C’est pour son recueil Puberté, publié à l’automne dernier au Quartanier, qu’Annie Lafleur a été récompensée. Philippe Fortin, de la Librairie Marie-Laura, en a dit ceci : « La poésie d’Annie Lafleur a ceci de particulier qu’elle est à la fois très frontale, très rythmée, voire musicale, mais néanmoins réfléchie et, à défaut d’être apaisante, violemment sereine, quoique toujours au seuil du point d’ébullition. Ce nouveau recueil ne fait pas exception à la règle, abordant l’ingratitude, la naïveté et les désillusions propres à cet âge que tout un chacun traverse de façon plus ou moins heureuse. Une poésie aussi franche que libérée, voire libératrice, donc; on aurait tort de s’en priver. »
On connaît Annie Lafleur pour ses quatre autres recueils, dont Puberté ferme le cycle débuté avec Rosebud, Bec-de-lièvre et Cigüe, tous publiés au Quartanier et maintenant disponibles en format de poche. Elle a également publié au Lézard amoureux Prolégomènes à mon géant.
C’est la première fois que le prix est attribué à une poète québécoise. Depuis 2020, le Prix francophone international du Festival de poésie de Montréal se distingue en récompensant une œuvre écrite en français, dont l’auteur ou l’autrice provient d’un pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie. Doté d’une bourse de 5000$, le prix vise à stimuler, à soutenir et à faire rayonner la poésie francophone à travers le monde. Le jury reflète ce désir de diversité, étant composé de divers membres de la francophonie. Y siégeaient cette année Sylvestre Clancier, Isabelle Courteau, Abdoulaye Fodé Ndione, David Giannoni et Guy Régis Junior.
















