Les libraires le savent d’instinct, les journées du 12 août se suivent et sont toujours plus rassembleuses et joyeusement gratifiantes. Mais lorsque la BTLF sort ses chiffres, les impressions se confirment!

La Banque de titres de langue française (BTLF) est un organisme qui gère notamment Gaspard, le système d’information sur les ventes de livres en français au Canada. Grâce à Gaspard, nous pouvons obtenir un portrait juste de la journée du 12 août. Afin de mieux saisir l’impact de cette journée, les analyses reposent sur les quatre lundis précédant le 12 août, soit les 15, 22 et 29 juillet, ainsi que le 5 août.

Ce sont les ventes de fictions québécoises qui ont davantage profité de l’engouement du 12 août. La littérature adulte et jeunesse ainsi que les bandes dessinées ont été les plus populaires. On remarque également qu’une plus grande variété de titres et d’auteurs, et en plus grande quantité, sont vendus cette journée. Bien que ce soient les nouveautés qui apparaissent sur les listes des meilleurs vendeurs, un grand nombre des livres vendus sont en fait des livres de fonds, c’est-à-dire qu’ils ont été publiés il y a plus d’un an. La disponibilité de titres plus anciens est d’ailleurs l’une des particularités qui distinguent les librairies indépendantes des autres.

En littérature, les trois meilleurs vendeurs ont été Amiante, de Sébastien Dulude, Le garçon d’encre, de Marie-Christine Chartier et Ce que je sais de toi, d’Éric Chacour. En jeunesse, c’est Ma langue fleurie, de Simon Boulerice et Marianne Ferrer, Crois-le ou non : L’argent, de Pierre-Yves McSween et Paul-Antoine Jetté et Le mauvais coup, de Danielle Chaperon et Mirabolle. En BD, Michel Rabagliati fait un doublé avec Rose à l’île et Paul Formule vacances, tome 1, en première et troisième position, tandis que le deuxième titre est Québec Rock : Offenbach vs Corbeau, de Michel Giguère, Christian Quesnel et Félix Rose.

Si le 12 août est une bénédiction pour la littérature québécoise, la littérature étrangère est également touchée. Selon les catégories, le pourcentage varie entre 54 et 85% d’augmentation. Tout le monde est gagnant avec le 12 août!

« Le 12 août, j’achète un livre québécois » est une initiative de Patrice Cazeault et Amélie Dubé, qui déploraient le marasme littéraire estival. Depuis 2014, le 12 août en librairie constitue une véritable fête et témoigne d’un enthousiasme sincère envers la littérature québécoise… qui se manifeste plus d’une journée par an, heureusement!

Illustration : © Mélissa Perron 

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