochain.

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