Étienne de Montety est lauréat du prix Jean d’Ormesson pour son livre La douceur, publié chez Stock. Son roman retrace la rencontre entre deux journalistes et leur fascination commune pour May de Caux, ancienne résistante et déportée. Étienne de Montety avait remporté en 2020 le Grand Prix du roman de l’Académie française pour La grande épreuve, publié également chez Stock et Folio.
Le prix du Livre Inter a été remis à Mathieu Belezi, pour son roman Attaquer la terre et le soleil (Le Tripode). C’est d’ailleurs le troisième prix qu’il reçoit. En effet, l’auteur a obtenu le Prix littéraire Le Monde ainsi que le Prix des lecteurs. Attaquer la terre et le soleil relate le destin de quelques colons en Algérie, au XIXe siècle.
Plus tôt ce printemps, le Prix des libraires a été décerné à Gilles Marchand, pour son roman Le soldat désaccordé (Aux forges de Vulcain). Le roman présente la quête d’un ancien combattant dont la mission est de retrouver un soldat au milieu des champs de bataille.
À la fin du mois de mai dernier, l’auteur japonais Haruki Murakami a remporté le prix Princesse des Asturies, récompense espagnole soulignant la qualité de son œuvre. Le jury a mentionné que la voix de cet auteur a influencé des générations très diverses et, clin d’œil à un titre de sa bibliographie, qu’il est « l’un des plus grands coureurs de fond de la littérature contemporaine ». Dans le communiqué annonçant cette distinction, il est aussi indiqué que le jury « a pris en compte le caractère unique de sa littérature, sa portée universelle et sa capacité à concilier la tradition japonaise et l’héritage de la culture occidentale dans un récit ambitieux et novateur, qui a su exprimer certains des grands thèmes et conflits de notre époque : la solitude, l’incertitude existentielle, le terrorisme et la déshumanisation dans les grandes villes, ainsi que le soin de son corps et ses propres réflexions sur le processus créatif ».
C’est le poète bulgare Guéorgui Gospodinov qui a remporté en mai dernier l’International Booker Prize, cette récompense britannique qui couronne chaque année le meilleur roman traduit en anglais, pour Time Shelter. Ce roman, traduit en français chez Gallimard en 2021 sous le titre Le pays du passé, s’intéresse au sujet de l’Alzheimer par le truchement d’une étrange clinique viennoise qui, jadis, proposait aux patients de replonger dans les beautés de leur passé…
Le Goncourt du premier roman 2023 a pour sa part été remis à Pauline Peyrade pour L’âge de détruire (Minuit). Un roman-choc, qui met en scène une petite de 7 ans et la tragédie domestique qu’elle vit : l’histoire d’une violence qui passe de mère en fille.
Enfin, le prix Montluc Résistance et Liberté, qui honore chaque année un ouvrage qui évoque la résistance à l’oppression, a été décerné à Kaouther Adimi, pour son livre Au vent mauvais (Seuil). Elle y relate les destins de Leila, Tarek et Saïd, portés par un siècle d’espoirs et de tragédies en Algérie.

















