L’intelligence artificielle, IA pour les plus intimes, s’immisce de plus en plus dans nos vies. Qu’on le veuille ou non, elle est là pour de bon. À nous cependant d’en circonscrire les possibilités et de veiller à maintenir une saine distance entre avancée technologique et recul de la liberté et de la créativité humaines. C’est ce rôle qui incombe à nos différents regroupements dont la mission tourne autour du livre, notamment l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), Copibec, l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) et l’Association des éditeurs de langue anglaise au Québec (AELAQ), ainsi que leurs équivalents canadiens. Ces associations ont fait part de leurs inquiétudes auprès du gouvernement canadien afin d’inviter celui-ci à agir et à légiférer afin de prévenir les dérives de l’IA dans le cadre des droits d’auteur. En effet, selon elles, il est impératif d’encadrer le développement d’un écosystème où l’IA devient partie prenante. La transparence est nécessaire sans quoi le milieu culturel sera fragilisé au détriment de l’IA. Le droit d’auteur est uniquement réservé aux êtres humains, protégeant ainsi la créativité et l’originalité qui leur est propre. En aucun cas, ce droit ne doit être accordé à l’IA. Ainsi, celle-ci ne peut utiliser en partie ou en totalité l’œuvre humaine pour en générer des copies ou des adaptations sans autorisations.
Mais l’intelligence artificielle n’est pas la seule source de préoccupation du milieu du livre et de la culture, malheureusement. Ces mêmes associations réclament au Canada une révision générale de la Loi sur le droit d’auteur. Ainsi, avec le soutien de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles et les fédérations internationales du livre, elles demandent de légiférer sur l’utilisation de produits culturels dans certains établissements scolaires qui contournent la loi privant ainsi les ayants droit des redevances qui leur sont dues. Ce faisant, le Canada ne respecte pas ses obligations internationales envers les auteurs et contrevient aux principes de la démocratie.
On salue bien bas les personnes qui œuvrent au quotidien à préserver les droits de nos créateurs et créatrices, et on invite les hautes instances à faire de même.












