Quand des romans d’ici sont publiés en Europe et qu’ils attirent l’attention, c’est chaque fois une fierté! À chaque recension outre-Atlantique, le Québec fait un peu plus sa place et laisse des traces. Et ces jours-ci, plusieurs titres se sont démarqués en France.

C’est le cas avec Le Roitelet, de Jean-François Beauchemin, paru chez nous l’année dernière et fraîchement arrivé en Europe. Déjà, Le Figaro, Télérama et La Librairie francophone, entre autres, ont salué la beauté de la plume et le bien-être ressenti à la lecture de cette histoire mettant notamment en scène la complicité entre deux frères.

Faire les sucres, de Fanny Britt, a lui aussi été récemment publié en Europe, chez Flammarion. Gageons que l’univers de l’autrice qui explore les affres d’une relation de couple plaira à nos cousins et leur donnera envie de passer nous voir!

En mars, Après Céleste, de Maude Nepveu-Villeneuve, rejoindra les tablettes des librairies européennes, dans une réédition chez Le bruit du monde. Il s’agit du premier livre de l’autrice à être publié par une maison d’édition française. À sa sortie, nous avions publié en nos pages cet article, qui nommait entre autres que « son personnage au nom prédestiné, Dolores, trimballe sa douleur de la perte jusqu’au village de son enfance, où elle se réfugie, comme un animal le ferait pour panser ses plaies, dans ce lieu entouré de forêts ».

Par ailleurs, les Défricheurs de la rentrée littéraire ont déterminé leurs choix ces jours-ci et on est bien heureux d’y voir briller un éditeur québécois et un livre, bien que français, qui met en scène le Québec.

En effet, L’enfant rivière, publié chez Dalva, se déroule en Outaouais qui raconte l’épopée tragique de cette mère, persuadée que son fils disparu se cache parmi les migrants qui ont traversé la frontière pour aller au Canada. L’autrice, Isabelle Amonou, a bénéficié d’une résidence d’écriture en 2019 à la maison historique Fairview, à Gatineau. Charmée par les lieux, mais aussi intimidée par la nature grandiose de la région, l’autrice a poursuivi ses recherches chez elle et a décidé de camper son histoire ici. Elle est d’ailleurs invitée d’honneur au Salon du livre de l’Outaouais qui a lieu ces jours-ci, du 23 au 26 février.

On retrouve aussi le roman de Eduardo Sangarcia, Anna Thalberg, publié chez La Peuplade.

Les Défricheurs de la rentrée littéraire sont un regroupement de près de 350 libraires de 200 librairies indépendantes françaises qui proposent leurs coups de cœur littéraires. Ensemble, ils votent pour leurs favoris et choisissent les dix romans qu’ils ont préférés. Ils ont offert leur premier palmarès en août dernier, dans lequel figurait la Québécoise Dominique Scali, pour son roman Les marins ne savent pas nager, paru chez La Peuplade.

Outre ceux déjà nommés, voici les autres coups de cœur de la rentrée d’hiver des Défricheurs de la rentrée littéraire.

Les Sources, Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel)

Les ravissements, Jan Carson (Sabine Wespieser)

Fille en colère sur un banc de pierre, Véronique Ovaldé (Flammarion)

Harlem Shuffle, Colson Whitehead (Albin Michel)

Marées, Sara Freeman (Bouquins)

Le bureau d’éclaircissement des destins, Gaëlle Nohant (Grasset)

Matrix, Lauren Groff (L’Olivier)

Sortir au jour, Amandine Dhée (La Contre allée)

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