Ces jours-ci verront défiler une foule de gagnants de prix littéraires. Femina, Renaudot, Goncourt et Médicis feront connaître leur favori. Allez, ça commence ici!

Le jury du prix Femina s’est prononcé sur les trois catégories de son prix. Vous trépignez d’impatience? Ça se comprend!

Le Femina est attribué à Triste tigre, de Neige Sinno, publié chez P.O.L. Déjà récompensée du prix du roman Les Inrockuptibles et du prix Le Monde, elle est assurément l’une des autrices les plus remarquées cet automne. Elle est d’ailleurs toujours en lice pour les prix Goncourt et Médicis. Avec Triste tigre, elle offre un livre inclassable, dur et lumineux à la fois, sur l’inceste qu’elle a subi, entremêlant ses émotions à une analyse fine et intelligente de ces gestes terribles sous le prisme de la littérature. Une lecture dont on ne sort pas indemne, mais assurément plus éclairé sur ce terrible sujet.

Les finalistes étaient :
Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste)
La Foudre, de Pierric Bailly (P.O.L)
À ma sœur et unique, de Guy Boley (Grasset)
Marchands de sable, d’Agnès Mathieu-Daudé (Flammarion)

Le Femina du roman étranger est remis à Louise Erdrich, pour La sentence, publié chez Albin Michel. Autrice de plusieurs romans, dont Celui qui veille, pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer en 2021, Louise Erdrich donne depuis toujours la parole aux communautés des Premières Nations, dont elle fait partie. Avec délicatesse, elle dépeint un quotidien sans fard et sans mièvrerie, peuplé de personnages ordinaires aux destins forts. Dans La sentence, elle met en scène une ex-détenue devenue libraire qui constate que son lieu de travail est hanté. Bien hâte de lire ce livre… et vous?

Les finalistes étaient :
Misericordia, de Lidia Jorge (Métailié)
Le Portrait de mariage, de Maggie O’Farrell (Belfond)
Le café sans nom, de Robert Seethaler (Sabine Wespieser)

Le Femina de l’essai est décerné à La colère et l’oubli, de Hugo Micheron, publié chez Gallimard. L’auteur retrace l’histoire du jihadisme européen et comment celui-ci se déploie grâce aux réseaux sociaux.

Les finalistes étaient :
La dernière place, de Négar Djavadi (Stock)
3 Nanas, de Nathalie Piegay (Seuil)
Sagesse du politique, de Perrine Simon-Nahun (L’Observatoire)
Le piège Nord Stream, de Marion Van Renterghem (Les Arènes)
Se tenir quelque part sur la Terre, de Joëlle Zask (Premier Parallèle)

Publicité