S’il est plutôt banal (mais pas moins intéressant, cela dit!) de retrouver des classiques de la littérature au théâtre, de plus en plus de livres contemporains se transposent et se transforment sur les planches, au gré des inspirations.

À Québec, La Bordée présentera dès cet automne une adaptation signée par Michel Nadeau du roman de Caroline Dawson, Là où je me terre, mise en scène par Guillaume Pépin. Une chouette façon de découvrir sous d’autres angles l’univers de l’autrice. Mais juste avant, dans les derniers jours du mois d’août, sera mis en scène par Édith Patenaude le texte de Steve Gagnon, Les étés souterrains, porté par Guylaine Tremblay. Un début de saison bien alléchant, n’est-ce pas?

Toujours dans la Vieille Capitale, au Trident cette fois, on présentera Hosannah ou la Shéhérazade des pauvres, une pièce de Michel Tremblay, mise en scène par Maxime Robin. Toujours un plaisir que de replonger dans l’œuvre de cet auteur si important. Par la suite, on fait un bond dans le temps et on saute dans Pompières et pyromanes, de Martine Delvaux, mis en scène par le collectif Le bureau de l’APA. Nul doute que cet essai percutant, transporté sur scène, saura faire réfléchir les spectateurs et spectatrices!

Montréal ne sera pas en reste, loin de là! Ainsi, chez Duceppe, on retrouvera le texte de Justin Laramée, Run de lait, mis en scène par l’auteur, accompagné d’Olivier Normand. Présentée en novembre, la pièce, truffée d’humour, n’en est pas moins un portrait lucide de l’industrie laitière au Québec. La pièce Whitehorse, tirée du roman graphique de Samuel Cantin, sera adaptée par l’auteur lui-même ainsi que par Guillaume Lorrain et Sébastien Tessier, dans une mise en scène de Simon Lacroix. Bien hâte de redécouvrir l’univers déjanté de ce roman graphique! Plus tard en 2024, on verra Chimerica, de Lucy Kirkwood et Moi, dans les ruines rouges du siècle, d’Olivier Kemeid.

Au Théâtre Denise-Pelletier, outre deux classiques aux horizons différents, soit Les Plouffe, de Roger Lemelin et La ménagerie de verre, de Tennessee Williams, on pourra assister à la pièce de Caroline Belisle, Les remugles ou La danse nuptiale est une langue morte, dans une mise en scène de Marcia Babineau. Très actuelle, la pièce nous invite dans le quotidien de quatre personnages confrontés à eux-mêmes.

À l’automne, le Rideau Vert présentera Un réel ben beau, ben triste, une pièce de Jeanne-Mance Delisle. Dans une mise en scène de Marc Béland, le texte, écrit il y a une quarantaine d’années, n’a pas perdu de sa pertinence ni de sa langue mordante.

Enfin, au Théâtre du Nouveau Monde, outre Le misanthrope au début de 2024, on pourra voir Le père, de Florian Zeller, dans une mise en scène d’Édith Patenaude.

C’est donc une saison 2023-2024 bien inspirée qui nous attend! D’ici là, on peut se replonger dans ces livres plus grands que nature, qui se racontent de plus d’une manière.

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