Également auteur, Stéphane Picher a publié il y a quelques années Le combat du siècle, aux éditions du passage, ainsi que quelques poèmes et critiques dans diverses revues. Son prochain recueil, attendu en 2024, s’intitulera Retour sur terre.
Cracovie l’accueillera afin qu’il puisse poursuivre la rédaction d’un récit plus personnel, soit Le guide d’identification des fantômes. Il s’inspirera « de ces figures de l’absence qui ont été volontairement ou indirectement [s]es modèles. Ces figures fuyantes, jamais au bon endroit, des apparitions presque, [il] les [a] trouvées chez Melville, Cervantes, Franquin, mais aussi dans [s]on arbre généalogique. Des introvertis toujours “dans leur tête” ou leur bulle, des rêveurs que le réel bafoue; des esprits créatifs dans des corps fatigués ». « C’est avec bienveillance que je souhaite raconter leur histoire, notre histoire », ajoute-t-il.
Cette initiative est rendue possible grâce à Québec, ville de littérature UNESCO soutenue par l’Institut canadien de Québec (ICQ), qui chapeaute, chaque année, une résidence d’écriture croisée avec l’une des villes partenaires du Réseau de l’UNESCO. Pour la troisième année, le partenariat a lieu avec la ville de Cracovie. En contrepartie, c’est durant tout le mois d’août que la résidence d’écriture de la Maison de la littérature accueillera l’auteur polonais Radek Rak, aussi vétérinaire, qui travaillera sur le deuxième livre de son cycle débuté avec Agla, pour lequel il a remporté le prix remis par Cracovie, ville de littérature UNESCO.
D’ailleurs, rappelons que la BD Le starzec : Un mois à Cracovie de Philippe Girard (Nouvelle adresse) relatait sa résidence d’écriture dans cette ville. Une résidence qui ne répondait pas tout à fait à ses attentes et qui exhalait plutôt la solitude, l’incompréhension et les grands questionnements, dans une ambiance pluvieuse où s’invitent les fantômes de Cohen et de la poétesse Wisława Szymborska.
En attendant de pouvoir lire à nouveau les mots de Stéphane Picher, on peut bénéficier de ses précieux conseils en librairie, si nos pas nous mènent à Québec… ou, pourquoi pas, en septembre à Cracovie?













