1. Casser le moule : Pour repenser le sport sans préjugés, Severine Tamborero (Québec Amérique)
« […] en 396 av. J.-C., Kyniska, fille du roi de Sparte, devient la première championne olympique après avoir remporté la course de chars, exploit qu’elle réussit sans mettre le pied dans le stade, remarquez bien. En effet, les lauréats de la course de chars sont traditionnellement les propriétaires des chevaux et non pas les auriges (les conducteurs), qui sont habituellement des esclaves. Or, les femmes spartiates peuvent hériter de biens. C’est le cas de Kyniska qui, au décès de son père, a hérité de sa fortune et de ses chevaux. Aux Jeux olympiques qui suivent, quatre ans plus tard, elle réédite ce haut fait. Dans la Rome antique, les femmes peuvent assister aux épreuves sportives masculines comme spectatrices, mais elles n’y participent pas. »
2. Planète olympique, François Bérubé (Hurtubise)
« Je veux aller aux Jeux olympiques de Paris, je vais aller aux Jeux olympiques de Paris. Parole de Maélie Allard. Je peux lire toute sa détermination dans ses yeux. Pour la soutenir, je lève mon verre de nouveau et répète : — À Paris! Mes parents m’imitent. — À Paris! Et si tu te qualifies, je te promets qu’on sera là pour t’encourager, s’emballe mon père. J’écarquille les yeux : — T’es sérieux? — Absolument. C’est l’expérience d’une vie. On manquera certainement pas ça. — Tu peux déjà acheter tes billets d’avion, assure Maélie. Ma sœur déborde de confiance en elle. Son enthousiasme est contagieux. Malgré tout, je ne veux pas me faire trop d’illusions. Je continue de croire qu’elle aurait plus de chances de se qualifier aux Jeux olympiques dans quatre ans. En même temps, avec sa tête de cochon, je sais qu’elle fera tout pour réaliser son rêve. Je ne sais pas si on ira à Paris cet été. Ma sœur, elle, en semble convaincue. Il doit y avoir une bonne dizaine d’autres athlètes canadiennes dans sa discipline qui pensent la même chose en ce moment. »
3. Charles Hamelin : Mission accomplie, Luc Bellemare (Éditions La Presse)
« Deux jours après la cérémonie d’ouverture, Charles s’apprête à vivre son baptême olympique avec l’épreuve du 1500 mètres. Lorsqu’il pose un patin sur la glace pour la première fois, un frisson lui parcourt l’échine. D’un seul coup, il réalise la portée et l’ampleur des Jeux olympiques. L’ambiance est unique. Fébrile. Électrique. Je sentais la vibration et la clameur de la foule sur la glace. C’est une énergie nouvelle, une pression additionnelle. Si tu ne gères pas ça correctement, cela peut jouer contre toi. Malgré l’importance du moment, Charles se concentre sur la tâche à accomplir et remporte sa première course. En demi-finale, il démontre à nouveau sa grande forme en effectuant un dépassement important dans les deux derniers tours aux dépens du Coréen Lee Ho-suk, champion du monde junior en titre. Charles termine premier. »
4. Les folles histoires de la traversée du Lac St-Jean, Jean-Pierre Girard (L’Homme)
« Maurice portera d’ailleurs la flamme olympique, quelques mois plus tard, dans sa route vers l’Ouest canadien. “Mon père m’avait dit qu’en faisant les Jeux olympiques, les gens étaient pour se rappeler de moi le restant de mes jours’’, se souvient Maurice. Jasmin est parmi ceux qui prennent l’avion en direction de l’Iowa. Accompagnés de Michel Longtin, d’Éric Fournier de TQS et d’une infirmière, Michel Jasmin et Maurice reviennent à Montréal le 21 novembre. “Quand je suis arrivé dans l’avion, Maurice s’est mis à pleurer comme un bébé, raconte Jasmin. Il était tellement content de me voir et heureux de ce que nous avions fait pour lui. J’ai été marqué pour le reste de mes jours par cette journée.’’ S’il était revenu de Londres et d’Auckland dans l’anonymat ou presque, ce soir de novembre 1987, “Mad Dog’’ Vachon est rentré chez lui tel un héros, sous les acclamations de la foule rassemblée à l’aéroport de Dorval. »
5. Dictionnaire des grands oubliés du sport au Québec, 1850-1950, Gilles Janson (Septentrion)
« Joseph Laporte n’a que 17 ans lorsqu’il s’impose pour la première fois sur la scène du cyclisme québécois. Modèle de précocité, ce jeune athlète, qui s’entraînait depuis plusieurs années, réussit un tour de force en mai 1924 en remportant l’épreuve de 116 milles servant de qualification nationale pour les Jeux olympiques de Paris. Devant le public montréalais, Laporte s’impose facilement face à des adversaires plus expérimentés, plus matures physiquement, terminant avec 27 minutes d’avance sur son plus proche rival. Il réussit un autre tour de force en juin 1924 en triomphant dans l’aller-retour Montréal-Berthier, une trotte de 106 milles qu’il couvre en 5 heures, 4 minutes et 10 secondes. Quelques jours plus tard, on confirme que le protégé de Louis Quilicot et du Club cycliste provincial Montréal sera sur les rangs pour sa première compétition internationale : la course sur route de 188 kilomètres tenue à l’occasion des Jeux olympiques de Paris, en juillet 1924. Il est encore rare de voir des Québécois, et des francophones de surcroît, prendre part à l’expérience olympique. »
