La Société du roman policier de Saint-Pacôme a pu souligner en présentiel les lauréats et lauréates des trois prix qu’elle décerne depuis maintenant vingt ans lors du gala tenu dans le village.

C’est Anna Raymonde Gazaille qui remporte cette année le prix Saint-Pacôme du meilleur roman policier pour son livre Secrets boréals, publié chez Leméac. Elle reçoit une bourse de 3500$, octroyée par la municipalité de Saint-Pacôme et de la MRC de Kamouraska. Elle avait été finaliste pour le même prix en 2014 pour son roman Déni. Secrets boréals invite le lecteur dans le Grand Nord où s’est réfugiée Brigit, fuyant un passé tumultueux. Lorsqu’elle découvre le cadavre d’une jeune fille, elle est, bien malgré elle, impliquée dans l’enquête. En second plan, on suit Dana, en Afrique, tour à tour témoin de massacres commis sur les immigrants et victime d’agression. Anna Raymonde Gazaille tisse une intrigue solide grâce à sa plume délicate et soignée, en nous plongeant au cœur des enjeux actuels.

Les finalistes étaient Roxanne Bouchard, pour son roman Le murmure des hakapiks, publié chez Libre Expression et Catherine Lafrance, pour son roman L’étonnante mémoire des glaces, paru chez Druide. L’année dernière, le prix avait été remis à Biz, pour son roman Les abysses, publié chez Leméac. Ce dernier était d’ailleurs présent pour cette vingtième édition.

Le prix Jacques-Mayer du premier polar a été attribué à J.L. Blanchard pour son roman Le silence des pélicans, publié chez Fides. Teinté d’humour et de légèreté grâce à ce duo d’enquêteurs sympathiques, le texte est efficace et l’intrigue, rondement menée.

Finalement, le prix de la Rivière Ouelle, qui honore une nouvelle d’un auteur ou d’une autrice n’ayant jamais publié, a été remis à Chantale Lecours, pour son texte Le Point de Godron.

Photo : © Martine Michaud

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