Cette année le jury était sous la présidence de l’écrivain Jean-Christophe Rufin et a couronné Guillaume Sire pour son roman inspiré d’un fait réel Avant la longue flamme rouge (Calmann-Lévy). En 1971, alors que le Cambodge est en pleine guerre civile, le jeune Saravouth, 11 ans, s’invente un pays bien à lui qu’il nomme le « Royaume Intérieur ». Mais même lui part en déroute lorsqu’il est brusquement arraché à sa famille et qu’il essaie de trouver un abri dans les bois avec l’espoir en tête de retrouver les siens. « La mémoire brode autour de ces jours des ramifications qui fleurissent ou, au contraire, pourrissent, de sorte que tous les matins les fleurs et les zones infestées s’agencent différemment. Saravouth est en vie. Ces fleurs, cette pourriture, c’est la vie. Il compte, comme Pénélope sur sa tapisserie : Sept semaines, cinq jours… »
Guillaume Sire enseigne à Toulouse et est l’auteur de trois précédents romans, Les confessions d’un funambule (La Table ronde, 2007), Où la lumière s’effondre (Plon, 2016) et Réelle (L’Observatoire, 2018).
Les quatre autres finalistes au prix Orange étaient Luc Blanvillain pour Le répondeur (Quidam), Alain Blottière pour Azur noir (Gallimard), Caroline Laurent pour Rivage de la colère (Les Escales) et Florent Oiseau pour Les magnolias (Allary).
L’an dernier, le prix a été remis à Jean-Baptiste Maudet pour Matador Yankee (Le Passage).
Photo : © Calmann-Lévy