6. Elizabeth II : Les tourments d’une reine (t. 2), Robert Hardman (Les Éditeurs réunis)
« Le contingent des VIP comprenait la plus forte concentration de chefs d’État jamais réunie dans l’histoire des Jeux olympiques, sans compter la première dame des États-Unis. Ce n’était pas seulement la cérémonie d’ouverture qu’ils attendaient, mais tout autant, pour nombre d’entre eux, le prélude avec la reine au palais de Buckingham. Aucune ville n’avait encore jamais organisé trois olympiades, et la même famille qui avait présidé les deux premières s’apprêtait à ouvrir celle de 2012. Le ministre des Affaires étrangères William Hague se souvient que la salle étouffa un cri lorsque la reine ouvrit son discours de bienvenue : “Mon arrière-grand-père a ouvert les Jeux de 1908, mon père a ouvert les Jeux de 1948 et, plus tard dans la soirée, j’aurai le plaisir de déclarer ouverts les Jeux de Londres 2012.’’ Selon Hague, un moment surréaliste s’ensuivit, quand le personnel royal fit monter tous les invités dans trois bus qui les emmèneraient au stade : “C’était comme au musée de Madame Tussauds : que des rois, des reines et des présidents.’’ »
7. Faut que ça bouge!, Jean-François Harvey et Pierre Lavoie (L’Homme)
« Les Jeux olympiques modernes ont commencé sous le thème de l’exaltation solennelle de l’athlétisme mâle, avec l’applaudissement féminin pour récompense. Les femmes n’ont été admises que très tard aux JO et ont dû se battre pour faire leur place. Des progrès majeurs ont été faits, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, le milieu du sport étant encore largement constitué d’hommes. Et plus on gravit les échelons du côté des dirigeants (clubs récréatifs, équipes d’élite, fédérations sportives, etc.), moins les femmes sont présentes. Par exemple, les postes d’entraîneurs de nos équipes nationales sont occupés à seulement 10% par des femmes. Au Québec, tous niveaux confondus, ça monte à 22%. Heureusement, des organismes comme Égale Action, qui vise une égalité et une équité des genres dans le sport, et Fillactive, qui a pour mission de rendre les adolescentes plus actives, font bouger les choses. »
8. Les couilles de Jeanne d’Arc et autres surprises de l’histoire, Phil Mason (Saint-Jean)
« Selon la version politiquement correcte, c’est grâce aux efforts constants de l’aristocrate français Pierre de Coubertin que les Jeux olympiques ont repris à la fin du XIXe siècle. Ce dernier aurait voulu rassembler un monde de plus en plus divisé dans un esprit de compétition amicale pour rendre l’humanité plus solidaire. Ce thème marque toujours fortement l’identité des Jeux olympiques actuels. La référence évidente aux olympiades originelles renforce d’ailleurs l’idée du retour aux normes de la civilisation antique. La vérité était pourtant tout autre. En réalité, Pierre de Coubertin a été inspiré par l’importance croissante que prenait le sport dans les grandes écoles privées britanniques de cette époque. À partir de 1883, il s’est rendu plusieurs fois en Angleterre afin de mieux observer le phénomène. »
9. Wilma Rudolph, María Isabel Sánchez Vegara, Amelia Flower (La courte échelle)
« [Wilma Rudolph] n’a que 16 ans quand elle intègre l’équipe olympique qui se rend aux Jeux de Melbourne de 1956, en Australie. Elle y remporte sa première médaille de bronze, au relais 4 × 100 mètres. En 1960, aux Jeux olympiques suivants, à Rome, elle revient avec trois médailles d’or. La première à la course de 100 mètres, la deuxième au 200 mètres et la troisième au relais 4 × 100 mètres, le tout même si elle s’est foulé la cheville la veille des épreuves! Elle établit de nouveaux records, et on la proclame la femme la plus rapide du monde. Lorsque Wilma revient aux États-Unis, le gouverneur du Tennessee veut organiser un défilé pour célébrer ses exploits. Wilma déclare qu’elle n’y participera qu’à la condition que les Noirs puissent y assister aussi. Le gouverneur n’a d’autre choix que d’accepter. »
10. Corbeau et Novembre, Stéphane Achille (XYZ)
« Maintenant, il y a des milliards d’humains sur terre et tout le monde veut finir premier. Si tu veux être le meilleur en quoi que ce soit, tu as intérêt à te lever de bonne heure et à t’entraîner longtemps. Les Jeux olympiques, c’est une tradition d’une autre époque qui a mal vieilli. Helper a repris son souffle; il n’avait pas semblé respirer une seule fois pendant toute sa déclaration. Encore une fois, jamais je ne l’avais entendu parler comme ça. D’une certaine façon, je trouvais qu’il avait raison, mais il n’était pas en position de nous enseigner quoi que ce soit : il n’était jamais allé à l’école. Ça m’énervait. Kevin ne disait rien, mais moi je n’allais pas laisser passer ça. — Où as-tu appris tout ça? Qui te l’a enseigné? — Personne. J’y ai pensé moi-même en lisant. — Tu lis quoi? — Novembre me prête plein de livres. »
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