Le Musée Louis-Hémon, dans le petit village de Péribonka, s’est refait une beauté. À l’aube des vacances estivales qui se profilent, pourquoi ne pas y planifier un petit détour?

Michelle Tremblay, la nouvelle directrice générale du musée, est très enthousiaste face à l’approche de l’inauguration officielle, le 11 juin prochain. « Nous sommes une toute petite équipe, qui s’est investie à fond dans le projet. Avouons qu’être l’unique musée de la littérature au Québec est très motivant! » En effet, le Musée Louis-Hémon est le seul du genre chez nous. « Il y a bien sûr la Maison de la littérature, à Québec, mais elle n’a pas de vocation muséale comme la nôtre. Ici, on entre dans le musée comme on entre dans le processus de création d’un livre, d’une histoire. On a différentes stations qui proposent des extraits des œuvres d’auteurs ou des entretiens audio, dans lesquels les auteurs discutent de leur façon de travailler. » Ainsi, plus d’une trentaine d’autrices et d’auteurs franco-canadiens sont représentés, tels que Louis Hamelin, Michel Marc Bouchard, Ying Chen, Yves Sioui Durand, Michel Tremblay, Patrick Senécal, Joséphine Bacon, Élisabeth Vonarburg, Simon Boulerice, Elise Gravel et India Desjardins. « Bien sûr, Louis Hémon et son œuvre Maria Chapdelaine sont mis à l’honneur, mais servent de tremplin pour découvrir la littérature actuelle », précise-t-elle. D’ailleurs, un artiste de la région, Mathieu Rousseau, s’est inspiré de l’œuvre pour peindre une série de tableaux qui seront exposés lors de l’inauguration.

Le Musée Louis-Hémon est le plus ancien de la région. Fondé en 1938, le musée, auparavant nommé le Musée Maria Chapdelaine, était une maison située en amont du village de Péribonka, dans laquelle Louis Hémon a vécu. Cette maison, consacrée monument historique, a été déménagée sur le nouveau site du musée, complétant la visite. « Péribonka compte quelque 500 habitants. Comme bien des villages, il était dévitalisé. Avec la mise en chantier de l’Espace Péribonka, on a permis de centraliser les services pour une obtenir une offre culturelle complète. » Ainsi, l’actuel musée a été aménagé dans l’ancienne église Saint-Édouard, jouxtant un bâtiment dans lequel se retrouvent notamment la bibliothèque et la mairie. Michelle Tremblay compte bien profiter de cette seconde vie du musée pour rejoindre davantage la population. « On a prévu des espaces à l’intérieur comme à l’extérieur afin que les gens qui le désirent puissent s’asseoir et lire. Les enfants auront aussi un espace, et ils pourront en apprendre davantage sur la création littéraire. » D’ailleurs, d’ici l’inauguration, des groupes scolaires profiteront des lieux en primeur.

Décidément, le Musée Louis-Hémon se prépare à une seconde vie aussi palpitante qu’inspirante!

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