L’autrice et animatrice jeunesse Hélène de Blois est décédée le 13 janvier dernier, à l’âge de 54 ans, entourée de ses proches, à l’unité de soins palliatifs du CHUM.

Son plus récent album, La plus haute branche, paru chez Monsieur Ed, trône encore sur les cubes de nouveautés de plusieurs librairies. Elle y raconte les réflexions qu’une fillette se fait, perchée sur la branche de ce vieil arbre qu’elle aime tant. Là-haut, elle s’interroge sur l’origine du monde, sur le temps d’avant la naissance de cet arbre majestueux. Un récit sensible sur le passage du temps, sur la place que prend la nature dans nos vies et toute la puissance de l’imagination et de la sensibilité des enfants. En 2017, son album Par la porte des éléphants, publié à la courte échelle, s’était aussi fait remarquer. L’histoire de ce gamin, en visite au musée avec son éléphant, met en lumière les préjugés que l’on peut avoir envers ce qui nous paraît différent, le tout avec humour et délicatesse.

Après un baccalauréat en études françaises à l’Université de Montréal et un autre en art dramatique, à l’UQAM, Hélène de Blois joue d’abord au théâtre pour ensuite se tourner vers l’écriture. C’est en 1999 qu’elle publie son premier roman, Un train pour Kénogami, pour lequel elle a été finaliste au prix Cécile-Gagnon. S’ensuivront plusieurs titres, dont … Et je jouerai de la guitare, Perché sur mes hautes jambes, L’autruche et l’ours polaire, notamment. Grâce à son expérience du théâtre, on peut imaginer qu’elle a su enflammer les cœurs et les passions des jeunes lecteurs lors de ses nombreuses animations.

Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches, ainsi qu’à ses éditeurs.

Photo : © Chantale Lecours

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