Ainsi, en plus de ceux du Cégep de Granby d’où est née l’initiative, des élèves de quatre autres institutions se sont ajoutés à la communauté de lecteurs et de lectrices. Tous et toutes ont lu les cinq albums jeunesse finalistes, ont dû partager leurs impressions, en discuter ensemble et défendre leurs arguments afin de choisir un gagnant. Un projet rassembleur, donc, pour lequel d’autres cégeps et collèges ont manifesté leur intérêt pour l’année prochaine.
C’est d’ailleurs dans le but de voir leurs élèves intégrer la littérature jeunesse dans leur éventuel emploi que les profs ont voulu les inciter à la découvrir davantage et exercer ainsi leur regard critique. Déterminés par un comité de sélection composé de libraires, d’animatrices et d’animateurs culturels, d’auteurs et d’autrices, notamment de Marie-Claude Audet, première lauréate avec l’illustratrice Maïlys Garcia, pour l’album Pareils… ou presque, les albums finalistes offrent des histoires originales, justes et pertinentes tout en témoignant du dynamisme du milieu littéraire jeunesse d’ici.
C’est l’album Blanche comme un drap, de Chloé Varin et Rémi Allen, publié chez Fonfon, qui remporte cette année le Prix intercollégial de littérature jeunesse. Avec des illustrations aux couleurs douces et chatoyantes, cette histoire pleine de sensibilité aborde la solitude d’une fillette, laissée à elle-même au cœur de sa famille. Grâce à la joyeuse complicité d’une chienne qui semble elle aussi abandonnée, la petite parviendra à trouver les mots pour que ses parents, accaparés par les soucis et leur téléphone, se rappellent qu’elle a besoin de leur présence autant que de leur affection.
Les autres finalistes étaient Gervais et Conrad, d’Iris Boudreau, Le dessin trop mignon, de Roxane Brouillard et Cathon, J’aime pas ta robe, de Danielle Chaperon et Samuel Cantin et Je voudrais te dire, de Jean-François Sénéchal et Chiaki Okada.


















