Le prix Décembre a été attribué à Kevin Lambert pour son roman Que notre joie demeure, publié au Nouvel Attila et chez Héliotrope au Québec. Doté d’une bourse de 15 000 euros (env. 22 000$), le prix Décembre est l’un des prix littéraires les plus généreux en France.
Kevin Lambert a eu la plume heureuse cette année. En effet, après avoir brillé sur la première liste du prix Goncourt, son roman est toujours en lice pour le Médicis et il a remporté récemment le Prix de la page 111. Le Prix de la page 111 se veut un prix teinté d’humour, prétendant que le meilleur d’un livre peut se lire en une seule page.
Thomas Dupont-Buist, de la Librairie Gallimard, en a dit ceci : « Dans l’œil de la tempête se trouve la prodigieuse architecte Céline Wachowski. Au sommet de sa carrière mondiale, elle s’apprête à prendre sa retraite pour enfin profiter du temps retrouvé lorsque la construction du mégaprojet du siège social de Webuy à Montréal déclenche une fronde populaire qui ébranlera jusqu’aux fondations de son empire. Grand roman social, Que notre joie demeure dépeint avec une grande acuité le microcosme des ultra-privilégiés, celui des milliards engrangés et des demeures tertiaires. Loin de la caricature et avec une minutie toute proustienne, Lambert expose les règles qui ne se confirment que par l’exception qui nous arrange, les amendements à la morale quand elle doit s’étendre sur nos proches. »
Éric Chacour, un autre favori des grands prix littéraires d’Europe, est le lauréat de la Bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour son livre Ce que je sais de toi, publié chez Alto. S’il n’a pas franchi les dernières lignes des prix Femina et Renaudot, Éric Chacour a tout de même bénéficié d’une notoriété et a remporté le prix Première Plume et le prix Talents Cultura.
Chloé Larouche, de la Librairie Harvey, en a dit ceci : « C’est armé d’une plume puissante, poétique et sans complexe qu’Éric Chacour signe ce premier roman qui envoûte autant qu’il chavire. Une œuvre qui sans aucun doute fera beaucoup jaser. C’est l’histoire de Tarek, jeune médecin ayant pris la relève du cabinet de son père. C’est l’histoire d’un amour interdit dans une Égypte conservatrice. C’est le récit d’un exil du Caire à Montréal se déroulant de 1961 à 2001, où le passé hante chaque parcelle du présent. Le style narratif déroutant plonge le lecteur dans une intrigue qui ne laissera personne indemne. Sensuel et olfactif, ce roman imprégnera votre lecture de la chaleur ardente du soleil cairois et d’un parfum d’ail et d’anis. »
Enfin, Andrée A. Michaud a reçu le prix Moussa Konaté du polar francophone pour son roman Proies, publié chez Rivages en France et chez Québec Amérique au Québec. Remis dans le cadre de Vins noirs – Festival international de polar et de vin de Limoges, le prix Moussa Konaté salue la qualité des polars de la francophonie. Andrée A. Michaud déploie, à travers ses livres, une plume implacable où la tension est savamment distillée. Dans Proies, elle nous invite au cœur de la forêt, avec ce trio venu camper et profiter de la nature. Ce ne sera pas si bucolique, on s’en doute!
Photos
Kevin Lambert : © Julia Marois
Andrée A. Michaud : © Québec Amérique
Éric Chacour : © Justine Latour















