Mais d’abord, place à ses deux livres. La dépoussiéreuse de crimes, publié aux Éditions de l’Homme, met en lumière une douzaine de crimes, comme autant de mystères, survenus dans l’histoire plus ou moins récente du Québec. Elle y décortique l’enquête initiale, fouille les archives, interroge les gens du milieu et la famille des victimes… une véritable plongée dans le cœur de ces crimes non élucidés. Plus tôt cet automne, est paru Les fantômes du passé, publié chez En Quête, un documentaire qui s’adresse aux jeunes. Ici, elle retrace l’historique de ces lieux dits hantés qui font encore jaser aujourd’hui. C’est d’ailleurs à l’occasion de la sortie de ce livre intrigant que nous avons eu le plaisir d’échanger.
Dépoussiéreuse de crimes, c’est un métier? Un genre de détective privé? Racontez-moi votre quotidien.
C’était d’abord une passion et un beau passe-temps. Cependant, j’ai eu la chance de réaliser plusieurs projets qui ont bien meublé mon quotidien ces trois dernières années. J’aurais pu avoir ma propre agence d’enquête privée, mais j’ai toujours préféré les investigations anciennes et mystérieuses. Je suis donc devenue une dépoussiéreuse qui fouille les archives de toutes sortes!
Mon quotidien dépend des enquêtes que je mène. Mais en gros, à chaque dossier, je fais un gros tableau de mes trouvailles, j’établis une liste de chose à chercher, je cherche des gens qui ont des histoires à raconter, je fais des X sur des cartes géographiques, je me promène, je vais à la BAnQ et souvent, je finis chez mon père à discuter d’enquête et de théories.
Qu’est-ce qui vous a amené à faire ceci?
Quand j’ai découvert toutes les archives facilement disponibles sur les sites Web et différentes plateformes, j’ai eu l’impression de tomber dans un deuxième monde. Creuser pour dénicher des indices dans de vieux registres est pour moi l’équivalent d’un fascinant voyage dans le temps. C’est comme cela que tout a commencé!
Avez-vous déjà eu peur ou craint pour votre sécurité lors de vos enquêtes?
Cela m’est arrivé au tout début d’avoir peur parce que c’était nouveau. Il y a eu des nuits où j’ai fait beaucoup de cauchemars. C’est pour cela que je ne fouille pas que les histoires criminelles. Aussi, il est important pour moi de faire les choses avec beaucoup de respect et de délicatesse. C’est peut-être pour cette raison que je n’ai jamais vécu d’épisode menaçant en presque dix ans.
Curieux, curieuse de ce métier que s’est façonné Annie Richard? Sachez qu’en plus de ses livres, vous pouvez aussi visiter son site ici.
Photo : © creationstylemontreal














